vignette|Le certificat de fin d'études délivré à Albert Einstein en 1896, à l'âge de 17 ans, après avoir fréquenté le lycée cantonal d'Aarau, en Suisse. Dans ce système de notation, 6 est la note la plus élevée et 1 la plus basse. Une note scolaire est un moyen traditionnel d'évaluer des travaux effectués par les élèves. Pour être appelée « note », l'évaluation doit être faite dans un ensemble borné totalement ordonné.

Une note peut être : un nombre : sur une échelle de 20 en France, au Sénégal, en Algérie et en Tunisie, sur 10 en Belgique, sur 6 en Suisse, sur 100 en Amérique centrale … ; une lettre : de A à F aux États-Unis ou au Canada, de A à NA dans quelques pays ; un commentaire : faible, mauvais, passable, suffisant, assez bien, bien, très bien, excellent, satisfaisant, une note A, B ou C, modulée en A+ A++ A- Aa etc, (c'est en particulier, le cas pour le barème d'une agence de notation financière).

L’attribution d'une note s'appelle une notation.

Moyenne générale , de des notes obtenues dans chaque matière par un élève ou par toute la classe ou toute la promotion, à condition que ces notes soient des nombres. Pour un élève et pour une periode donnée p (semaine, année; cycle d’études), la moyenne de toutes les matières est appelée la moyenne générale de l'élève pour la période p. S'il s'agit dune classe c, on dira moyenne générale de la classe c pour la période p. La détermine souvent si l'élève est ou non, à partir d'un certain seuil. Dans d'autres établissements, la somme des notes (éventuellement affectées de coefficients) suffit à « classer » les étudiants. La moyenne générale de la classe permet à l'élève de se situer conformément à la notation en vigueur localement. C'est donc un outil qui, sous couvert d'objectivité (invocation d'un langage mathématique), est très relatif.

Dans un système où il n’y a pas de coefficients affectés aux matières ou toutes les notes sont sur la même échelle (sur 20 en France), pour calculer la moyenne arithmétique des notes, il faut additionner toutes les notes puis diviser le résultat par le nombre de notes. Exemple : pour trois notes sans coefficients : 20 / 20, 12 / 20 et 10 / 20, on additionne les trois notes (20 + 12 + 10), ce qui donne 42/ 60. On divise ensuite ce résultat (ici 42) par le nombre de notes (ici, il y en a 3), 42 ÷ 3 = 14. La moyenne arithmétique de ces 3 notes est donc de 14 / 20 ; l'échelle sur 20 est conservée. On obtient, dans cet exemple, un nombre entier, mais c'est rarement le cas. Si la norme requiert un nombre entier, et que la moyenne n'est pas un nombre entier, par exemple , cette moyenne doit être arrondie (soit au plus proche, soit inférieurement, soit supérieurement). On obtient alors une moyenne arrondie.

Quand les notes sont affectées de coefficients (ou poids). Il s'agit d'une moyenne pondérée. Si la note est affectée d'un coefficient qui tient compte du contexte local où elle a été attribuée, on parle de note harmonisée.

Dans certaines institutions où comptent surtout un «bon esprit », par exemple, les écoles militaires, l'encadrement attribue une note d'aptitude ou note de gueule, plus difficile à moyenner.

Débats

Le travail scolaire repose sur des systèmes d'évaluation, le plus souvent mesurés par des notes. . Dans des systèmes alternatifs, les évaluateurs utilisent des livrets d'apprentissages (ou de compétences), des ceintures, ou une simple feuille libre listant les acquisitions de chaque élève. Les évaluateurs peuvent rédiger un rapport écrit d'évaluation où chaque compétence est appréciée par un adjectif, une phrase ou un paragraphe.

Controverse sur l'efficacité des devoirs L'efficacité des devoirs scolaires fait l'objet de débats depuis plusieurs siècles, si ce n’est depuis que que l'éducation existe. ont tenté de mesurer l’impact des devoirs sur l’apprentissage des élèves. Selon une méta-analyse conduite par le chercheur John Hattie les devoirs ont un impact positif modéré sur les résultats scolaires des élèves du secondaire. En revanche, chez les élèves du primaire, cet impact est considérablement réduit, voire inexistant.

Les devoirs peuvent renforcer les inégalités scolaires, notamment en raison des différences de conditions à la maison, du niveau d'implication parentale ou de l'accès aux ressources éducatives. Toutefois, d’autres soutiennent que des devoirs bien pensés et adaptés à l’élève, en fonction de son âge et de ses capacités, peuvent favoriser l’autonomie, la planification du temps et la consolidation des apprentissages.

Notes ou évaluation des compétences ?

Les études portant sur les notes effectivement données par les enseignants ont toutes abouti à des résultats identiques. Un enseignant, armé des meilleures intentions, est rapidement amené à apprécier une copie selon des critères relatifs et non absolus. Le résultat est que les notes se répartiront selon le profil d'une courbe de Gauss, comportant le cas le plus général au centre, et quelques rares copies se distinguant par leur réussite ou leur échec aux deux extrémités. Les notes sont également influencées par toute une série de considérations extérieures au contenu de la copie elle-même..

De ce constat est venu l'idée d'évaluer non au moyen de notes globales synthétisant le bilan d'une copie, mais au moyen d'une liste de compétences mises en jeu dans une évaluation, et dont on indique le niveau d'acquisition à l'élève.

L'évaluation par compétences est progressivement appliquée dans l'enseignement primaire et en collège (avec notamment le Socle commun de compétences, et sa prise en compte dans le Diplôme national du Brevet.), mais reste rare en lycée.

Les inégalités et les problèmes causés par la notation

montrent que le système de notation, en France, est l’une des causes du décrochage scolaire et est source d’inégalités entre élèves. Elles montrent que la provenance et les origines sociales ont un impact sur les notes. Ainsi, les enfants issus de famille de cadres ont de meilleures notes en classe que les élèves qui sont issus de familles ouvrières.

Le problème avec les notes réside dans leurs impartialités résultantes des subjectivités des enseignants. Les enseignants ont parfois des jugements personnels conscients, ou non qui interfèrent avec leurs notations. Il apparaît par exemple que les élèves redoublants, sont notés plus sévèrement que leurs camarades. Des biais comme la provenance d’un établissement scolaire prestigieux ou non influencent aussi la notation.

Il existe aussi des inégalités genrées, les filles sont mieux notées surtout dans les matières littéraires. En revanche, les garçons sont mieux notés dans les matières scientifiques.

Les différences socio-culturelles, socio-économiques et socio-anthropologiques, ne sont pas les seuls facteurs qui créent ces inégalités dans les notations. Il y a aussi l’ordre des copies qui influence la notation attribuée par l’enseignant au reste de la classe. Il est constaté que les premières copies corrigées créent un biais de notation. L’enseignant se crée une valeur étalon du niveau de la classe et de ce que doit être une bonne copie dès le début de la correction.

Ces quelques inégalités présentées, peuvent nuire au caractère essentiel de la note qui est de donner à l’enseignant et à l’élève une représentation figurée de son niveau d’apprentissage. Le problème est que ce système peut affecter à l’estime de soi des élèves, et les décourager par la suite, source de décrochage scolaire. La note peut créer du stress pour les élèves, et une grande perte de motivation. La notation peut séparer les élèves bons et les élèves mauvais. Les élèves qui obtiennent des bonnes notes peuvent se sentir encouragés, valorisés. Alors que les élèves qui obtiennent de mauvaises notes peuvent se sentir découragés et dévalorisés. Les notes ont un effet sur la confiance des élèves, et sur leurs capacités à travailler, d’où les débats existants sur la mise en œuvre des notes.

Notes des garçons, notes des filles

Puis le corps enseignant s'est féminisé (surtout en primaire, où les femmes sont désormais nettement majoritaires) et

À ce jour, dans le système scolaire français..

L’impact des notes genrées sur la progression des élèves

appuient ce constat en montrant par ailleurs que ces valorisations genrées ont un impact sur la progression des élèves, par conséquent sur leurs choix de filière à la fin du cycle de 3ᵉ.

que les élèves dont la notation avait été biaisée au cours de l'année, présentaient une meilleure progression et une meilleure motivation qui les influencent dans leurs choix d'études après le brevet et le bac.

Ces résultats reposent le débat de la pertinence des notes quant aux discriminations qu'elles peuvent créer et le manque d’équité entre élève d’un même niveau.

Améliorations possibles du système de notation

, les enseignants disposent de plusieurs options pour corriger des copies et donner des notes : La mise en place des barèmes : Les enseignants peuvent mettre en place des normes communes à toutes les matières, avec l'utilisation des barèmes pour la notation, en utilisant des critères clairs et des objectifs, qui permettraient d'éviter les biais de notation. Cette méthode permet aux élèves la compréhension et la transparence sur la manière dont ils vont être évalués. La précision de ces critères d'évaluation a pour but de limiter toutes les subjectivités de l'enseignant qui doit s'en tenir aux critères du barème ; La mutualisation : Cette pratique consiste, en la création de tests ou d'évaluations communes à plusieurs enseignants, établissements et classes. Cette méthode est déjà mise en place dans les classes de troisième, terminale et de seconde. Au-delà de contribuer à la réduction de charge de travail des enseignants qui se répartissent les évaluations. Elle permet de garantir une plus grande cohérence des résultats d'évaluation en mettant un barème commun à tous les élèves de toutes les classes. La méthode permet aussi les comparaisons de niveaux entre les classes et limite la sous-estimation ou la surestimation des élèves en lien avec le niveau de leurs classes ; L'anonymisation des copies : Cette pratique consisterait à préserver, l'anonymat social et scolaire concernant la notation des élèves. Le principe est que l'enseignant n'est pas influencé par ses appréciations et convictions personnelles et ainsi limite les discriminations basées sur l'origine, la classe sociale, l'orientation sexuelle ou la religion d'un élève. Les copies seront corrigées grâce à un numéro d’étudiant ou par l'intermédiaire de code. Cette méthode est jugée comme plus juste, et permet d'évaluer les compétences des élèves sans que d'autres facteurs plus personnels ne rentrent en compte ; La contractualisation des évaluations : Pour les pratiques d'évaluation, il y a aussi la contractualisation de la notation, cela consiste à avoir un accord de pré-évaluation entre l'enseignant et ses élèves qui définissent les critères d'évaluation et les attentes pour parvenir à des compétences données. La méthode implique de favoriser la mise en place de plusieurs évaluations, au cours des séquences, plutôt qu'une évaluation unique à la fin de celles-ci. Cette méthode a pour but de rendre l’évaluation et la note moins stressante et définitive. La notation de l'élève est progressive et accompagne l'élève dans l'acquisition des compétences données.

Le fayotage

Le fayotage est l'attitude adoptée par une personne évaluée pour se faire bien voir de l'évaluateur. Cela biaise l'évaluation.

Échelles par pays

Chaque système de notation est indépendant selon les pays, pourtant tous partagent un même but : évaluer le travail de l'élève. Chaque pays a des échelles de classifications différentes : on ne trouvera pas les mêmes niveaux d'appréciation du résultat vérifié par les professeurs entre un travail effectué en France et un autre au Canada, par exemple.

Europe Autriche Les notes vont de 1 à 5, 5 étant la meilleure et 1 la moins bonne.