Mathieu Brialmont né le à Seraing et mort le à Anvers est un militaire, un volontaire de 1830 et un homme politique belge.

Biographie Jeunesse Mathieu Laurent Joseph Brialmont est le fils ainé d'une fratrie de trois enfants issus de Mathieu Brialmont et d'Anne-Marie Petitjean. Cette dernière meurt en 1795 alors qu'il n'a que 6 ans. En 1813, son père, âgé alors de 66 ans, épouse Jeanne Cajot, âgée elle de 38 ans. Le couple enfante, la même année, un garçon prénommé Nicolas.

Le , pendant qu'il est en garnison à Venloo, il épouse Anna-Maria Verwins, la fille ainée d'un commerçant de la ville. La dot d'Anna-Maria consiste en une propriété à Maagdenberg (Venlo). Comme il est en non-activité à de solde, il entreprend, pour subsister, de cultiver la vigne et de pratiquer la sériciculture. C'est une catastrophe à cause du climat non approprié pour ces activités. C'est dans cette propriété de Maagdenberg que naissent ses deux filles et ses deux garçons, dont Henri-Alexis Brialmont, futur général et architecte militaire.

Carrière militaire Premier Empire Sa carrière débute le lorsqu'il est enrôlé comme soldat au Régiment de Ligne du Premier Empire. Il participe aux campagnes d'Espagne entre 1808 et 1811. Devenu sergent-major, il prend part à la campagne de Russie de 1812. Devenu lieutenant, il participe à la campagne d'Allemagne de 1813 puis, en 1814, comme capitaine, aux combats de la campagne de France qui se déroulent en Italie.

Après l'abdication de Napoléon I en , il rentre chez ses parents à Seraing. Lors des Cent-Jours, il rejoint le corps d'infanterie sous le commandement du maréchal d'Empire Grouchy et prend part aux batailles de Ligny et de Wavre et, par conséquent, ne participe pas à celle de Waterloo.

Le , il démissionne honorablement des cadres de l'armée. Blessé à trois reprises pendant ces nombreuses campagnes militaires, il fut aussi félicité à plusieurs reprises au front des troupes.

Royaume des Pays-Bas Le , il s'enrôle dans les forces militaires du Royaume des Pays-Bas mais ne reçoit du service que le comme capitaine d'infanterie. Le , il est mis en non-activité à de solde parce que n'ayant rejoint l'armée nationale qu'après la bataille de Waterloo. En 1829, il demande sa mise en non-activité complète et envoie sa démission.

Royaume de Belgique Apprenant les nombreux soulèvements populaires dans les provinces du Sud du Royaume des Pays-Bas, il se met, dès , au service de la révolution belge. Il mène l'assaut lors du et en est nommé commandant militaire. Pendant la campagne des Dix-Jours, bien qu'il soit isolé, il parvient à garder la place. Ce qui lui vaut d'être nommé lieutenant-colonel.

Devenu colonel il est nommé, le , au poste de commandant de la place d'Anvers qui est d'une importance stratégique majeureLes Pays-Bas n'ont jamais cessé de revendiquer la possession de la ville et surtout du port d'Anvers jusqu'au Traité des XXIV articles signé le 19 avril 1839..

Après avoir été nommé, le , aide-de camp du roi Léopold I, occupé le poste, créé pour lui, d'aide-major généralLe grade militaire d'« aide-major général » fut créé spécialement pour Mathieu Brialmont entre le 21 juin 1843 et le 26 avril 1849 (date de sa nomination comme lieutenant-général). Ce grade a aussi été supprimé le 26 avril 1849 et celui de ministre de la Guerre, il met fin, à l'âge de 65 ans, à sa carrière militaire, le . Il était, à ce moment, lieutenant général et commandant de la territoriale et de la d'InfanterieIl restera, cependant, aide-de camp du roi Léopold I jusqu'à la mort de celui-ci le 10 décembre 1865..

Carrière politique Le , il succède à Félix Chazal, qui vient de démissionner du poste de ministre de la Guerre, mais, à la suite des débats parlementaires houleux sur le budget de l’armée que l’on voulait réduire de moitié et, sur les conseils de son fils Henri-Alexis, il rend lui aussi sa démission en . Cette démission devient effective le .

Distinctions et honneurs Décorations belges Ordre de Léopold : Chevalier (arrêté royal du ), puis, Officier (arrêté royal du ), puis, Commandeur (arrêté royal du ), puis, Grand officier (arrêté royal du ), puis, Grand cordon (arrêté royal du ; Croix de fer belge (arrêté royal du ) ; Croix commémorative des volontaires de 1830 (arrêté royal du ). Décorations françaises Légion d'honneur : Légionnaire ( : France), puis,

Médaille de Sainte-Hélène (décret de S. M. Napoléon III, empereur des Français du )

Autres Portugal Grand'croix de l'ordre royal du Christ (décret de S. M. le roi Régent du Portugal en 1855) ; Duché de Saxe-Cobourg et Gotha Grand'croix de l'ordre de la Maison ernestine de Saxe (par S. A .R. le duc régnant de Saxe-Cobourg-Gotha) ; Brésil Grand'croix de l'ordre impérial de la Rose (décret de S. M. l'empereur du Brésil du ).

Mémoire La rue Brialmont (Brialmontstraat) à Venlo.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie F. Bernaert, Fastes militaires des Belges au service de la France (1789-1815), H. Lamertin éditeur, Bruxelles, 1898 ; Paul Crokaert, Brialmont, Albert Dewit éditeur, Bruxelles, 1928.

Articles connexes Liste des ministres belges de la Défense

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