Absence de malice () est un film américain réalisé par Sydney Pollack et sorti en 1981.
Le film est présenté dans divers festivals, dont la Berlinale 1982. Le film est globalement bien accueilli par la presse et connait un succès au box-office.
Synopsis Grossiste en spiritueux, Michael Gallagher est le fils d'un trafiquant d'alcool et usurier, aujourd'hui décédé. Connu de la police pour voies de fait sur un agent fédéral, Michael découvre avec stupéfaction sa photographie dans le journal local, le Miami Standard. Il est écrit qu'il est soupçonné d'être le meurtrier du représentant du syndicat local des dockers Joey Diaz, enlevé le , et dont le cadavre a été retrouvé ensuite. L'article a été écrit par Megan Carter. Cette dernière a trouvé l'information dans un dossier que le directeur d'enquête du FBI, Elliott Rosen, en conflit avec le procureur Quinn, a laissé à dessein en évidence sur son bureau dans le but de pousser Michael à témoigner devant la justice.
Celui-ci, qui a un alibi irréfutable pour le , rend visite à la journaliste pour tenter de comprendre les fondements de son article, mais elle refuse de révéler ses sources. Il doit par ailleurs faire face aux menaces du syndicat des dockers, dont les membres sont persuadés qu'il est bien le meurtrier de Joey Diaz. Il va tout faire pour prouver son innocence et la diffamation, mais son alibi, Teresa Perrone, se suicidera après que la presse aura révélé qu'elle s'était fait avorter en .
Fiche technique
Titre francophone : Absence de malice Titre original : Réalisation : Sydney Pollack Scénario : Kurt Luedtke, avec la participation non créditée de David Rayfiel Musique : Dave Grusin Photographie : Owen Roizman Montage : Production : Sydney Pollack, Ronald L. Schwary (producteur délégué) Société de production : Mirage Enterprises Distribution : Columbia Pictures (États-Unis) Pays d'origine : Langues originales : anglais, espagnol Format : Couleurs - 1,85:1 - Stéréo Genre : drame, thriller Durée : 116 minutes Dates de sortie : États-Unis : (sortie limitée) États-Unis : France :
Distribution Paul Newman (VF : Jean-Claude Michel) : Michael Colin Gallagher Sally Field (VF : Monique Thierry) : Megan Carter Bob Balaban (VF : François Nocher) : Elliott Rosen Melinda Dillon (VF : Martine Messager) : Teresa Perrone Luther Adler (VF : Henry Djanik) : oncle Santos Malderone Barry Primus : Bob Waddell Josef Sommer (VF : Jean Topart) : McAdam John Harkins : Davidek Don Hood (VF : Roger Crouzet) : James A. Quinn Wilford Brimley (VF : Jacques Deschamps) : James A. Wells Bill Hindman : le prêtre Oswaldo Calvo (VF : José Luccioni) : John Arnie Ross (VF : Daniel Gall) : Eddie Frost Ilse Earl (VF : Jacqueline Porel) : la mère supérieure
Production Genèse et développement Le scénario est écrit par Kurt Luedtke, ancien journaliste notamment au Detroit Free Press, et s'inspire de faits réels notamment d'une journaliste du Washington Post récipiendaire du Prix Pulitzer. Janet Cooke avait ainsi monté de toutes pièces l'histoire de Jimmy, un toxicomane âgé de huit ans à Washington, publiée en . Démasquée, elle a dû rendre son prix et démissionner.
Le scénariste explique dans le documentaire The Story Behind Absence of MaliceThe Story Behind Absence of Malice est disponible en bonus sur le DVD du film sorti en 2004. que le film est également en partie basé sur le procès ayant opposé The New York Times à M. Sullivan en 1964. Le journal ne sera pas condamné à verser des dommages-intérêts à M. Sullivan malgré un article erroné, ce qui créera un précédent. Par ailleurs, le film peut être vu comme une attaque personnelle contre le New York Post. Il est avéré que l'acteur Paul Newman avait un contentieux avec le journal en raison de la publication d'une photographie inexacte selon l'acteur, en 1980. Le Post répondra en « bannissant » le nom de l'acteur dans toutes ses publications pendant quelques années.
George Roy Hill doit initialement réaliser le film. Il quitte cependant le projet, remplacé par Sydney Pollack. Ce dernier déclare avoir voulu avec ce film .
Attribution des rôles Le réalisateur Sydney Pollack voulait initialement Al Pacino pour le rôle principal, le personnage étant initialement Italo-Américain et avait un père mafieux. Diane Keaton a quant à elle été envisagée pour le rôle féminin principal.
Il s'agit du dernier film de l'acteur Luther Adler, décédé en 1984.
Tournage Le tournage a lieu du à . Il se déroule en Floride (Coral Gables, baie de Biscayne) en particulier à Miami (siège du The Miami Herald, Flagship National Bank, Dade County Courthouse, Coconut Grove, Villa Vizcaya, port de Brickell, ...) et Miami Beach (MacArthur Causeway).
Accueil
Le film reçoit des critiques globalement positives, principalement pour les prestations de Paul Newman et Melinda Dillon et la performance de Wilford Brimley. Plusieurs critiques comparent le film au multi-oscarisé Les Hommes du président (1976) d'Alan J. PakulaSchickel, Richard. "Cinema: Lethal Leaks", Time magazine (November 23, 1981).Variety Staff. "Absence of Malice-", Variety (December 31, 1980)..
Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 81% d'opinions favorables pour 26 critiques et une note moyenne de . Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de pour 12 critiques.
Le film est un également un succès au box-office. Il récolte ainsi rien qu'aux États-Unis. En France, il attire en salles.
Distinctions Source : Internet Movie Database Récompenses Kansas City Film Critics Circle Awards 1981 : meilleure actrice dans un second rôle pour Melinda Dillon Berlinale 1982 : mention honorable, prix des lecteurs du Berliner Morgenpost
Nominations et sélections Los Angeles Film Critics Association Awards 1981 : meilleure actrice dans un second rôle pour Melinda Dillon Oscars 1982 : meilleur acteur pour Paul Newman, meilleure actrice dans un second rôle pour Melinda Dillon, meilleur scénario original pour Kurt Luedtke Golden Globes 1982 : meilleure actrice dans un film dramatique pour Sally Field, meilleur scénario pour Kurt Luedtke Berlinale 1982 : en compétition officielle Writers Guild of America Awards 1982 : meilleur scénario original pour Kurt Luedtke
Commentaire Le titre original renvoie à une clause aux Etats-Unis créée en 1965 et visant à protéger les journalistes et de ne pas dévoiler une source anonyme. De plus, le mot anglais associé à est traduit par préméditation. Le titre (en Anglais comme en Français) joue sur la pluralité de signification du mot malice : la malice au sens premier (l'astuce, la tromperie) et, pour les Etatsuniens, la protection des sources voire la préméditation.
Notes et références
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