Joseph Lerner dit Jacques Lerner ou Lerner, né à Jytomyr (gouvernement de Volhynie, Ukraine, Empire russe) le Acte de mariage n° 1730 (vue 4/31) avec mention marginale de divorce. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 11ème arrondissement, registre des mariages de 1908. et mort le dans le 20e arrondissement de ParisActe de transcription de décès n) 43 (vue 5/31) Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 19e arrondissement, registre des décès de 1956., est un acteur de théâtre et de cinéma français d'origine russe.
Biographie Jacques Lerner arrive à Paris dans les années 1890 avec sa famille et s'installe avec elle dans le arrondissementSon père Schmoul Jankel Lerner (1858-1935), négociant, a longtemps vécu au 59 de la rue de la République où il est mort à l'âge de 77 ans. Il avait sans doute émigré en France pour mettre sa famille à l'abri des pogroms qui agitaient régulièrement la ville de Jytomyr où vivait une importante communauté juive..
On sait peu de chose de sa jeunesse sinon qu'au commerce de son père il préfère très tôt la fréquentation des pistes de cirque et des scènes de music-halls où ses différents apprentissages lui permettent de devenir un artiste complet à la fois acrobate, jongleur, clown, musicien et chanteur. La souplesse de son corps et la grande expressivité de son visage le font rechercher par les plus grandes scènes parisiennes comme les Folies-Bergère et l'Olympia où il apparaît dans la distribution des revues dès le début des années 1910.
Réformé en 1908 puis en 1915Dossier Lerner Joseph, matricule 2317. Archives en ligne de la Ville de Paris, registres matricules du recrutement, 4ème bureau de recrutement de la Seine, classe 1906., il ne participe pas à la Première Guerre mondiale et va commencer à monter sur les scènes de théâtre désertées par les jeunes comédiens partis sur le front. Après la fin du conflit, il figure également au générique d'une douzaine de films muets puis parlants entre 1921 et 1934.
C'est à partir d' qu'il connaît une grande popularité tant au niveau national qu'international. Son interprétation du double rôle d'un singe et de son dresseur, dans la pièce le Singe qui parle de René Fauchois, reçoit un tel accueil de la part de la critique et du public qu'il est appelé à en prolonger les représentations pendant 2 ans supplémentaires tant en province et en AlgérieEchos. A l'Alhambra. Le Singe qui parle. L'Echo d'Alger, 23 décembre 1927, p. 2, . que sur les scènes de Londres et de BroadwayCourrier théâtral et musical. Etranger. New-York. Comoedia, 24 janvier 1926, p. 6, . où il joue en anglaisCinéma. Courrier. L'Intransigeant, 10 août 1926, p. 4, .. C'est au cours d'une représentation à New York qu'il est remarqué par le producteur américain William Fox et le réalisateur Raoul Walsh qui l'engage pour tenir le même rôle à l'écran en 1927 dans son film The Monkey TalksLes nouveaux films. En exclusivité : Le Singe qui parle (The Monkey talks). Cinéa, 1er juillet 1927, p. 7, ..
Sa notoriété lui permet désormais d'obtenir de nombreux engagements dans le répertoire classique et contemporain du théâtre et de l'opérette jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale, lors de laquelle les lois anti-juives du gouvernement de Vichy le contraignent à quitter Paris pour se réfugier d'abord en zone libre, puis en Algérie après l'invasion de la zone sud par l'armée allemande. À Alger où il s'est installé, Jacques Lerner poursuit sa carrière en obtenant des engagements à l'Opéra et au Casino de la ville jusqu'en .
Mort à l'hôpital Tenon à l'âge de 69 ans, Jacques Lerner est inhumé le au cimetière du Père-Lachaise.
Carrière au cinéma
1921 : La Terre, d'André Antoine 1921 : Miss Rovel, de Jean Kemm () : le marquis de BoisgenetL'Olympia-Grand-Théâtre. L'Avenir d'Arcachon, 29 janvier 1922, p. 2, . 1922 : Don Juan et Faust de Marcel L'Herbier () : Colochon 1927 : The Monkey Talks, de Raoul Walsh () : Jocko / FahoCinématographes. Comment M. Jacques Lerner a tourné Le Singe qui parle. Comoedia, 1er avril 1927, p. 3, . 1931 : Un soir de rafle, de Carmine Gallone : Fred 1932 : La Dame de chez Maxim's, d'Alexandre Korda 1932 : La Nuit rouge, court-métrage d'André Rigaud 1933 : Du haut en bas, de Georg-Wilhelm Pabst 1933 : Coralie et Compagnie, d'Alberto Cavalcanti : M. Brigueil 1934 : Le Billet de mille, de Marc Didier 1934 : Prince de minuit, de René Guissart : le général Sabourovitch.
Carrière au théâtre
1911 : La Revue des Folies-Bergère, revue en 36 tableaux de P.-L. Flers et Eugène Héros, aux Folies-Bergère () 1912 : La Revue de printemps, revue en 40 tableaux de Georges Arnould, aux Folies-Bergère ()Aux Folies-Bergère, La Revue de Printemps. Comoedia, 3 avril 1912, p. 1, . 1913 : En avant, Mars !, grande revue-féérie de Battaille-Henri et Lucien Boyer, musique d'Aimé Lachaume, aux Folies-Bergère () : l'agent / Don José / TotoSpectacle divers. Avant-première. Aux Folies-Bergère : En avant Mars !!! Le Gaulois, 5 mars 1913, p. 3, . 1913 : La Revue merveilleuse, revue en 3 actes et 52 tableaux de Charles Quinel et Henry Moreau, musique de Paul Letombe, à l'Olympia () : Tortonsky 1913 : Voui ... ma gosse !, revue en 2 actes et 45 tableaux de Fernand Rouvray et Louis Lemarchand, musique de Raphaël BerettaRaphaël Beretta (1865-1933) est un compositeur et chef d'orchestre français. Il devint directeur des Folies-Bergère et de l'Olympia pendant la première guerre mondiale., au Moulin-Rouge ()Veille de première. Voui ... ma gosse au Moulin-Rouge. Comoedia, 7 octobre 1913, p. 4, . 1915 : Mam'zelle Boy-Scout, opérette en 3 actes de Paul Bonhomme, musique de Gustave Goublier, au théâtre de la Renaissance () 1916 : La Victoire en chantant, revue en 2 actes de Valentin Tarault, musique de Paul Nast, à La Cigale (mars)Concerts et Music-Halls. La Rampe, 30 mars 1916, p. 10, . 1916 : Dans les bégonias !, revue de Charles-Albert Abadie et Saint-Granier, au cabaret La Pie qui chante () 1916 : C'est rien bath !, revue à grand spectacle en 2 actes et 35 tableaux de Georges Arnould, à la Gaîté-Rochechouart () 1917 : Le Minaret, comédie en 3 actes et en vers de Jacques Richepin, au théâtre de la Renaissance () 1917 : La Chambre des perroquets, revue de Jean Bastia et Saint-Granier, au cabaret Le Perchoir (octobre) : l'inventeur 1918 : Kiss me, ma poule !, revue en 2 actes et 10 tableaux de Charles Quinel et Henry Moreau, musique de Roger Guttinguer, à la Cigale () 1919 : Danseront-ils ?, revue de Charles-Albert Abadie et Saint-Granier, au théâtre de la Potinière () 1920 : Mazout, alors !, revue en deux actes de Saint-Granier et Paul Briquet, musique de Gaston Gabaroche, au théâtre de la Potinière () 1920 : L'Amour en folie, revue en 2 actes et 30 tableaux de Louis Lemarchand, aux Folies-Bergère (avril) 1920 : Phi-fi-nançons, revue de Jean Marsac et Paul Colline, avec Musidora, au cabaret la Pie qui chante () 1921 : Phi-fi-lons-y, revue de Fernand Rouvray, au cabaret Le Coucou (septembre) 1921 : La Revue coupée en morceaux, revue de Léonce Paco, au cabaret Le Coucou (octobre) 1922 : Par là, c'est Rhur !, revue de Georges de La Fouchardière, au cabaret La Pie qui chante (octobre) : le toréador 1924 : C'est d'un chic, revue de Léo Lelièvre, Henri Varna et Fernand Rouvray, au théâtre des Ambassadeurs (mai) 1924 : Le Singe qui parle, comédie en 3 actes de René Fauchois, mise en scène de René Rocher, à la Comédie-Caumartin () : François Faho / le singe Jocko (reprise avec le même rôle au théâtre Antoine le et au théâtre du Vieux-Colombier en Comment Lerner créa Le Singe qui parle. Paris-Soir, 22 mai 1932, p. 8, .). Pièce jouée en anglais à Londres et à Broadway avec Jacques Lerner dans le même double rôle. 1927 : Mercenary Mary, comédie musicale en 3 actes et 4 tableaux d'Isabel Leighton, musique de William B. Friedlander et Con Conrad, adaptation française d'Yves Mirande, Robert de Simone et Jean Bastia, au théâtre des Bouffes-Parisiens () 1929 : Rose-Marie, comédie musicale de Rudolf Friml et Oscar Hammerstein II, au Grand-Théâtre de Bordeaux () puis en tournée 1929 : Les Joyeuses Commères de Windsor, comédie en 5 actes de Shakespeare, adaptation de Bernard Zimmer, mise en scène de René Rocher, musique de Georges Auric, au Théâtre Antoine () : Mistress QuicklyCourrier théâtral et musical. Les avant-premières : Les Joyeuses Commères de Windsor au théâtre Antoine. Comoedia, 9 octobre 1929, p. 2, . 1930 : La Cinquantaine, scène populaire en 1 acte de Georges Courteline, musique de Paul Delmet, au théâtre des Arts () : l'homme benjamin 1931 : Boudu sauvé des eaux, comédie en 4 actes de René Fauchois, en tournée (juillet-août) 1932 : Les Précieuses ridicules, comédie en 1 acte et en prose de Molière, au théâtre Antoine : le marquis de Mascarille 1932 : Le Mariage forcé, comédie-ballet en 1 acte et en prose de Molière, au théâtre Antoine () : Pancrace 1932 : Les Plaideurs, comédie en 3 actes et en vers de Jean Racine au théâtre Antoine : le juge Dandin 1935 : Crépuscule du théâtre, pièce en 3 actes et 7 tableaux d'Henri-René Lenormand, au théâtre des Arts () : le professeur Putsch (reprise avec le même rôle au théâtre du Vieux-Colombier le ) 1935 : Le Valet de deux maîtres, comédie-bouffe en 3 actes et 9 tableaux de Goldoni, adaptation française d'Alfred Mortier, mise en scène de Jacques Lerner, au théâtre des Arts () : Truffaldin 1936 : Tout Paris chante, revue en 2 actes et 34 tableaux d'Henri Varna, Léo Lelièvre, Marc Cab et Charles Tutelier, avec Tino Rossi, au Casino de Paris () : le singe 1937 : L'Appartement de Zoïka, pièce en 4 actes et 8 tableaux de Mikhaïl Boulgakov, adaptation française de Benjamin Crémieux, mise en scène de René Rocher, au théâtre du Vieux-Colombier () : le vieux chinoisL'appartement de Zoïka au Vieux-Colombier. Le Journal, 11 février 1937, p. 8, . 1937 : Les Fausses Confidences, comédie en 3 actes et en prose de Marivaux, au théâtre du Vieux-Colombier () : Dubois 1937 : Crépuscule du théâtre, pièce en 3 actes et 7 tableaux d'Henri-René Lenormand, au Vieux-Colombier () : le professeur Putsch 1939 : Un coup de soleil, opérette d'Henri Couarrage, Charles-Louis Pothier et Camille de Morlhon, musique de Lucien Pipon, au théâtre Français de Rouen () puis en tournéeDécentralisation artistique. Une création à Rouen. Le Matin, 29 novembre 1939, p. 4, . 1941 : Bichon, comédie en 3 actes de Jean de Létraz, au théâtre municipal de Clermont-Ferrand () 1941 : Le Barbier de Séville, pièce en 4 actes de Beaumarchais, au casino municipal de Cannes () 1942 : Variétés 42, revue au casino municipal de Nice () 1943 : On ne badine pas avec l'amour, drame en 3 actes d'Alfred de Musset, à l'Opéra d'Alger () : le Baron 1943 : Les Trois valses, opérette en 3 actes et 11 tableaux d'Oscar Straus, adaptation française de Léopold Marchand et Albert Willemetz, à l'Opéra d'Alger () : Brunner père et fils 1944 : Le Viol, drame en 2 actes de Jean d'Astorcq, Cette pauvre Elina, comédie en 1 acte de Madeleine Guitty, Sur la dalle, drame en 1 acte de Georges MontignacParallèlement à sa carrière de chef de bureau à la Caisse des Dépôts et Consignations, Georges Riboulet dit Georges Montignac (1868-1938) mena de front des activités de journaliste, d'écrivain et d'auteur dramatique. au Casino d'Alger ()Les spectacles. L'Echo d'Alger, 1er juillet 1944, p. 2, . 1944 : S.T. 80, opérette d'aventures de Ludovic Chausson et André Calmettes, musique de Vincent Miralles, au Casino d'Alger ()Les spectacles. L'Echo d'Alger, 5 décembre 1944, p. 2, . 1945 : Dédé, Phi-Phi, opérettes en 3 actes d'Albert Willemetz, musique d'Henri Christiné, et La Veuve joyeuse, opérette en 3 actes de Franz Lehàr, au Casino Music-Hall d'Alger (mai)L'Opérette au Music-Hall. Rafales, 17 mai 1945, p. 11, à ..
Notes et références
Liens externes
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