thumb|alt=Chanteur florentin du (1865), bronze argenté, fonte Barbedienne, Paris, musée d'Orsay|Paul Dubois, Chanteur florentin du (1865), bronze argenté, fonte Barbedienne, Paris, musée d'Orsay.
Chanteur florentin du est une statue pédestre de Paul Dubois (1829-1905), dont le modèle en plâtre remporta la médaille d'honneur au Salon de ParisIl fit place au Salon des artistes français à partir de 1881.Chanteur florentin du , sur culture.gouv.fr. en 1865Chanteur florentin du , sur musee-orsay.fr..
L'œuvre connut un très grand succès et fut fondue en plusieurs exemplaires de différentes dimensions par Ferdinand Barbedienne. L'exemplaire en bronze argenté a été acquis par l'État en 1866, et est conservé à Paris au musée d'OrsayNotice du musée d'Orsay sur la base Joconde.. La statue fit également l'objet d'éditions en divers matériaux.
Œuvre La statue en pied représente un jeune homme jouant de la mandoline. Exécuté par Paul Dubois, le modèle original en plâtre fut exposé au Salon de 1865, où il remporta la médaille d'honneur. remise par le maréchal Jean-Baptiste Philibert Vaillant . Il est conservé depuis 1874 au musée des beaux-arts de Troyes.
L'État passe commande en 1865 et achète en 1866 un exemplaire en bronze argenté fondu par Ferdinand Barbedienne.
La Maison Barbedienne a exécuté des répliques de l'œuvre en bronze de différentes tailles. Des éditions ont également vu le jour en divers matériaux : plâtre, marbre et biscuit de Sèvres Notice du musée d'Orsay, sur musee-orsay.fr (consulté le 17 avril 2010)..
Enfin, plusieurs épreuves en plâtre ont été réaliséesNotice détaillée du musée d'Orsay. On en trouve au musée des beaux-arts de Troyes et au musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine ; l'exemplaire du musée des beaux-arts de Rennes a quant à lui été détruit lors des bombardements alliés de 1945.
La lecture de cette œuvre peut être décomposée en deux parties au niveau de la ceinture. Le torse présente un grand nombre de détails avec les boutons, les drapés, la chevelure ou encore la mandoline, alors que les jambes sont traitées en volumes lisses et longilignes. L'œuvre, dans son ensemble, est vivante inspire la jeunesse et l'amour avec retenue.
Style Cette œuvre de style néo-florentin s'inscrit dans la lignée de représentations d'adolescents comme :
Jeune pêcheur napolitain jouant avec une tortue (1831-1833) de François Rude ; Jeune pêcheur dansant la tarentelle (1833) de Francisque Duret ; Le Pêcheur à la coquille (1858) de Jean-Baptiste Carpeaux.
Réception critique L'œuvre la médaille d'honneur, connut un grand succès auprès du public. Édouard Charton écrit que Selon l'auteur, cette statue a ce que d'autres n'ont pas : .
Louis de Laincel trouve que .
Avant même de la voir, cette œuvre aurait inspiré François Coppée pour l'écriture de sa comédie Le passant.
Ce florentin âgé d'environ 16 ans est coiffé d'un bonnet d'usage général chez les jeunes gens du et . Des critiques pudibondes ont été émises quant à la décence des chausses dont-il est vêtu, quoique courantes au , car . Louis de Laincel décrit aussi cet habit qui , de même qu'Alfred Nettement qui se dit lui-même choqué (tout comme l'autorité ecclésiastique) par .
Original, fontes et éditions vignette|Paul Dubois, Chanteur florentin du , bronze, Troyes, place Saint-Nizier. Plâtre original Le modèle en plâtre original, lauréat de la médaille d'honneur du Salon de 1865 où il a été exposé sous le , mesure de hautPlâtre original du Chanteur florentin, sur culture.gouv.fr (consulté le 17 avril 2010).. Le plâtre est donc légèrement plus petit que le bronze argenté du musée d'Orsay. Il est signé à droite sur la terrasse : .
Il est conservé au musée des beaux-arts de Troyes, en dépôt, à partir de 1874..
Bronze du musée d'Orsay L'exemplaire conservé à Paris au musée d'Orsay mesure de haut, pour une largeur de , et une profondeur de . Il est en bronze argenté et est signé à gauche sur la terrasse : et , à droite Bronze argenté du Chanteur florentin, sur culture.gouv.fr (consulté le 17 avril 2010)..
Affectations successives
acquisition par l'État en 1866 ; conservé à Paris au palais du Louvre, dans les appartements du comte de Nieuwerkerke en 1866 ; conservé au musée du Luxembourg en 1871 ; conservé au musée du Louvre en 1920 ; conservé au musée d'Orsay en 1986.
Éditions Il existe plusieurs tirages et éditions de l'œuvre : deux bronzes à l'échelle 1/1, exécutés entre 1865 et 1866 (l'un chez Barbedienne, l'autre chez la princesse Mathilde) ; un autre bronze légèrement différent, exécuté en 1897 pour la Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague ; un marbre exécuté en 1869, non localisé ; des éditions en bronze par Barbedienne entre 1865 et 1953, en six grandeurs différentes, de à ; des éditions en biscuit par la Manufacture de Sèvres à partir de 1903Selon les documentaires de la manufacture de Sèvres et du responsable du service des collections documentaires en 2010. Ministère de la Culture et de la communication, et Cité de la Céramique à Sèvres., en trois grandeurs de à . Au minimum, 48 exemplaires ont été produits.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Articles connexes Paul Dubois Salon de Paris Ferdinand Barbedienne
Liens externes
Le Chanteur florentin du XVe siècle avec tronc d'arbre derrière le personnage, sur culture.gouv.fr (consulté le )
Catégorie:Sculpture française du XIXe siècle Catégorie:Sculpture conservée au musée d'Orsay