Braine est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.
Géographie Localisation Située sur la Vesle, affluent de la rive gauche de l'Aisne, Braine se situe à une quinzaine de kilomètres à l'est de Soissons.
Communes limitrophes
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Vesle, le cours d'eau 01 de la Grande Baleine, le cours d'eau 01 de la Pépinière, le cours d'eau 02 du Parc, le fossé de Tournecul et divers bras de la Vesle.
La Vesle, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Somme-Vesle et se jette dans l'Aisne à Ciry-Salsogne, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Vesle sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:06 TU à partir des 485 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/1967 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BraineLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau de la Ferme de la Grange () et le plan d'eau de la Grange des Moines ()..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Aisne Vesle Suippe ». Ce document de planification, dont le territoire s'étend sur répartis sur trois départements (Aisne, Marne et Ardennes) et deux régions (Champagne-Ardenne et Picardie), a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat d'aménagement des bassins Aisne Vesle Suippe (SIABAVES)..
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité..
Climat Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s'agit d'une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs..
Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température : Nombre de jours avec une température inférieure à : 4,6 j Nombre de jours avec une température supérieure à : 4 j Amplitude thermique annuelleL'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux. : Cumuls annuels de précipitation : Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,2 j Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat. complétée par des études régionales. prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1988 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1991-2020 est présenté ci-après.
Urbanisme Typologie Au , Braine est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Braine, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,3 %), forêts (29,4 %), zones urbanisées (12,6 %), prairies (9,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %)..
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Brennacum (560) ; Brinnacum (578) ; « Castrum super Vidulam situm nomine Braina » (931) ; Potestas Brennie (1143) ; Ecclesia beati Evodii de Brana (1163) ; Brenna () ; Castrum quod Branium () ; Breina () ; Brainne (1238) ; Brena (1296) ; Terre de Brenne (1319) ; Brayne (1354)..
Braine est le nom de plusieurs lieux (du mot celtique bragona signifiant « rivière fangeuse »).
La commune, instituée lors de la Révolution française sous le nom de Braisne en 1793, a pris son orthographe actuelle de Braine en 1913Histoire administrative de Braine (voir en ligne), sur le site geneawiki.com.
Histoire Braine existait avant 561, car c'était la cour (Königspfalz ; palatinat royal) préférée de Augustin Thierry 1840. La découverte d'un cimetière à Breny utilisé entre le Bas-Empire et le pourrait montrer que Braine n'est pas le lieu de la villa BrennacumFrédéric Armand, « Localisation d'un palais royal mérovingien dans l'Aisne. La villa Brennacum », dans Revue archéologique de Picardie, 2005, , (lire en ligne).
Dagobert, fils du roi et de Frédégonde, mort à Braine en 580 de dysenterie, fut enterré dans l'église Saint-Denis de Paris..
Flodoard rapporte qu'en 931, des fidèles d'Herbert de Vermandois partit de Reims, prirent d'assaut le château de Braine (castrum) et le détruisirent car il était occupé par des hommes d'Hugues le Grand, qui l'avait pris auparavant à l'évêque de Rouen.
Un château est mentionné dès le et s'élève sur un site très ancien. Au , un comté de Braine est constitué et relève du comté de Champagne. Au milieu du , le comté de Braine échoit à la maison de Dreux, issue d'une branche cadette de la famille royale..
Au début du , , comte de Braine reconstruit un château ; château de la Folie d'Aigremont aujourd'hui sur la commune de Cerseuil, qui sera démantelé en 1427 par .. De plan quadrangulaire flanqué de tours rondes, il dominait la vallée de la Vesle et le bourg. Le château dans sa longueur suivait l'à-pic. Son accès face au plateau, couvert d'une profonde forêt, était protégé par un profond fossé artificiel, qui le protégeait des trois côtés..
Époque moderne En 1647, Henri-Robert de La Marck fonde un prieuré bénédictin dédié à Notre-Dame, qu'il dote des biens de l'ancien Hôtel-Dieu de la ville et de la maladrerie Sainte-Anne. L'église priorale est consacrée en 1663.. Au cours de la même période, la ville de Braine comprend une église paroissiale distincte du prieuré Notre-Dame, et dédiée à saint Nicolas. Située dans le faubourg Saint-Rémy, et faisant peut-être suite à un ancien prieuré Saint-Rémy, celle-ci fait l'objet en 1787 de litiges quant à sa restauration devenue urgenteHistoire de Braine.. L'église paroissiale, de même que le prieuré Notre-Dame, ne survivront pas à la Révolution française et à ses conséquences à plus long terme, et en 1837 ne restera que l'abbatiale Saint-Yved, devenue alors église paroissiale.
La gare Le , la Compagnie des chemins de fer des Ardennes met en service la section de Soissons à Reims de la ligne de Soissons à Givet et construit une gare à Braine.. La SNCF met fin au trafic des voyageurs entre Soissons et Bazoches l'année même de sa création et la portion de ligne passant par Braine ne connaît plus qu'une desserte marchandises sporadique. La gare, qui tombait en ruine, a été rénovée dans les années 2010.
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux La commune se trouve dans l'arrondissement de Soissons du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de l'Aisne.
Elle était le chef-lieu du canton de Braine depuis 1793. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Braine intègre le canton de Fère-en-Tardenois.
Intercommunalité La commune est membre de la Communauté de communes du Val de l'Aisne, créée fin 1995.
Liste des maires
Distinctions et labels
Ville fleurie : une fleur attribuée en 2007 au Concours des villes et villages fleuris, deux fleurs en 2017 et trois fleurs en 2025.
Jumelages
.
Population et société Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|L'église abbatiale Saint-Yved. vignette|Le château en 1911. vignette|La maison à colombages. L'ancienne église abbatiale Saint-Yved, , donnée en 1130 à l'ordre des prémontrés. L'abbatiale fut la nécropole des comtes capétiens de Dreux. Actuellement l'église est un édifice qui montre les premières traces de l'art gothique avec sa tour haute de . Édifice classé au titre des monuments historiques par la liste de 1840. Depuis 2020, la commune a débuté d’important travaux de l’église. Les premières phases sont terminées et de nouvelles sont en étude avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC).
Le château du Bas, résidence des seigneurs de Braine. Porte et caves inscrites au titre des monuments historiques depuis 1927. Le château de la Folie d'Aigremont encore appelé « château du Haut » et, au , château de Braisne, forteresse défensive, , propriété de la commune mais situé administrativement sur la commune voisine de CerseuilStanislas Prioux : Le château de la Folie et le Village de Cerseuil, Paris, chez Dumoulin, 1860 (en ligne sur le site Gallica de la BnF).. Démantelé au , ses ruines imposantes ont souffert des combats de la Première Guerre mondiale. Maison à colombages, , tourelle inscrite en 1927, maison classée depuis 1931. Le prieuré de bénédictines Notre-Dame, fondé en par Henry-Robert de La Marck, duc de Bouillon et comte de Braine (actuellement maison de retraite.)?-. Fermée au culte depuis 1791, l'église priorale est détruite après la réouverture au culte de l'abbatiale Saint-Yved en 1837. La gare, construite en 1862, sert d'habitation privée. Ce bâtiment, identique entre-autres à celui de Nouzonville, témoigne du style néoclassique des premières gares des Chemins de fer des Ardennes. Le cimetière militaire danois de Braine, où reposent 79 soldats danois originaires de la province du Jutland du Sud, alors annexée à l'empire allemand.. Il est classé UNESCO depuis 2024. La nécropole nationale de Braine, créée en 1920 et aménagée en 1923-24 et 1935, rassemble sur une superficie de , les dépouilles de dont 495 en ossuaire. Le monument aux morts, sculpté par Charles-Eugène Breton.