La division légère mécanique ( DLM), est une unité française de cavalerie motorisée. Créée le par transformation de la division légère de cavalerie, elle combat jusqu'à la fin des combats de la Bataille de France, le .
Historique
Création Créée le par transformation de la division légère de cavalerie (DLC) très éprouvée après la percée allemande dans les Ardennes, elle est rassemblée à Montlhéry comme division légère mécanique de type , c'est-à-dire très réduit. Les matériels sont pour certains très anciens et pour d'autres neufs, tout juste sortis d'usine.
Organisation vignette|Uniforme du régiment de dragons portés pendant la campagne de 1940. Pendant toute la campagne, la division est sous les ordres du général Marteau, commandant de la DLC depuis le . légère mécanique : régiment d'automitrailleuses ( RAM) : deux escadrons mixtes /motos (dix AMD 35 Panhard) et deux escadrons mixtes /motos (dix AMR 33 et AMR 35, plus quatre en réserve) ; régiment de dragons : deux escadrons de chars H35 (22 chars) et deux de chars H39 (20 chars) ; divisionnaire anti-char (12 canons antichars de 25). brigade de cavalerie motorisée : régiment de dragons portés : un escadron mixte AMD/motos (sept AMD Laffly 50), trois escadrons de fusiliers voltigeurs et un escadron de mitrailleuses et d'engins ; régiment de dragons portés : même organisation ; Escadron de réparation divisionnaire. régiment d'artillerie tractée tout-terrain () : 12 canons de 75, 12 canons de 105, cinq Laffly W15 TCC et trois canons anti-avions de 25 ; Unités de services : génie, transmissions, train, intendance et santé.
Combats La division combat jusqu'à la fin des combats le sans être disloquée. Elle est rattachée au corps d'armée colonial le , rejoignant la région de Rethel dans l'Aisne. Le , elle rejoint La Neuville-en-Tourne-à-Fuy et combat le lendemain la 1. Panzerdivision entre les rivières Retourne et Suippe, d'Alincourt à Heutrégiville.
À le , elle est mise à disposition du d'armée (). Au matin du 11, elle part, sur ordre du général Huntziger du groupe d’armées n° 4, vers Thibie dans la zone de Châlons-sur-Marne où le flanc gauche de la armée est en passe d'être enfoncé par les Allemands. Elle laisse un détachement de quelques escadrons en soutien de la d'infanterie (DI) du . Le détachement, formé d'élements des et dragons et du RAM, est commandé par le lieutenant-colonel Grévy. Il combat sur la Suippe toute la journée du 11 avec le régiment d'infanterie. Le , qui a rejoint Thibie, part renforcer la à Damery, soutenu par le RATTT. Le , le détachement Grévy continue de protéger la DI et repasse la Marne à Vitry-le-François pour éviter l'encerclement.
Un nouveau détachement est formé le 13 à partir des éléments disponibles du dragons portés, du dragons et du RAM. Tenant la ligne Ablois, Le-Baizil, Mareuil-en-Brie et Montmort, il couvre le flanc ouest de la retraite de la DI. Le RATTT soutient ce repli par un tir de barrage sur les Allemands faisant face à la division.
Le 13 après-midi, la DLM est mise à disposition du et part pour la région de Sézanne-Connantre. Le détachement Grévy rejoint le 14 au matin et la division, isolée, se replie au sud de l'Aube avant de recevoir l'ordre de rejoindre les environs de Villy-le-Bois, au sud de la Seine. Contournée par les Allemands, la division se replie en combattant le , allant vers le sud en direction de Montbard. Le repli continue le 16, la division traversant le Morvan en direction de la Loire, tout en contre-attaquant localement la 3. Panzerdivision pour gagner du temps. vignette|Le pont de Gannay par lequel la DLM passe la Loire le 16 juin. En fin d'après-midi, la division passe la Loire puis se met en position pour défendre le pont de Gannay, en lien avec les unités françaises voisines. Le 17 à midi, la division apprend que les Allemands ont passé la Loire à Nevers et décroche vers l'Allier. La division prend contact avec l'état-major de la armée à Lapalisse. Le soir, la DLM part tenir l'Allier dans la zone de Moulins pour couvrir le repli de la DI puis reçoit l'ordre le de tenir l'Allier à Aigueperse pour garder l'itinéraire de repli vers Clermont-Ferrand. Le 19, la division contient les blindés allemands à Aigueperse et Jozerand. Au soir, elle est placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, commandant également la DI, qui ordonne à la DLM d'aller installer un bouchon retardateur à Veyre. Elle remplit sa mission le lendemain puis se replie vers Lempdes.
Les Allemands n'attaquant plus dans cette région, c'est là qu'elle se trouve à l'arrêt des combats le . À l'exception du RATTT, les unités de la division sont squelettiques : les et régiments de dragons portés n'ont plus que deux petits escadrons, le ne compte plus qu'une seule automitrailleuse et le dragons ne regroupe que quelques motocyclistes.
Notes et références
Articles connexes Histoire de la cavalerie française Armée française en 1940
Catégorie:Division blindée ou de cavalerie de l'Armée de terre française Division