Dans la mythologie grecque, Iolaos ou Iolas (en grec ancien , en latin Iolaus), fils d’Iphiclès et d’Automéduse, est un héros thébain. Il est l’un des plus fidèles compagnons de son oncle Héraclès, dont il conduit traditionnellement le charApollodore (, 5, 2) et (, 8, 4).. Il est souvent présenté comme son éromèneNotamment chez Plutarque et Euripide, et fréquemment dans l'iconographie..
Mythe
Il aide son ami à vaincre l'hydre de Lerne. (monstre de la mythologie grecque), à capturer les bœufs de Géryon, prend part à l'expédition des Argonautes et à la chasse du sanglier de Calydon. D'après Pausanias, il remporte aussi la course de chars aux premiers Jeux olympiques institués par Héraclès , 8, 3., ainsi qu'aux jeux funéraires de PéliasPausanias, , 17, 11.. Pausanias, décrivant la bande inférieure du Coffre de CypsélosPausanias, , 17, 9., affirme que c'est Euphémos qui est représenté en vainqueur, ne comptant pas Iolaos parmi les concurrents. Toutefois, Hygin, . confirme la version d'un Iolaos vainqueur.
Iolaos se marie avec Mégara, qu'Héraclès lui cède, 5, 2 ; Pausanias, , 29, 7. et de qui il a une fille, Leipephilene, 252 MW = Pausanias, , 40, 6. ; on trouve aussi les formes Leipephile (), Hippophile () ou Deiphile ().. Il est envoyé par le héros en Sardaigne avec ordre d'y fonder une colonie à la tête des Thespiades, les fils qu'il avait eus des filles de Thespios, roi de Thespies, en Béotie. Il aurait ainsi donné son nom aux Ilienses, un des peuples préromains de la Sardaigne.
Il prend aussi part, déjà âgé, à la guerre que les Héraclides livrent à Eurysthée, et dont il est un des chefsPausanias (, 44, 10) et Diodore. D'après le premier, c'est Iolaos qui tue Eurysthée, mais le second cite plutôt Hyllos.. Selon Pindare, la confrontation entre Iolaos et Eurysthée aurait eu lieu devant Thèbes : Iolaos, demandant aux dieux de retrouver sa jeunesse pendant une heure seulement, en profite pour tuer l'usurpateur et meurt peu après :
Culte
Le tombeau de Iolaos à Thèbes est par ailleurs largement attesté : chez Pindare encore, dans sa — qui fait allusion à des Jeux Thébains organisés autour du monument en mémoire d'Héraclès —, mais aussi chez Plutarque — qui affirme qu'à son époque encore, des couples homosexuels s'y rendaient pour se prêter serment de fidélité — et chez Pausanias, , 23, 1 — qui précise que cependant pour les Thébains eux-mêmes, la mort d'Iolaos en Sardaigne ne faisait aucun doute. Pausanias ajoute que plusieurs villes de Sardaigne étaient baptisées / et lui rendaient les honneurs héroïques (, 17, 5). Il rapporte également qu'il possédait un autel à Athènes (, 19, 3).
Selon Diodore, Iolaos a fait l'objet d'un culte héroïque en Sicile, où Héraclès lui avait consacré un bois et divers sacrifices. Il est notamment vénéré dans la ville d'Agyre :
Plutarque, dans sa Vie de Pélopidas, écrit qu’il lui est assez vraisemblable que le bataillon a été appelé « Sacré » dans le sens de Platon parce que les soldats sont inspirés du dieu, Pélopidas (IXX).
Bibliographie .
Sources (, 4, 11 ; , 5, 2). (, passim). (passim). ( ; ; ). (, 394-417). (, 19, 3 ; , 44, 10 ; , 8, 3 et suiv. ; , 17, 11 ; , 23, 1 ; , 40, 6 ; , 17, 5 ; , 29, 7). (Olympiques, , 148-151 ; Pythiques, ). Plutarque, Erotikos (761d). (, 2, 7).
Notes
Voir aussi
Héraclès
Catégorie:Culte héroïque grec Catégorie:Mythologie grecque de Béotie Catégorie:Chasse de Calydon Catégorie:Argonaute Catégorie:Héraclès Catégorie:Homosexualité masculine dans la mythologie grecque Catégorie:Mythologie grecque de Sicile Catégorie:Personnage cité dans les Métamorphoses (Ovide) Catégorie:Éponyme d'un objet céleste