Jacques Cariou, parfois prénommé Jean par erreur, né le à Peumerit (Finistère) et mort le à Toulon (Var), est un cavalier français, triple médaillé (or, argent, bronze) aux Jeux olympiques de 1912, à Stockholm.
Biographie
Jacques Cariou naît le au bourg de Peumerit, en pays Bigouden (Finistère), dans une famille de militaires « Jacques Cariou », sur sports-reference.com, 2016 (consulté le 9 février 2018).. À l'état civil comme dans son dossier militaire, il s'appelle bien Jacques, et il n'a pas de deuxième prénomBase Léonore, notice citée, 7.. Quelques sources le prénomment Jean : selon Le Télégramme, il s'agit d'une erreur« Équitation. Ce Bigouden triple médaillé olympique en 1912 », sur letelegramme.fr, 3 août 2012 (consulté le 9 février 2018). — Dans le livre officiel des Jeux olympiques de 1912, il n'est désigné que par « Cariou », « capitaine Cariou », « J. Cariou », ou « capitaine J. Cariou ». Erik Bervall, The Official Report of the Olympic Games of Stockholm 1912, sur library.la84.org, Stockholm, Wahlström & Widstrand, 1913, pl. 27 et 564-615 (consulté le 11 février 2018).. Il est le fils de Jacques Cariou et d'Antoinette Joséphine Hascoët.
Engagement dans l'armée
Il effectue ses services civils en tant qu'instituteur, de à . En , il s'engage dans l'armée. Il est affecté d'abord au d'artillerieCréé en 1872 à Rennes, le d'artillerie est dissous en 1962. « Historique de régiment d'artillerie », sur basart.artillerie.asso.fr (consulté le 10 février 2018). — « Historique des et d'artillerie pendant la guerre 1914-1918 », sur archive.wikiwix.com, Berger-Levrault (consulté le 10 février 2018)., puis au . En 1899, il est nommé lieutenant. Il sert au d'artillerie, puis au , puis au à Fontainebleau. En , dans cette même ville, il devient instructeur adjoint d'équitation à l'École d'application de l'artillerie et du génieBase Léonore, notice citée, 9.. En décembre, au manège, il est blessé à l'épaule d'un coup de pied de chevalBase Léonore, notice citée, 18.. Il passe capitaine. En 1909, il est versé à l'état-major particulier de l'artillerie.
Jeux olympiques de Stockholm vignette|alt=Photo noir et blanc. Un cavalier en uniforme franchit une barrière.|gauche|upright=1|Stockholm, 1912. Jacques Cariou avec Mignon dans le concours individuel de saut d'obstacles.
vignette|alt=Photo noir et blanc. Devant une tribune, quatre cavaliers avancent alignés de front, vus de face. Tous sont des militaires.|droite|upright=1|Stockholm, 1912. L'équipe de France de saut d'obstacles. De gauche à droite : Dufour d'Astafort, Meyer, Cariou (avec Mignon) et Seigner (avec Cocotte).
En 1912, aux Jeux olympiques de Stockholm, il fait partie de l'équipe française d'équitation. Il a . Cinq épreuves sont disputées, dans trois disciplines :• le dressage (individuel) ;• le saut d’obstacles (individuel et par équipe) ;• le concours complet (individuel et par équipe).
Le , Jacques Cariou, avec Mignon, termine de l'épreuve de dressage : Le lendemain, toujours avec Mignon, il décroche la médaille d'or dans l'épreuve individuelle de saut d'obstacles. Dans le concours complet individuel, avec Cocotte, il remporte la médaille de bronze.
Il dispute les épreuves par équipe aux côtés de Pierre Dufour d'Astafort, de Gaston Seigner et d'Ernest Meyer« Ce Bigouden triple médaillé olympique en 1912 », article cité.. En saut d'obstacles, il est avec Mignon. Les Français obtiennent la médaille d'argent. En concours complet, Cariou est avec Cocotte. Les Français terminent quatrièmes.
Première Guerre mondiale
En 1913, Cariou est affecté au d'artillerie. Durant la Première Guerre mondiale, il sert au , puis au d'artillerie. Il participe à la bataille de la Marne en 1914, à celle de Champagne en 1915 et à celle de la Somme en 1916, où il est gazéBase Léonore, notice citée, 9-11.. Son comportement durant la bataille de Champagne lui vaut d'être fait chevalier de la Légion d'honneur le Base Léonore, notice citée, 15.. Le , il est promu chef d'escadron.
Fin de carrière et mort
À la fin de la guerre, il est versé au Service des fabrications de l'aéronautique, qui dépend du sous-secrétariat d'État de l'aéronautique et des transports aériensBase Léonore, notice citée, 1 et 9.. En 1920, il épouse Marie Bezançon, dont il a un fils. Le , il est fait officier de la Légion d'honneurBase Léonore, notice citée, 1 et 5.. En 1926, il est nommé lieutenant-colonel. À sa retraite, il s'établit à Boulogne-Billancourt. Il meurt à l'hôpital Sainte-Anne de ToulonStéphane Gachet, Le Dictionnaire des médaillés olympiques français : les médaillés depuis 1896, Le Rheu, LME, 2011, 294., à , le .. Ses obsèques ont lieu le en l'église Notre-Dame de BoulogneBase Léonore, notice citée, 3..
Palmarès vignette|alt=Photo noir et blanc. Le roi, en grand uniforme, de profil sur une estrade, tend la médaille à Cariou, qui est à cheval, vu de dos.|droite|upright=1|Stockholm, 1912. Jacques Cariou, avec Mignon, reçoit sa médaille d'or des mains du roi de Suède .
1912. Jeux olympiques de Stockholm : médaille d'or avec Mignon dans l'épreuve individuelle de saut d'obstacles ; médaille d'argent avec Mignon dans l'épreuve par équipe de saut d'obstacles ; médaille de bronze avec Cocotte dans le concours complet individuel.
Distinctions Officier de la Légion d'honneur ().
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Erik Bervall, The Official Report of the Olympic Games of Stockholm 1912, sur library.la84.org, Stockholm, Wahlström & Widstrand, 1913, pl. 27 et 564-615. Stéphane Gachet, Le Dictionnaire des médaillés olympiques français : les médaillés depuis 1896, Le Rheu, LME, 2011, 294.
Articles connexes Équitation aux Jeux olympiques d'été de 1912 Dressage (discipline olympique) Saut d'obstacles Concours complet d'équitation
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