Les Forros (ou Filhos da terra) sont un peuple de Sao Tomé-et-Principe. En nombre, c'est le troisième groupe du pays Mohamad Z. Yakan, « Forros », in Almanac of African Peoples & Nations, Transaction Publishers, New Brunswick, N.J., 1999, p. 315 , après les métis et les Angolares, avant les serviçais qui sont des travailleurs contractuels.
Les Forros sont les descendants d'esclaves noirs affranchis au moment de l'abolition de l'esclavage (forro signifie « libre »). Ils ont longtemps été les plus nombreux, parlaient le portugais et étaient tous catholiques Stewart Lloyd-Jones et António Costa Pinto (dir.), The last empire : thirty years of Portuguese decolonization, Intellect, Bristol, 2003, p. 38-39 . Les Forros ont d'abord constitué une sorte d'élite. Ils envoyaient leurs enfants parfaire leur éducation en Angola, au Portugal et même au Brésil, éditaient des journaux, produisaient de la littérature et s'impliquaient dans la vie politique. Cependant ils connurent le déclin au cours du , perdant notamment le contrôle de la plus grande partie des terres et du pouvoir au profit des Portugais de la métropole qui s'en méfiaient et les méprisaient. Les relations tendues entre les Forros et l'administration portugaise prirent une tournure dramatique au moment du massacre de Batepá qui fit plusieurs centaines de victimes parmi les travailleurs en 1953.
Lusophones, les Forros parlent aussi le forro, une langue créole à base de portugais.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Stewart Lloyd-Jones et António Costa Pinto (dir.), The last empire : thirty years of Portuguese decolonization, Intellect, Bristol, 2003, p. 38-39
Articles connexes Histoire de Sao Tomé-et-Principe Démographie de Sao Tomé-et-Principe
Liens externes Gerhard Seibert, « Le massacre de février 1953 à São Tomé. Raison d'être du nationalisme santoméen », in Lusotopie, 1997,
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