thumb|250px|right|Gustave Doré, Corrida (1860). La Tauromachie de Gustave Doré est un recueil de trente cinq gravures et six lithographies exécutées alors qu'il avait pour mission d'illustrer des récits de voyage en Espagne. Commencée en 1854, pendant un séjour dans les Pyrénées où l'artiste recueillait matière à illustrer un ouvrage d'Hippolyte Taine, (Voyage aux eaux des Pyrénées), la série de dessins s'est enrichie d'images de tauromachie grâce à l'influence de Théophile Gautier et de Paul Dalloz, qui ont entraîné Doré aux arènes de BayonneAuguste Lafront, Miguel Darrieumerlou : La Tauromachie de Gustave Doré, Union des Bibliophiles Taurins de France, 1984, 6 .

Les carnets de dessins qu'il rapporte de cette expérience illustreront un album La Corrida de toros en 1860. Doré retourne en Espagne peu après pour illustrer la corrida dans un ouvrage du baron Jean Charles Davillier Voyage en Espagne, qui sera publié de 1862 à 1873 Combats de taureaux.

Voyage en Espagne et tauromachie thumb|right|250px|Gustave Doré, estocade thumb|250px|Gustave Doré, combat du taureau et de l'éléphant

Gustave Doré, fasciné par la corrida, devient un véritable aficionado en compagnie de Davillier et de son frère qui connaissent bien l'Espagne. À Valence, où ils ont fait halte, la cuadrilla de El Tato descend dans la même auberge qu'eux. Doré peut alors faire les portraits du matador, mais aussi de son picador Antonio Calderón et du banderillero « El Gordito ».

À Alicante, puis à Malaga, l'artiste, aux dires de Davillier, devient un spécialise du molinete et de toutes les suertes : . À Ronda, Gustave Doré réalise une esquisse : Les enfants toreros, scène andalouse.

Contrairement aux voyageurs de la même époque, les frères Davillier et avec eux, Doré, parcourent toutes les régions de l'Espagne, assistent à toutes sortes de corrida. À Jerez de la Frontera, Doré est très impressionné par une course de huit toros où 29 chevaux agonisent. En descendant le Guadalquivir en bateau, il a pour compagnon de voyage le picador Calderón qui lui décrit toutes les races de taureaux. À Aranjuez, c'est un combat très différent qui l'attend dans l'arène : un taureau contre un tigre. Doré immortalisera cette scène, puis il dessinera un autre combat, celui du taureau et de l'éléphant« Combat d'un taureau et d'un éléphant », paru dans Le Monde Illustré du . Comme Francisco de Goya, il produira une « cogida de toro » (matador se faisant prendre, encorner par le taureau).

L'ouvrage de Davillier a été traduit en espagnol sous le titre « Viaje por España » aux éditions Castilla, Madrid, 1957. La Tauromachie de Gustave Doré a été commentée de manière élogieuse par le dramaturge Antonio Buero :

Notes et références

Annexes

Bibliographie Annie Renonciat, Maurice Rheims : Gustave Doré, ACR Édition, 2000, 300 pages, Auguste Lafront, Miguel Darrieumeerlou : La Tauromachie de Gustave Doré, Union des Bibliophiles Taurins de France, 1984, Gustave Doré, La Corrida de toros, éditions Turgis, 1860 Récits de voyage de l'abbé Godard, illustrations Gustave Doré, 1862, publié dans la Géographie Universelle de Malte-Brun, Jean Charles Davillier, Voyages en Espagne publié de 1862 à 1873 dans la revue « Le Tour du monde », sous le titre Combats de taureaux, Hachette 1862 José María de Cossío : Los Toros. Tratado técnico e histórico, (les taureaux, étude technique et historique) quatre volumes de 1943 à 1961, nouvelle édition en 12 vol. éditions Espasa-Calpe

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