La légère de cavalerie ( DLC) est une division de cavalerie de l'Armée de terre française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale.
La est créée en à partir des éléments de la de cavalerie. Elle a pour mission d'effectuer la manœuvre retardatrice au Luxembourg. Celle-ci se déroule les 10 et , puis elle combat pour la position avancée de Longwy. Le elle se porte dans l'Aisne pour s'opposer à la progression allemande. Engagée en juin dans la défense de la Somme, elle combat ensuite pour la défense de la Seine.
Création et différentes dénominations : création à partir de la de cavalerie à Longwy : les dernières unités de la division déposent les armes
Commandants La division a eu un seul commandant, le général Petiet.
Historique Drôle de guerre
Création vignette|Uniforme d'un cavalier du de la .
En , le commandement français, suivant ce qu'il a décidé en , procède à la transformation des trois divisions de cavalerie (DC) en cinq divisions légères de cavalerie (DLC) pour réaliser une action de retardement en Ardenne... Ce changement n'apporte pas plus de puissance à l'ensemble mais plus de souplesse. Ces nouvelles divisions comportent une brigade de cavalerie (BC) avec deux régiments hippomobiles (chasseur, cuirassier ou hussard) totalisant et antichars, une brigade légère motorisée (BLM) réunissant un régiment d'automitrailleuses et un régiment de dragons portés, un régiment d'artillerie tractée constitue l'artillerie divisionnaire. Ce régiment d'artillerie doit recevoir un groupe de 75 modèle 97 tracté tous terrains et un de (12 pièces par groupe). Le régiment d'automitrailleuses est constitué d'un escadron d'automitrailleuses de découverte (douze AMD 35P), d'un escadron d'automitrailleuses de combat (douze H35) et de deux escadrons motocyclistes. Le régiment de dragons portés comporte deux escadrons mixtes, chacun ayant deux pelotons d'automitrailleuses de reconnaissance et deux pelotons motocyclistes. Ces divisions légères de cavalerie doivent être engagées en Ardenne avec des groupes de reconnaissances de division d'infanterie (GRDI) et de corps d'armée (GRCA) pour retarder l'avance allemande dans cette région.
La est ainsi créée sous le commandement du général Petiet à partir de la . La dépend directement de la .
Mission au Luxembourg En mars, alors que les DLC se constituent, la mission qu'elles doivent accomplir en cas d'offensive allemande en Belgique et au Luxembourg est précisée par le haut commandement. La cavalerie de la doit occuper les débouchés au sud du Luxembourg, effectuer des destructions d'itinéraires (ponts, etc.) et d'installations (centrale électrique de Differdange, etc.) et mener un combat retardateur en direction de la frontière... La dont les éléments stationnent au sud de la frontière franco-luxembourgeoise (Audun-le-Tiche, Russange, Rédange, Zoufftgen, Breistroff-la-Grande…) doit se porter à la rencontre de l'ennemi au Luxembourg afin de couvrir l'exécution des destructions.. Pour sa mission elle est renforcée par les et (des 20 et d'infanterie) et elle doit être couverte au nord par la de spahis.
Bataille de France vignette|AMD 35 Panhard du détruite au Luxembourg mi-mai 1940.
Au cours de la campagne de mai et juin 1940, commandée par le général Petiet, la division réussit à ralentir la progression des Allemands par le Luxembourg, à leur tenir tête à Laon, où l'artillerie de la DLC soutient l'offensive lancée par Charles de GaulleCharles de Gaulle, Mémoires de guerre., puis à la bataille de la Somme, et lors de la bataille de la SeineSouvenirs personnels du général Petiet, La bataille de la Seine - 9, 10, 11 juin 1940 ..
La division est dispersée mi-juin par la percée allemande. Retranchée dans la forêt de la Guerche, la de cavalerie ne capitule que le .
La DLC est citée deux fois à l'ordre de l'armée, et tous ses régiments sont individuellement cités à l'ordre de l'armée : « Jusqu'au 18 juin, la 3 DLC lutta sans arrêt ; elle mérita deux citations à l'ordre de l'armée et chacun de ses régiments fut également cité, fait probablement unique dans l'histoire de cette guerre »..
Composition Source : site ATF40..
de cavalerie de hussards de dragons légère motorisée 3e régiment d'automitrailleuses ( RAM) de dragons portés () escadron divisionnaire antichar (administré par le ) escadron de réparation divisionnaire (administré par le ) Artillerie 72 régiment d'artillerie de division légère de cavalerie 10/ batterie divisionnaire antichar 713/409 régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (formé le ) Génie compagnie de sapeurs mineurs portés 49/1 Transmissions compagnie mixte de transmissions 49/84 Train compagnie hippomobile de quartier général 49/21 compagnie automobile de quartier général 149/21 Intendance groupe d'exploitation divisionnaire 49/22 Santé groupe sanitaire divisionnaire Forces aériennes FA 27 (commandement aérien) groupe aérien d'observation 3/551 (n'est pas organique à la division)
Insigne La division a eu un insigne : écu français moderne taillé azur (en l'occurrence bleu clair) sur argent, chargé d'un petit écu aux armes de Paris brochant sur le tout. Le taillé bleu clair sur blanc est repris du fanion d'un commandant de division de cavalerie.
Une version dessinée sur le papier à lettre divisionnaire montre le petit écu de Paris sur le fond bleu et le chiffre 3 sur le fond blanc.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes .
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