Le Front comtois est un mouvement de jeunesse d’extrême droite, de type identitaire. Ce groupe déclare avoir pour but la revalorisation de la culture et de l'identité franc-comtoise en remettant au goût du jour la plupart des traditions de cette région et en stoppant l’immigration. Selon de très nombreux médias, institutions, associations et partis politiques le mouvement veut rejeter toutes les personnes étrangères extra-européennes et la totalité des musulmans et des juifs de la région, le parti souhaitant une . Le rétablissement de la peine de mort en France, l’abolition des lois autorisant l’IVG ainsi que la défense de l’écologie et l’anti-mondialisme font partie des valeurs et idées du Front comtois, et le mouvement les assume publiquement dans la plupart des cas.
Afin de se faire connaître, le mouvement organise de rares manifestations dans les rues et procède également à des affichages s'en prenant à l'islam et à l'immigration. Il participe également à des réunions et colloques dans toute la France. Comptant entre 30 et 100 membres, le Front comtois a aussi fait son entrée en politique en présentant lors des régionales de 2010 une liste « La ligue comtoise, non aux minarets » avec d’autres partis identitaires qui a obtenu 2,46 % des suffrages.
Présentation Le Front comtois est un mouvement de jeunesse et politique, de type identitaire faisant partie de l'extrême droiteJacques Leclercq, Droites conservatrices, nationales et ultras dictionnaire 2005-2010, éditions L'Harmattan, 2010, page 223. ; le seul de cette catégorie en Franche-Comté. Il est présent sur toute la Franche-Comté et particulièrement au nordDossier du Comité de Vigilance Antifasciste de Franche-Comté sur le Front Comtois (consulté le 30 décembre 2011)., mais ne possède pas de siège.
Le principal symbole du Front Comtois est un blason largement inspiré des armoiries de la Franche-Comté, qui se compose en effet du lion d'or d'Othon rampant, armé et lampassé de gueules et le tout semé de billettes d'or sans nombrePays Comtois, 20 novembre 2010/20 janvier 2011 op. cit. p. 34. ; la différence est que le fond est noir et tapissé de la croix de Bourgogne/Franche-Comté, symbole patriote anti-français d'origineLa croix de Bourgogne ou de Saint André sur Cancoillotte.net (consulté le 7 février 2010).. La devise de la Franche-Comté, à savoir Comtois, rends-toi ! Nenni, ma foi !Armoiries et devises de la Franche-Comté sur le site officiel de la Région (consulté le 7 février 2011)., est également souvent arborée par le mouvement, de même que la croix celtique (considérée comme un symbole fasciste et nazi faisant l'éloge notamment, de la suprématie de la race blanche La croix celtique sur le site officiel de la Anti-Defamation League (consulté le 7 février 2010).). Pour se faire connaître, le mouvement organise des manifestations ainsi que des collages d'affiches islamophobes et anti-immigration dans les principales villes de la région (Besançon, Montbéliard, Dole, Vesoul et Belfort) et dans des zones plus rurales notamment dans la Haute-Saône et dans le Doubs.
Fréquemment le groupe participe à des rassemblements de l'extrême droite essentiellement à Paris afin de s'inspirer, d'être conseillé sur ses méthodes d'action, de donner son avis, de diffuser ses idées et accroître son influence. Il aurait de ce fait trouvé un écho en Bourgogne et en Alsace. Le Front Comtois entretient des liens étroits avec d'autres mouvances, tel que le Mouvement national républicain (MNR), la Nouvelle droite populaire (NDP), le Parti de la France (PDF) ou plus récemment la Troisième voie. Le principal site Internet consacré au Front Comtois est le site du mouvement, régulièrement alimenté par des articles sur les principales idées du groupe ainsi que sur ses actions et ses projets ; articles que les visiteurs peuvent commenter. Le Front comtois fait partie de l'Union de la droite nationale.
Histoire Le Front comtois (anciennement Jeunesses identitaires de Franche-ComtéLa Presse Bisontine n° 120 - Avril 2011 (consulté le 4 janvier 2011).) est un mouvement issu du Bloc identitaireJournal L'Est républicain du 19 février 2011, édition locale du Doubs, par Alexandre Poplavsky. fondé en 2005, avant de devenir le Front Comtois en 2009. En effet, l'ancien parti dut se dissoudre à la suite de la profanation de la mosquée de Belfort en , juste avant l'Aïd el-Fitr ; une tête de porc avait été retrouvée dans l'édifice en construction, ainsi que du sang de cet animal sur un des mursLa profanation de la mosquée de Belfort sur Saphirnews.com (consulté le 15 avril 2011). accompagné d'inscriptions à connotation racisteBelfort : la future mosquée profanée sur le site du Conseil du Culte Musulman (consulté le 31 décembre 2011).. Après des soupçons à l'égard de membres des Jeunesses identitaires de Franche-Comté, une décision préfectorale met un terme au groupe et le Front comtois prend naissance en réactionRapport sur l'extrême droite en Franche-Comté du Comité de vigilance antifasciste franc-comtois (consulté le 31 décembre 2011).. Il est reconnu comme association loi de 1901 et rassemblerait aujourd’hui entre une trentaineFront Comtois: Gaëtan Perret coupable, sur le site de l'Est Républicain (consulté le 30 décembre 2011). et une centaine de militants à travers la Franche-ComtéExtrait du journal Le Progrès à propos du Front comtois, 04 avril 2009 (consulté le 21 mars 2010).. Gaëtan Perret est le responsable du mouvement ; il est également l'un de ses fondateurs avec Paul-Arnaud Croissant. Les premières actions du Front comtois ont consisté de mars à en des manifestations à Dole et à Belfort contre des réunions du Réseau éducation sans frontières, les membres étant revêtus de masques de porcs et effrayant les passants. Lors de l'élection régionale de 2010 en Franche-Comté, le groupe s’associe à d'autres partis pour former la « Ligue comtoiseRégionales : une liste à la droite de l’extrême droite, sur MaCommune.info (consulté le 8 février 2011). » mais son score au premier tour (environ 2,5 %Résultats officiels du premier tour des élections régionales de Franche-Comté sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur (consulté le 13 décembre 2010).) montre que son influence politique est très marginale (voir la section détaillée à ce sujet).
thumb|right|La librairie « l'autodidacte » de Besançon, librairie de la Fédération Anarchiste, vandalisée par le Front comtois notamment par des graffitis « WP » (White power). Les dégradations ont été effacées le lendemain
Le , plusieurs membres du Front comtois ont participé à une prière anti-avortement organisée par des catholiques intégristes à la cathédrale Saint-JeanAvortement: Besançon sous tension des extrêmes, sur MaCommune.info (consulté le 20 novembre 2010)., avec des groupuscules d'extrême droite et le groupe anti-avortement S.O.S. Tout-petits. S’est alors tenu à Besançon un contre-rassemblement organisé par le Scalp et déposée par la CNTLa mobilisation antifasciste du 21 mars 2010 sur le site officiel du Scalp à Besançon (consulté le 24 janvier 2010). réunissant environ 200 personnes ; le cortège a rencontré place de la Révolution une trentaine de membres du Front comtois qui, sans la police, auraient pu être maltraités. Les membres ont été finalement escortés par les forces de l’ordre, hors des zones de manifestation. Ce fut l'action la plus importante organisée à Besançon par le mouvement, avec le déploiement de banderoles ou sur de grands axes de la ville.
Plusieurs autres manifestations du groupuscule ont défrayé la chronique locale, notamment une réunion avec Serge Ayoub à Montbéliard le Mobilisation « antifasciste » à Montbéliard, sur MaCommune.info (consulté le 23 janvier 2011).. Dans une salle louée par la ville au Front comtois, se tient officiellement Une manifestation antifasciste s'est alors déroulée place Denfert-RochereauLa contre-manifestation de Montbéliard sur le site officiel de France Bleu Montbéliard (consulté le 24 janvier 2010). sous l'égide du Scalp, de la FSU ainsi que de la CGT qui avaient déclaré dans un communiqué : . Entre 150 et 200 personnes venant de Montbéliard, de Besançon et du reste de la région Franche-Comté et même de Saint-Étienne ont alors tenté de perturber la réunion du Front comtois, qui sans la protection de policiers auraient pu être chahutés ; ce fut d'ailleurs le cas de trois jeunes du groupuscule d'extrême droite qui furent frappés avant que les forces de l'ordre ne s'interposentJournal L'Est républicain du 23 janvier 2011, édition locale du Pays de Montbéliard..
En , le mouvement fut accusé d'avoir tagué une librairie anarchiste et un ancien squat autogéré de Besançon, ou encore d'avoir piraté le blog du Scalp de Besançon durant la même nuitDes tags et affiches xénophobes dans les rues de Besançon, sur MaCommune.info (consulté le 7 février 2011).. Fin 2010, le journal Le Post révèle que l’un des membres de la liste « La ligue comtoise, non aux minarets » et adhérent du Front comtois a acheté un grand nombre de bombes lacrymogènes« Franche-Comté : Drôles de photographies sur le site du Front comtois » sur Lepost.fr (consulté le 13 décembre 2010)..
En , le groupuscule a fait l'objet d'une plainte par plusieurs associations et syndicats à cause de certains éléments de son site, en parallèle à une enquête ouverte par Thérèse Brunisso, la procureur de la République de Montbéliard, pour incitation à la haine racialeLa justice s’intéresse au Front comtois, sur MaCommune.info (consulté le 21 février 2011).. Il lui est reproché d'avoir détourné des marques de gastronomie comtoise pour une publicité aux relents racistes : les patrons interrogés à ce sujet se sont dits « scandalisés » et envisageaient de porter plainte. À la suite de cette affaire, le maire de Montbéliard, Jacques Helias, a décidé de ne plus louer de salles au groupe, et notamment le local que l’association avait sollicité pour organiser un grand repas le et qui se trouve à côté de la mosquée de Montbéliard. Puis, le , un concert rock anticommuniste organisé par le mouvement à Épenoy comme une fête d'anniversaire, est mis en cause et qualifié de manifestation nazi notamment par les médias, et est interditLe concert nazi d’Epenoy démasqué et annulé, sur MaCommune.info (consulté le 30 décembre 2011)..