La () est une ligue américaine professionnelle féminine de basket-ball. Elle compte 15 équipes (et devrait passer à 18 d'ici 2030). Son siège social se trouve à Midtown Manhattan. Les Comets de Houston, Lynx du Minnesota et Storm de Seattle sont les équipes les plus titrées avec quatre titres.

Fondée le et détenue par la NBA. le championnat a débuté en 1997. La saison régulière se déroule de mai à septembre, chaque équipe disputant 44 matchs. Les huit meilleures équipes (toutes conférences confondues) se qualifient pour les séries éliminatoires, qui se terminent par la finale, disputée en octobre.

Le All-Star game a lieu à mi-saison, en juillet. La ligue organise une compétition annuelle de mi-saison, la Commissioner's Cup. La WNBA est un membre actif d'USA Basketball (USAB), reconnue par la Fédération internationale de basket-ball (FIBA) comme l'instance dirigeante du basketball aux États-Unis.

Histoire Création de la ligue (1996-1997) La création de la WNBA est officiellement approuvée par la le . Même si la n’est historiquement pas la première compétition professionnelle de basket-ball féminin aux États-Unis, elle a l’avantage d'avoir le soutien de la , la ligue majeure de basket-ball nord-américaine. Val Ackerman est nommée présidente de la ligue.

La ligue entame sa première saison en fanfare en 1997, dans la foulée de la victoire de l'équipe féminine des États-Unis aux Jeux olympiques de 1996. La ligue comprend alors 8 équipes : Liberty de New York, Sparks de Los Angeles, Comets de Houston, Sting de Charlotte, Rockers de Cleveland, Mercury de Phoenix, Monarchs de Sacramento, Starzz de l'Utah. Chaque équipe est implantée dans une ville comptant déjà une franchise NBA, le nom et les couleurs de la franchise évoquant la plupart du temps son homologue masculin (les Starzz de l'Utah avec le Jazz de l'Utah…). Au début de cette saison, la WNBA bénéficie d'une couverture télévisée grâce à des partenariats avec des chaînes américaines, dont ESPN et NBC.

La WNBA axe sa campagne sur les trois stars de l'équipe nationale : Rebecca Lobo, Lisa Leslie et Sheryl Swoopes. Mais durant la première saison, l'équipe de Leslie réalise des performances médiocres et Swoopes, enceinte, ne joue pas. La vraie star qui émerge dans cette première saison est Cynthia Cooper, nommée MVP, qui mène les Comets de Houston au titre en battant en finales le Liberty de New York. Une Française évolue dans cette ligue, Isabelle Fijalkowski, la grande (1,96 m) intérieure qui jouera aux Rockers de Cleveland pendant 2 saisons. Elle est avec Laure Savasta des Monarchs de Sacramento, la première Française à jouer dans une ligue de basket-ball professionnelle aux États-Unis, devançant de quelques mois son compatriote Tariq Abdul-Wahad. La WNBA met en valeur l'implication sociale des joueuses, notamment mais pas seulement avec l'exemple de Kim Perrot. Chaque année, la WNBA met en valeur la dépistage et le financement de la lutte contre le cancer du sein avec par exemple des témoignages à la mi-temps, diffusion d'informations en partenariat avec les associations, matches télévisés avec équipes jouant en maillots roses.

La domination de Houston et l'expansion de la ligue (1997-2000) La saison 1999 est un tournant dans la jeune histoire de la ligue : la principale ligue concurrente, l’ABL, jugée meilleure sur le niveau de jeu, a fermé ; tandis que la NBA sort d'une saison ternie et raccourcie par la grève des joueurs. Quatre équipes ont rejoint la ligue depuis 1997, portant le nombre total à 12. La sélection lors de la draft de la star des Volunteers du Tennessee de l'université du Tennessee, Chamique Holdsclaw, marque le rajeunissement d'une ligue traditionnellement composée d'internationaux et de vétérans.

L'audience des matchs pour certaines franchises atteint des records historiques. Avant le début de la saison, un accord collectif sur les salaires est signé entre la ligue et les joueuses, devenant le premier accord de ce type conclu dans l'histoire du sport professionnel féminin.

Succès des Sparks de L.A. et changement de propriétaire de la ligue (2001-2002) En 2000, la WNBA double de taille, deux nouvelles équipes rejoignant la ligue en 1998, deux autres en 1999 et enfin quatre autres en 2000. Les équipes sont alors détenues collectivement par la NBA. Après la saison 2002, la NBA vend les équipes WNBA, soit à leurs homologues masculins dans la même ville, soit à de nouveaux investisseurs. Les changements de propriétaires causent deux déménagements et deux faillites avant le début de la saison 2003. Les Rockers de Cleveland font faillite à la fin de la saison. De 16, la WNBA passera en 2009 à 12 franchises, témoignant d'une expansion initiale trop rapide.

Bill Laimbeer laisse sa marque (2003-2006) En plus de cette restructuration, l'association des joueuses de la WNBA menace de faire grève si un nouvel accord salarial n’est pas trouvé avec la ligue. Les négociations retardent le début de la saison 2003, jusqu'à la conclusion pour quatre ans d'une convention collective le . L'accord crée le premier statut d'agent libre (« ») dans le sport professionnel féminin nord-américain. La convention prévoit également une augmentation des salaires des joueuses de 4 % par an. Pour la première année d'application de l'accord, le salaire minimum des vétérans augmente de 5%, atteignant annuels, alors que celui des rookies est maintenu à .

La saison 2004 s'avère la plus disputée de l’histoire de la ligue, avec presque toutes les équipes en lutte pour une place en play-offs. Néanmoins, le , Val Ackerman, présidente de la WNBA, annonce sa démission, effective le , justifiant vouloir passer plus de temps avec sa famille Démission de Val Ackerman. Elle est remplacée par Donna Orender, ancienne joueuse de basket-ball professionnelle qui a officié comme vice-présidente du PGA Tour. Elle devient présidente de la WNBA le .

La WNBA connaît une nouvelle expansion en 2005, avec la création d’une franchise à Chicago, le Sky de Chicago, mais en , le Sting de Charlotte annonce la fin de ses activités. Une draft de dispersion est alors organisée le .

La saison 2007 est la de l’histoire de la WNBA, devenant ainsi la première ligue professionnelle féminine américaine à exister plus de 10 saisons consécutives. La ligue profite de son pour élire les Meilleures joueuses des 10 ans de la WNBA, composée des joueuses ayant le plus marqué la ligue que ce soit d’un point de vue sportif et extra-sportif, par leur contribution au rayonnement et au développement de la ligue et du basket-ball féminin.

En 2006, la WNBA adapte ses règles et passe de deux mi-temps de à quatre quart-temps de et le shot clock de 30 à .

Amener « Paul Ball » à la WNBA (2007-2009) En octobre 2007, la ligue annonce la création d’une nouvelle franchise à Atlanta, le Dream d'Atlanta, et qui se constitue lors d’une draft d'expansion. L’équipe débute en mai 2008. Lors de la saison régulière 2008, le premier match en plein air de basket-ball professionnel de l'histoire de l'Amérique du Nord se dispute au Arthur Ashe Stadium à New York entre le Liberty de New York et le Fever de l'Indiana devant . Le Fever remporte la rencontre 71-55.

vignette|Sue Bird lors d'une rencontre en 2008. En 2008, la WNBA lance le programme qui distingue mensuellement une joueuse pour son implication caritative ou solidaire pour renforcer l'initiative annuelle du Trophée Kim Perrot de la sportivité remis depuis la fondation de la ligue.

En décembre 2008, la ligue annonce la fin de la franchise des Comets de Houston, quadruples championnes WNBA, faute de repreneur. Une draft de dispersion est alors organisée le . La dissolution de cette franchise emblématique fait douter de la pérennité de la WNBA, d'autant que le Storm change également de propriétaires après la délocalisation de l'équipe NBA des Sonics. .

Avec un afflux de nouveaux talents comme Candace Parker, Angel McCoughtry ou Sylvia Fowles, la WNBA veut croire en un futur radieux. La ligue signe un contrat avec ESPN et ABC pour la diffusion de ses matchs. Le , le Mercury de Phoenix signe un partenariat avec l'entreprise Lifelock pour qu'elle figure sur ses maillots.. C'est la première fois dans l'histoire de la WNBA qu'une publicité figure sur un maillot. Quelques jours plus tard, les Sparks de Los Angeles annoncent le même type de partenariat, en s'alliant avec Farmers Insurance.

Le , la WNBA annonce que le Shock de Détroit est relocalisé à Tulsa, Oklahoma; l'équipe est renommée Shock de Tulsa. Le , la WNBA annonce cette fois que les Monarchs de Sacramento font faillite à cause d'un manque de soutien de ses propriétaires, la famille Maloof, également propriétaires des Kings de Sacramento. La ligue se met à la recherche de partenaires pour implanter l'équipe dans la Baie de San Francisco. Malheureusement, aucun propriétaire ne se manifeste et une draft de dispersion est organisée le .

Le , les Mystics de Washington reçoivent la visite du président Barack Obama et de sa fille Sasha pour assister à un match de saison régulière .

Consolidation de la WNBA (2010-2019) Peu avant la fin de la saison 2010, la WNBA fait état d'une légère progression de l'affluence moyenne aux matches ( par match) et des audiences télévisées de 14 % (après 8 % l'année précédente). La présidente de la ligue s'est dite confiante en la présence des 12 équipes actuelles pour 2011 et a assuré que les franchises se rapprochent de l'équilibre financier . Le nombre de spectateurs se maintient entre 7500 et 8000 de 2010 à 2013, mais l'audience se développe fortement sur internet. La draft 2013 est la première à bénéficier d'une diffusion télévisée nationale aux heures de grande audience grâce au teasing sur les (Griner, Delle Donne, Diggins), cette saison étant également marquée par un renouvellement de l'identité visuelle de la ligue. Selon la présidente du Storm Karen Bryant, ce succès montre que la WNBA doit trouver son audience par elle-même plus qu'en s'appuyant sur la NBA.

En 2013, la WNBA renouvelle son logo et signe un nouveau contrat de diffusion avec ESPN jusque 2022 pour la diffusion de 30 rencontres par saison pour de dollars par an. L'arrivée de Brittney Griner est attendue au-delà du cercle habituel d'attention du basket-ball alors qu'avec une affluence moyenne de fans par rencontre, la WNBA enregistre en 2012 ses plus fortes affluences depuis sa création. La WNBA essaie de valoriser son audience autour du public LGBT. Toujours depuis 2013, la WNBA modifie ses règles pour reculer la ligne des trois points à la distance FIBA de .

Dirigeante du Storm de sa fondation à 2014, Karen Bryant explique les difficultés de son combat pour rendre la ligue viable malgré ses spécificités par rapport à la NBA ou au basket-ball universitaire. En effet, la WNBA est une ligue d'été alors que le basket-ball est plutôt associé à un sport hivernal et que les joueuses ont pour la plupart une activité à l'étranger le reste de la saison. De plus, avec seulement douze franchises restantes, la WNBA laisse de larges pans du territoire américain sans présence. Enfin sa reconnaissance médiatique, notamment par les radios, reste très perfectible. Lors du WNBA All-Star Game 2014, considéré comme le plus réussi avec une rencontre disputée et l'émergence de jeunes stars telles que Shoni Schimmel et Skylar Diggins, la présidente de la WNBA Laurel J. Richie révèle que six franchises étaient bénéficiaires la saison précédente, soit quatre de plus qu'en 2012 et que la franchise NBA des Warriors de Golden State avait un intérêt soutenu pour créer une treizième franchise.