Léon Henri-Martin est un médecin et préhistorien français, né le à Paris et mort le au Peyrat (Blanzaguet-Saint-Cybard, Charente). Il est enterré au cimetière Montparnasse.
Biographie D'abord licencié en sciences naturelles, Léon Henri-Martin devient ensuite docteur en médecine avec une thèse publiée en 1901, intitulée Les artères coronaires du cœur des vertébrés.
Il est le petit-fils d’Henri Martin, sénateur et historien français et fils de Charles-Henri Martin, passionné par les sciences naturelles. Après une licence en sciences naturelles, il poursuit en médecine et défend sa thèse sur les artères coronaires au cœur des vertébrés. Il pratique avant tout la médecine civile puis militaire et s'intéresse à l'embryologie et à l'herpétologie avant de se consacrer à partir de 1904 à la Préhistoire.
Il est l'un des membres fondateurs de la Société préhistorique française, dont il devient secrétaire en 1904, puis président en 1910, puis président d'honneur jusqu'à sa mort.
Engagé en tant que médecin volontaire durant la guerre de 1914-1918, il est ensuite honoré pour ses travaux sur les causes des complications des blessures thoraciques. Il participe également à la création des collections du Musée du Val-de-Grâce.
Travaux Léon Henri-Martin travaille dès 1905 sur le site moustérien de La Quina (Gardes-le-Pontaroux, Charente), auquel il consacre de nombreuses années de fouilles et d'études. Il y pratique alors des fouilles et des recherches méthodiques : il dissèque son terrain aussi bien qu’un corps vivant. Il découvre de nombreux ossements humains de type néandertalien, comme Homo 5 (dit La Dame de La Quina, aujourd’hui conservée au Musée d'Archéologie nationale), Homo 18 (l’enfant de La Quina, conservé au Musée d'Archéologie nationale) ou la mandibule H9 (au Musée des Confluences). Il installe au Peyrat – à proximité du gisement de La Quina, dans la commune voisine de Blanzaguet-Saint-Cybard – un laboratoire de préhistoire et d'anatomie comparée, rattaché par la suite à l'École pratique des hautes études. Il est l'auteur de travaux précurseurs en taphonomie et en archéologie expérimentale. Il est également un précurseur en archéozoologie. Il utilise énormément la photographie et document ainsi la vie de chantier mais aussi les pièces étudiées. Certains préhistoriens font même appel à lui pour qu’il photographie certaines de leurs propres pièces.
A partir de 1909, il mène des premiers sondages au Roc-de-Sers, non loin du Peyrat. Il le fouille dès 1919 et trouve de 1927 à 1929 les blocs de la fameuse frise sculptée du Roc-de-Sers, aujourd'hui conservée au Musée d'Archéologie nationale.
A partir de 1921, il accueille sur son site de La Quina, les étudiants et étudiantes de l'American School of Prehistoric Research, fondée, entre autres, par Charles Peabody.
Il fit don de ses collections au musée d'Archéologie nationale, au muséum national d'histoire naturelle et au muséum de Toulouse.
Postérité Il décède soudainement en 1936, dans son logis du Peyrat et laisse ses recherches en suspens. Elles ont été reprises en 1953 par Germaine Henri-Martin, sa fille, puis en 1996 par André Debenath.
Collection de Léon Henri-Martin
Publications Artères coronaires du cœur chez les vertébrés, Paris, G. Steinheil éditeur, 1901, 96 p. À propos des éolithes : La ligne sinueuse dans la taille du silex, Publication premier congrès de la Société Préhistorique de France - Session de Périgueux, Imprimerie Monnoyer, Le Mans, 1906, 7 p. « Industrie moustérienne perfectionnée - Station de La Quina (Charente) », Bulletin de la Société préhistorique française, 1906, vol. 3, , . « Présentation d'ossements utilisés de l'époque moustérienne », Bulletin de la Société Préhistorique française, 1907, vol. 4, , . Recherches sur l'évolution du Moustérien dans le gisement de la Quina (Charente), fascicule : industrie osseuse, Paris, Schleicher frères, 1910, 315 p. « La percussion osseuse et les esquilles qui en dérivent. Expérimentation », Bulletin de la Société préhistorique française, 1910, vol. 7, , - 304. Discours prononcé le à la séance d'inauguration du congrès préhistorique de France en tant que président du congrès - Session d'Angoulême - Imprimerie Monnoyer, Le Mans, 1912, 8 p. À propos de la robusticité du maxillaire inférieur de l'homme, Publication orale séance du - Bulletin de la Société préhistorique de France, Imprimerie Monnoyer, Le Mans, 8 p. L'homme fossile de la Quina, Archives de Morphologie générale et expérimentale - Paris, 1923 Recherches sur l'évolution du Moustérien dans le gisement de la Quina (Charente), 1923 , . La frise sculptée et l'atelier solutréen du Roc, Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, 1930, série, tome XX La station aurignacienne de La Quina (Charente), Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1930, tome XX, 77 p., [31) f. de pl. La sculpture sur pierre dans la vallée charentaise du Roc, publication orale le à l'Association lorraine d'études anthropologiques, 7 p. L'influence orientale dans l'art quaternaire, publication orale à l'École supérieure des postes et des télégraphes pour le compte de l'Association française pour l'avancement des sciences, 6 p. Nouvelles constatations faites dans la station aurignacienne de la Quina (Charente) - Bulletin de la Société préhistorique Française - 1936 - Imprimerie Monnoyer, Le Mans, 32 p.
Références
Bibliographie . Dictionnaire bibliographique des Charentais, Éd. Le Croît Vif, 2005 . Marc Groenen, Pour une histoire de la préhistoire, Éd. J. Millon, 1994 .
Liens externes
Catégorie:Préhistorien français Catégorie:Société préhistorique française Catégorie:Naissance en mars 1864 Catégorie:Décès en juin 1936 Catégorie:Décès en Charente Catégorie:Décès à 72 ans