Hérouville-Saint-Clair est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de Population municipale . (les Hérouvillais).

Village en périphérie de Caen nommé Hérouville jusqu'en 1957, il accueille sur son territoire dans les années 1960 la construction d'une ville nouvelle, entraînant la multiplication par 13 en vingt ans de sa population, devenant à la fin du la seconde ville du département, rang disputé avec Lisieux à la suite du tassement de la démographie lors des années 2000.

Géographie Situation Hérouville se trouve au nord-est de Caen. Elle est à de la mer. Le territoire couvre hectares..

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Hydrographie La commune est située dans le bassin de l'Orne, au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Orne, le Dan, le canal de Caen à la Mer et le Petit Dan. Les hauteurs se situent à l'ouest, entre la zone de la Sphère et la Haute-Folie. Les points les plus bas correspondent au canal et à la sortie de l'Orne du territoire. L'altitude varie de 1,02 à 70,54 mètres.

L'Orne, d'une longueur de , borde le territoire à l'est. Elle prend sa source dans la commune d'Aunou-sur-Orne et se jette dans l'embouchure de l'Orne à Merville-Franceville-Plage, après avoir traversé .

Le Dan, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Anisy et se jette dans le canal de Caen à la mer à Blainville-sur-Orne, après avoir traversé .

Le canal de Caen à la mer, un canal, chenal navigable d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Caen et se jette dans l'embouchure de l'Orne à Ouistreham, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'Hérouville-Saint-ClairLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. .

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le lac 1 () et le lac 2 ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet.

Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Carpiquet à à vol d'oiseau., est de , l'amplitude thermique annuelle est de 12,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports vignette|droite|Tram à la station Château d'Eau. La ville d'Hérouville est desservie par le réseau de transport en commun Twisto qui permet de se déplacer pour rejoindre la ville de Caen ainsi que d'autres villes aux alentours. De 2002 à 2017, la ligne B du tramway rejoignait le cœur d'Hérouville dont il est un des deux points d'accès, au quartier de la Grâce de Dieu de l'autre côté de Caen. En 2019, à l'issue des travaux de transformation, le tramway de Caen dessert la commune.

La ville est aussi desservie par le boulevard périphérique de Caen qui permet de se déplacer n'importe où dans l'agglomération caennaise en un minimum de temps. Elle peut accéder rapidement à l'autoroute A13 par l'intermédiaire du viaduc de Calix, vaste pont construit au début des années 1970 enjambant une portion de l'espace portuaire de Caen.

À l'est commence la départementale "D515", sur 4 voies, qui permet de rejoindre la ville portuaire de Ouistreham en une dizaine de minutes. Aussi grâce avec les transports en communs de la ville de Caen (Twisto) avec la ligne 12, 22 et en vélib en en quarantaines de minutes.

Toponymie vignette|droite|250px|redresse=1.4|Les deux Hérouville Saint-Clair-d'(H)érouville et Saint-Pierre-d'(H)érouville sur la carte de Cassini (milieu du ).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Herulfi villa vers 1066., Herulfivilla en 1066 et 1083, Hetrutfivilla., Herolfivilla, Herolvilla ou Herovilla.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». Le premier élément Hérou- représente, comme le montrent les formes anciennes régulières, le nom de personne germanique Herulf ou encore Hairulfus (comprendre Hairulf, sans la désinence latine des textes rédigés en latin médiéval). Herulf(us) se retrouve également dans Harfleur (Seine-Maritime, Harofloth en 1025 ; Herolfluoth en 1035), associé à l'appellatif -fleu(r) issu probablement du vieil anglais flēot ( > anglais fleet) « cours d'eau, bras de mer ».

Ce prénom devenu patronymique sous les formes Hérouf, jadis uniquement attesté en Basse-Normandie., et ailleurs en Normandie Harou, Hérout et , bien que certains d'entre-eux remontent à Hairold(us) / Harold, comme dans Bois-Héroult (Seine-Maritime, Bosco Heroldi 1203).

Remarque : ces auteurs ne proposent pas le nom de personne vieux norrois HærulfR (vieux danois Herulf)Site de Nordic Names : nom de personne Herulf (lire en anglais) https://www.nordicnames.de/wiki/Herulf alors qu'il est semblable, et que Hérouville se situe dans la zone de diffusion de la toponymie scandinave la commune contiguë de Mondeville désignée Amundi villa en 990 et qui contient sans ambiguïté le nom de personne norrois Ámundi.

L'homonymie apparente avec Hérouville-en-Vexin (Île-de-France) est peut-être fortuite et se limite dans ce cas à une simple homophonie.

Il existait jadis une distinction entre les paroisses de Saint-Clair-d'Hérouville et Saint-Pierre-d'Hérouville (voir carte de Cassini). Cependant, la dédicace à saint Clair des deux églises paroissiales est identique.

Hérouville devient Hérouville-Saint-Clair le .L'église Saint-Clair d'Hérouville-Saint-Clair est dédiée à Clair de Normandie, ermite dans le Bocage normand au avant de trouver refuge dans le Vexin.

Le Code officiel géographique considère que le H est muet..

Histoire De l'Antiquité au Moyen Âge vignette|gauche|Vestiges de la chapelle Saint-Vincent, Lébisey. Il faut souligner la pauvreté de la recherche archéologique sur le site de la commune à l'époque de son expansion, qui a entraîné l'absence quasi totale de recherches archéologiques sur deux sites d'occupation (au sens archéologique) gallo-romaine qui auraient pu s'avérer prometteurs :

villa de Lébisey : une découverte vraisemblablement fortuite d'un bâtiment d'environ a eu lieu en 1835 par un membre de la société des antiquaires de Normandie, M. de Magneville, à proximité du bois de LébiseyM. de Magneville, Notice sur d'anciennes constructions découvertes à Lébisey, commune d'Hérouville, en 1835, M.S.A.N, 317-325. L'inventeur découvrit sur le site "beaucoup de fragments de briques et de tuiles à rebords"M. de Magneville, Notice sur d'anciennes constructions découvertes à Lébisey, commune d'Hérouville, en 1835, M.S.A.N, 321. villa de La Grande Delle : lors des travaux de construction des bâtiments d'habitation en 1965 a été dégagée une villa. Les travaux étaient bien avancés lors de la mise en place de fouilles de sauvetage, et c'est dans une zone à demi-bâtie qu'ont pu être dégagés un certain nombre de vestigesClaude Varoqueaux, « Une habitation gallo-romaine à Hérouville-Saint-Clair, Fouille de sauvetage », Annales de Normandie, 1967, , , . Cinq dépotoirs gallo-romains furent retrouvés, avec des éléments de céramiques ordinaires ou sigillées, débris alimentaires divers et monnaies permettant une datation large du site de Domitien à Constantin. Fut découvert à proximité un sarcophage romain, vidé avant l'arrivée des archéologues.

L'histoire de l'occupation du site d'Hérouville est donc très mal connue.

Il faut signaler en outre les découvertes de deux haches de pierre polie, de l'époque néolithique mais étudiées hors contexte archéologique et donc difficilement exploitables. En outre, des bateaux d'époque gallo-romaine furent trouvés au dans l'Orne qui longe la commune.

Le bourg naît au haut Moyen Âge sur les ruines romaines. Des sépultures mérovingiennes furent fouillées en 1963 autour de l'ancienne église.

Époque moderne et contemporaine

Époque moderne vignette|Vestiges du clos de la delle du Mont. Les malheurs frappent la commune à l'époque moderne : les temps de la Réforme voient le site dévasté, en particulier les édifices religieux. De même au ce sont les épidémies qui frappent Lébisey. La seigneurie passe d'un dénommé Pierre marquis d'Hérouville et de la Rivière (décédé en 1670) à Jean-Baptiste Colbert.

La seigneurie passe de la famille de Colbert à celle très ancienne des Montmorency par mariage.

Le à 10h34., un séisme frappe la région caennaise. La tour de l'église d'Hérouville est endommagée et une maison s'écrouleGeorges Dubosc, « Les Tremblements de terre en Normandie », dans le Journal de Rouen du 21 décembre 1909.

De la Révolution française à la fin du

La commune est née en 1793 de la fusion de trois paroisses : Saint-Clair-d'Érouville ; Saint-Pierre-d'Érouville dont l'église est détruite vers 1794Édouard Lagnel, Robert Caillaud, « Fouilles dans le cimetière Saint- Pierre à Hérouville-Saint-Clair », Annales de Normandie, 1967, , , ; Saint-Ursin d'Éperon.

À cette date, on recensait à Hérouville 553 habitants. Tout au long du , ce chiffre reste relativement stable ; la croissance démographique reste comprise dans une fourchette allant de 465 habitants au minimum en 1800 à 662 au maximum en 1862.

Du début du à la Reconstruction

Histoire récente Démographie et indicateurs sociaux

La population augmente très légèrement à partir des années 1920-1930. Mais c'est à partir des années 1960 que la population explose véritablement : en 1962, en 1968 et en 1975. Ce chiffre a peu varié depuis 1975.

Dans les années 1950-1960, la population de Caen et de son agglomération est marquée par un des plus forts taux de croissance de France. Afin de faire face à cet accroissement de la population, le plan d'urbanisme directeur de l'agglomération caennaise, élaboré en 1959 et approuvé en , prévoit donc la création de nouveaux quartiers en périphérie du centre historiqueAlain Rabec, « La construction de la grande agglomération caennaise du plan d'urbanisme directeur de 1965 au schéma directeur révisé de 1994 », Études normandes, n°1-2, 1996. La zone à urbaniser en priorité d'Hérouville-Saint-Clair est officiellement créée le en même temps que celles de la Pierre Heuzé et du Chemin vert à CaenÉlise Lowy, « Quartiers populaires et écologie », 224 dans Salvador Juan (dir.), Actions et enjeux spatiaux en matière d'environnement, Paris, L'Harmattan, 2007, .