Le d'artillerie () est un régiment d'artillerie français, créée en 1833 pendant la monarchie de Juillet au moyen d'éléments provenant de divers régiments d'artillerie.
Création et différentes dénominations : Création du Annuaire de l'Etat militaire de France pour l'année 1834 page 430. 1854 : 1872 : 1883 : () 1924 : dissolution 1939 : ()
Chefs de corps
: Jean Jacob Adam Hyacinthe Gabriel Eggerlé : Baron Prosper de Lagrange : Nicolas Louis Raoul : Philippe Louis François Henri Joseph de Benoît de La Paillonne : Charles Claire Hubert : Léon Batbedat : Gaspard Chabord : Jacques Louis Eugène Labastie : Gabriel Louis Prosper d'Hauteville : Félix François Louis Clappier : Jean Nicolas Eugène Melchior : Henri Charles Ferdinand Vasse-Saint-Ouen : Daniel Lévy Salvador : Baron Henri Berge : Césaire Antoine Albert Lanty : colonel comte de Novion : colonel Louis : Simon Lucien Trône ... 1910 - 1911 : colonel Grand-Didier 1913 : colonel Siben - : colonel Dauve - : lieutenant-colonel Poncet - : lieutenant-colonel Fouch - : lieutenant-colonel Lenoir - : lieutenant-colonel Bath ... 1939 - 1940 : lieutenant-colonel Alfred Jacobson
Historique des garnisons, combats et batailles du RA
De 1834 à 1851 Le est créé par l’ordonnance royale du , qui porte de 11 à 14 le nombre de régiments d'artillerie français. Il n'est dans les faits mis sur pied qu'en à Lyon avec : 1 batterie à chevalbatteries à cheval : tout le monde est à cheval et 2 batteries montéesbatteries montées : conducteurs à cheval et servants à pied. du 1 batterie à cheval et 2 batteries montées du 3 batteries montées et 1 batterie à piedbatteries à pied : tout le monde est à pied du 2 batteries montées et 1 batterie à pied du
En il est en garnison à Lyon, puis en il rejoint Toulouse puis Rennes en 1840.
En 1844, il part en garnison à Metz, puis à partir de 1849 il est caserné à Besançon, ville où le régiment reste jusqu'en 1857.
Le participe à la conquête de l'Algérie, envoyant par roulement une batterie entre 1837 et 1860. La (1837-1845) prend notamment part au siège de Constantine, à l'expédition des Portes de Fer ou à la prise de Collo (1843). La batterie (1845-1850) participe au siège de Zaatcha.
Second Empire Par décret du , il devient un régiment exclusivement monté, formé de quinze batteries. Il garde 8 de ses batteries et cède 4 batteries au , 1 batterie au et 2 batteries au et reçoit en échange 7 batteries du et 1 batteries au .
Les , , , , participent à la guerre de Crimée et participent aux batailles de l'Alma, de Balaklava et d'Inkerman en 1854, et de la Tchernaïa en 1855.
En Algérie, la (numérotée avant 1854) et une section de la sont attachées à l'expédition de 1857 en Grande Kabylie, notamment à la Bataille d'Icheriden. La même année, le régiment quitte Besançon pour Douai.
En 1859, les , , , , , , et batteries rejoignent l'armée d'Italie qui combat avec le Piémont-Sardaigne contre les Autrichiens. En particulier, les , , , , combattent aux batailles de Solférino, de Turbigo et de Magenta.
En 1865, le régiment part de Douai pour sa nouvelle garnison à La Fère jusqu'en 1868 puis est caserné à Bourges.
Guerre franco-allemande En , les huit batteries montés du (, , , , , , et ) rejoignent l'armée du Rhin. Elles forment un régiment à quatre groupes de deux batteries, sous les ordres du colonel Salvador. La batterie est dédoublée le , formant une bis. La batterie et la sont transformées en batteries montées et rejoignent le le d'armée. Dix-sept batteries seront mises sur pied par le dépôt du régiment d' à : la , la , la , la , la , la , la , la , la , la , la , la , la , la , la et les et batteries de montagne. La batterie, montée, est créée le par dédoublement de la à pied.
Les , , et batteries participent à la Bataille de Rezonville le . Les et batteries sont notamment attaquées par la cavalerie prussienne avant d'être dégagées par la cavalerie française. Les batteries 5 à 10 combattent ensuite lors de la bataille de Saint-Privat () et de la bataille de Noiseville ( et ). À la bataille de Saint-Privat, les , , et batteries sont placées en retrait près des carrières d'Amanvillers pour couvrir le repli du français. Les batteries continuent de soutenir les combats en septembre jusqu'au (Bataille de Bellevue). Le , à l'issue du siège de Metz, les huit batteries se rendent aux Allemands sur ordre du maréchal Bazaine.
Le , le dépôt du régiment qui a déjà créé six batteries quitte Bourges et se réfugie à Toulouse d'où partiront onze autres batteries.
Les et batteries rejoignent la défense de Paris et combattent d'octobre à décembre aux batailles de Bagneux, de Champigny et de Drancy). De même, les et participent aux combats autour de la capitale : la prend ainsi part à la bataille de Châtillon le puis aux différentes attaques de la Malmaison. La reste défendre les murs de Paris.
Les batteries , , , , , , et combattent avec l'armée de la Loire. Les , et rejoignent ensuite l'armée de l'Est. La combat à Coulmiers le . La bataille de Beaune-la-Rolande voit la participation des et le . Les , et combattent autour d'Orléans, à la bataille de Loigny et à la bataille d'Orléans du au . Le , les et prennent part à la bataille du Mans.
Avec l'armée de l'Est combattent les , , , et , ainsi que la . Les , et prennent part à la bataille de Villersexel. La et la participent au combat d'Arcey le , prélude à la bataille d'Héricourt à laquelle prennent part toutes les batteries sauf la . Les six batteries se replient finalement en Suisse le .
De 1871 à 1914 vignette|Conducteur du en 1902. Les , , , et font partie de l'armée versaillaise chargée de défendre le gouvernement contre la Commune de Paris.
En , le dépôt rejoint Bourges et le régiment rejoint Vincennes dès .
Lors de la réorganisation du , le garde 11 de ses batteries, et cède 1 batterie au , 4 batteries au et 1 batterie au .
Le remaniement du 28 septembre 1873 le place dans la , lui ajoute une batterie à cheval du et lui enlève quatre batteries à montées au .
En 1881, les et batteries participent à l'expédition française sur le territoire de la régence de Tunis. La batterie revient en France en et la en .
En , après l'affaire du Tonkin, les et sont réorganisées en batteries de montagne pour participer à l'expédition du Tonkin. Elles participent aux opérations jusqu'en où elles rembarquent à Haïphong pour la France.
Le régiment est caserné à Vincennes et Paris jusqu'en 1914.
Première Guerre mondiale En casernement à Vincennes et Paris
Affectation Artillerie divisionnaire (AD/10) de la Division d'ArtillerieHistorique du 13 régiment d'artillerie de campagne pendant la guerre 1914-1918A.F.G.G, 10 D.I, tome 10.2, vue 78 du Corps d'ArméeA.F.G.G, 5 C.A, tome 10.1, vue 662
Composition : 9 batteries de 75 et 3 batteries à cheval rattachées à la 1 division de cavalerie.
1914 Groupe de renforcement Il est créé en avec des réservistes du . Il combat au sein de l'artillerie divisionnaire (AD) de la d'infanterie. En , l'AD 55 devient le .
1915 et groupes Le , deux batteries de canons de 75 portés sur tracteur Jeffery Quad sont créées au dépôt du régiment à Vincennes. Chaque batterie compte dix tracteurs, quatre portant un canon et les autres un caisson de munitions. Une troisième batterie est créée le .
1916 et groupes Elles combattent séparément avant d'être regroupées au sein du du le . Trois autres batteries, formant le du régiment, sont créées le .
1917 et groupes Le , ces deux groupes forment le d'artillerie.
1918
Entre-deux-guerres
Le régiment est dissout le et ses éléments renforcent le d'artillerie à Vincennes.
Seconde Guerre mondiale
Le est recréé le par le centre de mobilisation de l'infanterie . Constitué d'une batterie hors rang, de trois groupes de canons de 75 et d'une batterie divisionnaire antichar (BDAC), il est rattaché à la d'infanterie.
De 1945 à nos jours
Un groupe de marche du (1/) est constitué à partir du groupe du régiment à Bourges et est dirigé sur le Maroc le , sur le vapeur Pasteur. Il est attaché à la division de Fez.
Guerre d'Algérie
Le 1/ participe à la guerre d'Algérie.
En 1961, l'unité est stationnée à Laghouat et ses soldats servent comme fantassins, renforcés d'une batterie de canons.
La signature des accords d’Évian du permettent aux troupes françaises de rentrer progressivement en métropole. Mais après le cessez-le-feu du en Algérie, le participe avec 91 autres régiments à la création de 114 unités de la Force locale. Le forme la UFL-UFO composée de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires algériens et placée sous les ordres de l'Exécutif provisoire, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.
Traditions Insigne vignette|upright=.5|L'insigne du d’artillerie. L'insigne du régiment en 1939 porte un fer à cheval chargé d'un centaure lançant un obus, symbole de l'alliance de l'intelligence des hommes et de la force des chevaux.
Étendard vignette|gauche|upright=1.2|Le revers de l'étendard du d'artillerie. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Constantine 1837 Zaatcha 1849 Sébastopol 1854-1855 Solférino 1859 Extrême-Orient 1885 La Somme 1916 L'Aisne 1917-1918
Décorations Le est cité à l'ordre de l'armée le .
Personnalités ayant servi au sein du régiment vignette|Le chef d'escadron Rimailho, en uniforme du vers 1910.
Jacques Baratte (1898-1989), industriel, capitaine de réserve, commandant la batterie en 1939-1940. André-Louis Cholesky, mathématicien, commande la batterie du régiment de 1909 à 1911. Adrien Dubouays de la Bégassière alors chef d'escadron Nécrologie du général de division Dubouays de la Bégassière, page 310. Ferdinand Foch, maréchal de France a été commandant d'une batterie du régiment en ... Toussaint Gallet (1905-1970), médecin, résistant et éditeur, médecin lieutenant en 1939-1940. Charles Hoffbauer (1875-1957), peintre 2e bureau de recrutement de la Seine, classe 1895, cote D4R1 840, Numéro de matricule : 2711 Georges Holstein (1905-1944), lieutenant vétérinaire du groupe du régiment en 1939-1940, résistant, mort en déportation Édouard Laffon de Ladebat, rejoint le régiment en 1855. Alphonse Nudant, futur commandant de région militaire et président de la Commission interalliée permanente d'armistice, commande comme capitaine une batterie en 1904-1905Le Petit parisien, 21 janvier 1920, p. 2, col. 4 (Lire en ligne).. Jean-Baptiste Pancrazi, membre de la bande à Bonnot, est au service automobile du en 1916Registres matricules du recrutement militaire, Constantine, Algérie, 1903, matricule 1039. Émile Rimailho, artilleur et ingénieur, est chef d'escadron au en 1906. Antoine Targe, dreyfusard et général, est chef d'escadron au en 1901. René Spaeth (René d'Alsace) (1890-1972), poète et journaliste régionaliste, fondateur de l'Académie d'Alsace
Notes et références Notes
Références
Sources et bibliographie
13e Régiment d"artillerie de campagne 1939-40 Seize eaux fortes du canonnier Patriarche d'après ses croquis du front. "130 ex; édition hors commerce réservée aux anciens du 13° RAD." , . Historique du 13e régiment d'artillerie Henri Kauffert : Historique de l'artillerie française Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Voir aussi Articles connexes Régiment d'artillerie français Liste des grades dans l'armée française liste des régiments français
Liens externes
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