Le Vicaría de la Solidaridad (ou Vicariat de la Solidarité) était une organisation catholique chilienne, défendant les droits de l'homme sous la dictature de Pinochet. Elle succéda en 1976 au Comité Pro Paz (Comité pour la paix). Le Vicariat fut officiellement créé par Paul VI à la demande du cardinal Raúl Silva Henríquez, archevêque de Santiago de 1961 à 1983. Il cessa de fonctionner en 1992, avec la transition chilienne vers la démocratie, étant remplacé par une Fondation du Vicariat de la Solidarité, qui continua à émettre des rapports sur les droits de l'homme au Chili. Son dernier responsable, Sergio Valech, fut plus tard chargé du rapport Valech sur la torture.
Du Comité Pro Paz au Vicariat Le Comité Pro Paz avait été créé dès le lendemain du coup d'État du 11 septembre 1973, associant juifs et catholiques dans la lutte contre les violations des droits de l'homme commises par les forces armées chiliennes. La junte de Pinochet contraignit en 1975 le Comité à se dissoudre, menant l'archevêque Raúl Silva Henríquez à obtenir la création du Vicariat de la Solidarité sous la protection pontificale.
Celui-ci fut institué le , avec l'évêque à sa tête. Désormais, si le Vicariat s'était éloigné des autres églises et des communautés juives, il était aussi devenu une institution officielle de l'Église catholique, ce qui la protégeait des menées de Pinochet, lequel revendiquait une certaine idéologie national-catholique. Le Vicariat créa un département d'aide juridique pour les desaparecidos et autres victimes de torture (aboutissant à accumuler des archives de plus de 85 000 documents concernant diverses affaires), ainsi qu'une section d'aide sociale (achats collectifs, repas en commun, etc.).
En 1978 il organisa un Symposium international de défense des droits de l'homme, ce qui lui valut une récompense de l'ONU en . Il convoqua en 1984 les Journées pour la vie en guise de protestation contre la politique mortifère de la dictature, obtenant en 1984 le prix Bruno-Kreisky, en 1986 le et en 1988 le de l'UNESCO.
En , l'un de ses membres, Manuel Parada, communiste et marié à Estela Ortiz, la fille d'un membre du comité central assassiné en 1976 lors de l'opération Calle Conferencia, fut séquestré et assassiné sauvagement lors du Caso Degollados, qui déclencha un scandale public et la démission du général César Mendoza.
Liste des responsables VicaireDébut de fonctionsFin de fonctionsJuan de Castro Reyes Ignacio GutiérrezSantiago TapiaSergio Valech Aldunate
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Precht, Cristián: En la huella del buen samaritano. Ed. Tiberiades. Gutiérrez, Juan Ignacio (1986), La Vicaría de la Solidaridad. Madrid, 1986.
Article connexe Servicio Paz y Justicia
Liens externes
Fundación Documentación y Archivo Vicaría de la Solidaridad Archivo Vicaría de la Solidaridad Fundación Solidaridad Vicaría de Pastoral Social (continuadora de la labor social que realizaba la Vicaría de la Solidaridad) Premio Príncipe de Asturias de la Concordia 1986 Sala virtual de Memoria Chilena sobre la Vicaria (incluye una biblioteca virtual, cronologías y la historia de la Vicaría)
Nota de Prensa, Fallecimiento sacerdote Juan de Castro Reyes
Catégorie:Association ou organisme lié au catholicisme Catégorie:Association ou organisme pour la défense des droits et des libertés Catégorie:Dictature militaire d'Augusto Pinochet Catégorie:1976 au Chili Catégorie:Lauréat du prix Princesse des Asturies de la concorde Catégorie:Lauréat du prix des droits de l'homme des Nations unies Catégorie:Disparition forcée au Chili