Guillaume-Michel Cerise (Dossier de légion d'honneur - Archives nationales - LH/461/79 - à Aoste - à Paris) était un militaire français d'origine valdôtaine des .

Biographie thumb|Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Né le du notaire Jean-Antoine Cerise, Guillaume-Michel Cerise se livrait avec succès à des études scientifiques notamment la médecine à Turin lorsque l'armée révolutionnaire française franchit les Alpes pour la première fois.

Doué d'une âme ardente et généreuse, il accourut, avec plusieurs de ses compagnons, se ranger sous l'étendard de la liberté, en qualité de simple volontaire. Mais cette armée, n'ayant pu conserver sa conquête, repassa les monts. La réaction, qui eut lieu presque immédiatement, faillit lui devenir fatale : le mouvement fut comprimé et beaucoup de patriotes piémontais furent exécutés. Néanmoins il parvint à se sauver en deçà des monts, et y resta jusqu'à l'époque où le Piémont rentra sous la domination française.

Le , il entra au service comme sous-lieutenant dans la légion lombarde. lieutenant le 12 ventôse, capitaine-aide de camp du général Lahoz le , et chef d'escadron le , il servit à l'armée d'Italie de l'an IV à l'an VII, et se signala à l'affaire du pont de Faenza. Revenu sur sa terre natale, il eut le bonheur de payer, à plusieurs Français proscrits, l'hospitalité qu'il en avait reçue dans leur patrie.

Son dévouement lui valut un avancement rapide, et, à 27 ans, il était adjudant-général des troupes piémontaises (), grade qu'il avait encore à sa mort. Joubert avait pour lui la plus haute considération, et contribua à le faire nommer membre du gouvernement provisoire piémontais. De ce poste éminent sa réputation s'étendit bientôt en Italie : c'est pendant son administration qu'il publia un mémoire plein de justesse et de vérité, sur la situation politique du Piémont.

Quand Suwarow pénétra en Piémont à la tête des Austro-Russes, Cerise, toujours fidèle à la France, quitta sa patrie et vint joindre son armée sur la rivière de Gênes (1799). Enfermé dans Gênes avec le corps de Masséna, le général Cerise se distingua encore par sa bravoure. Ainsi, dans un seul jour, il reçut trois blessures, revint trois fois à la charge, et mérita les éloges du général en chef.

Il passa comme adjudant-commandant au service de la Première République française le , après avoir commandé en l'an IX plusieurs subdivisions territoriales. Réformé le 13 germinal suivant, et rappelé à l'activité le , il devint membre de la Légion d'honneur le , fut employé au camp d'Utrecht le 19 ventôse, et y reçut le 25 prairial la croix d'officier de l'Ordre.

Attaché à la cavalerie du corps de la Grande Armée en l'an XIV, il fit les campagnes de Prusse (1806), de Pologne (1807) et d'Autriche (1809).

Envoyé en Espagne le , les nombreuses blessures dont il était couvert le forcèrent, en 1811 à rentrer en France. Sorti du service actif le , il fut admis à la retraite le 19.

Il est à noter qu'il sortit des affaires publiques plus pauvre qu'il n'y était entré.

Il habitait, en 1815, une aux environs de Toulouse, quand les Verdets (royalistes), l'enlevèrent de sa maison, et le plongèrent dans un cachot. Cet événement aliéna sa raison, qu'il ne recouvra pas avec la liberté.

Sa femme ne l'abandonna pas, et ses soins héroïques lui préparèrent un asile en Hollande. Toutefois ébranlé par ces malheurs, le général Cerise retrouva sa liberté sans retrouver sa raison. C'est en vain qu'à travers toutes les persécutions d'une police inquisitoriale, sa compagne le ramena à Paris : après trois années de souffrances adoucies par des soins pieux, il succomba le .

lui avait conféré le titre de baron de l'Empire.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).

Titres

Baron Cerise et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Saint-Cloud))

Décorations

Légion d'honneur : Légionnaire (), puis, Officier de la Légion d'honneur ().

Vie familiale

Guillaume-Michel épousa le avec Wilhelmine Elisabeth Frédérique Sentf de Pilasch, qui était d'origine hollandaise. N'ayant pas de descendence, le titre nobiliaire passa à son neveu Laurent Cerise, célèbre médecin phrénologue à Paris. Celui-ci est le père du baron Guillaume Cerise. Armoiries Figure Blasonnement Armes du baron Cerise et de l'Empire

Écartelé, au premier d'argent, au lion naissant de sable, lampassé de gueules ; au deuxième des barons tirés de l'armée ; au troisième d'azur, à trois étoiles d'argent posées 2 et 1 ; au quatrième d'argent au cerisier arraché de sinople fruité de gueules. PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France))., et ses Compléments sur www.euraldic.com

Livrées : blanc, rouge, bleu, noir.

Annexes Bibliographie

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des membres de la noblesse d'Empire Armorial des barons de l'Empire

Liens externes

Catégorie:Personnalité liée à Allein Catégorie:Militaire italien du XIXe siècle Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Naissance en septembre 1769 Catégorie:Naissance à Aoste Catégorie:Décès en février 1820 Catégorie:Décès dans l'ancien 12e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 50 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 45)