José Antonio Labordeta Subías, né le à Saragosse et mort le dans la même villeFallece el escritor y político español José Antonio Labordeta | Grupo Milenio, est un auteur-compositeur-interprète, professeur, écrivain, poète, journaliste, présentateur de télévision et homme politique aragonais,député au sein du Congrès pour la Chunta Aragonesista durant les législatures VII et VIII« José Antonio Labordeta, un poeta escéptico e instigador de la conciencia aragonesa. » 20minutos, 19 de septiembre de 2010, consultado el mismo día..
Biographie Fils de Miguel Labordeta et de Sara Subias, il était le frère du poète Miguel Labordeta et s’est marié le avec Juana de Grandes, la nièce du général Agustín Muñoz Grandes. Il eut trois filles, Ana, Ángela et Paula, et deux petites-filles. Son neveu Juan Manuel Labordeta est un chanteur en retraite, ancien membre du groupe musical humoristique Puturrú de Fuá.
Il suivit ses études au Colegio Alemán de Zaragoza et dans l’école familiale où il obtint son baccalauréat. Il s’inscrit en Droit, et obtiendra finalement une licence en philosophie et lettres de l’Université de Saragosse, qui le nomma le docteur honoris causa. En 1964 il réussit le concours d’enseignement secondaire, en tant que professeur de géographie, histoire et art, et fut envoyé à l’Instituto Nacional de Bachillerato Ibáñez Martín de Teruel, ville dans laquelle il résida durant six ans. Tant au sein de cet institut qu’au Colegio Menor San Pablo il donna cours à Joaquín Carbonell, Federico Jiménez Losantos, Federico Trillo« Labordeta, medalla de oro de Aragón a título póstumo. » Archivado el 20 de septiembre de 2010 en Wayback Machine. cope.es, 20 de septiembre de 2010. Consultado el mismo día. y Manuel PizarroRedacción (20 de septiembre de 2010). « Manuel Pizarro honra al artista y manifiesta la "gratitud de sus alumnos"». Europa Press. Consultado el 3 de junio de 2020..
Il rejoint sa Saragosse natale en 1970, tout en continuant d’enseigner au sein du collège El Buen Pastor, en tant que directeur et professeur d’histoire, et à l’instituto de bachillerato Ramón Pignatelli. En 1972 il fonda avec Eloy Fernández Clemente, qu’il avait rencontré à Teruel, la revue culturelle Andalán, une revue d’information générale, publié à Saragosse de 1972 à 1987.
En 1976 il participa à la création du Parti Socialiste Aragonais et plus tard se présenta au Sénat avec Izquierda Unida. Comme membre de la Chunta Aragonesista (CHA), il fut élu député pour Saragosse en 2000, et représenta ce même parti au Congreso de los Diputados de 2000 à 2008Gómez, Rosario G. (27 de mayo de 2004). « Carmen Caffarel pide "un gran acuerdo" político para afrontar la reforma de RTVE ». El País. . Consultado el 24 de enero de 2022. « El proyecto de Caffarel fue acogido de manera dispar. Para el diputado del Grupo Mixto, José Antonio Labordeta, es un "cuento de hadas". »Manrique, Diego A. (24 de enero de 2022). « La pulsión suicida de Radio 3 ». El País. Consultado el 24 de enero de 2022. « Aparecen muchos momentos de involuntaria comedia en Canción triste de Radio 3. Como la exquisita hipocresía de Carmen Caffarel, asegurando en sede parlamentaria, ante una pregunta del diputado José Antonio Labordeta sobre Trébede, el eliminado espacio de folk, que volvería a la antena, ya que ella lo “oía con mucho gusto”. ». Il était également affilié au syndicat Comisiones Obreras depuis 1977« José Antonio Labordeta, premio al "Compromiso" de CCOO de Aragón 2010. » ccoo.es, Zaragoza, 20 de diciembre de 2010. Consultado el 27/12/2010.
Défenseur du « non à la guerre » et opposé à la dérivation de l’Ebre, il était un grand défenseur des intérêts de l’Aragon et des aragonais et marqua la différence dans l’hémicycle. Plusieurs fois il participa à des joutes verbales avec certains députés du Partido Popular. C’est au cours d’un de ces affrontements qu’il prononça son célèbre « a la mierda »« Labordeta Crack », YouTube [en línea]. Subido por el usuario DxHcf. Vídeo. Disponible en <http://www.youtube.com/watch?v=17l3g2HBho4>. [Consulta: 20.09.2010].. Il disait lui-même que cette phrase serait son épitaphe, et il expliquait qu’il la prononça à la suite d’une journée particulièrement éprouvante de débats sur la guerre d’Iraq au cours de laquelle on l’aurait interpellé en lui disant « vete con la mochilla a Teruel » ou bien « qué me dices cantautor de las narices », sans lui laisser l’opportunité de s’exprimer« Labordeta comenta su ¡A la mierda!», YouTube [en línea]. Subido por el usuario misextatv. Extracto del programa Salvados, de Gestora de Inversiones Audiovisuales La Sexta. Vídeo. Disponible en <http://www.youtube.com/watch?v=RGB71U4E1Rk>. [Consulta: 20.09.2010]..
José Antonio Labordeta est décédé le matin du à l’hopital Miguel Servet de Saragosse. Il était alors âgé de 75 ans et souffrait d’un cancer de la prostate diagnostiqué en 2006, et qui l’obligea à rester enfermé chez lui les derniers mois de sa vieBaeta, Fernando. El hombre que reinventó Aragón. « José Antonio Labordeta (1935-2010)». El Mundo. Consultado el 3 de junio de 2020.Redacción (21 de septiembre de 2010). « 'Canto a la Libertad' en La Aljafería ». Heraldo de Aragón. Consultado el 3 de junio de 2020..
Le dernier acte public de Labordeta s’est tenu le , lorsque les ministres de la Défense, Carme Chacón, et de l’Éducation, Ángel Gabilondo, lui ont remis chez lui la Gran Cruz de la Orden Civil de Alfonso X el Sabio ; une reconnaissance de la part du Gouvernement pour son savoir, ses convictions et sa défense de la liberté et du peuple, motifs pour lesquels il reçut également la Medalla al Mérito en el TrabajoRedacción (19 de septiembre de 2010). « Miles de personas despiden a Labordeta en Zaragoza ». El País (Madrid). . Consultado el 3 de junio de 2020..
Œuvre
Poésie Sa facette en tant qu'écrivain a toujours été reléguée au second plan car il était plus connu en tant que chanteur-compositeur et député. Cependant, en suivant l'exemple familial de son père (un professeur de latin passionné de poésie classique) et de son frère Miguel Labordeta, l'une des figures les plus éminentes de la poésie espagnole d'après-guerre, son activité poétique était primordiale dans sa vie. À cet égard, il déclara que sa véritable profession était celle d'écrivain et que ses chansons n'étaient rien d'autre que des poèmes mis en musiqueAntonio Pérez Lasheras, « José Antonio Labordeta, entre "las huellas de los labios" y "el duro roquedal"», publicado en <https://web.archive.org/web/20100826011048/http://www.10lineas.com/labordeta/libros.htm>. Consultado el 19 de septiembre de 2010. Análisis de su obra poética.. Quoi qu'il en soit, sa poésie révèle une voix plus intime, méditative et existentielle que ses chansons, qui sont plus engagées et sociales. Il a publié son premier recueil de poèmes en 1959, bien avant le début de sa carrière musicale, et a été l'auteur des recueils suivants : Sonata ibérica, 1958 (inédit) Sucede el pensamiento, 1959 Las Sonatas, 1965 Cantar y callar, 1971 Treinta y cinco veces uno, 1972 Tribulatorio, 1973 Método de lectura, 1980 Jardín de la memoria, 1985 Diario de un náufrago, 1988 Monegros, 1994
En 1976, il publia l'anthologie Poemas y canciones (éditions Lumen, collection El Bardo), et en 2004, seulement de son œuvre poétique, est publiée la sélection Dulce sabor de días agrestes.
Son premier livre de poésie, Sucede el pensamiento, est une tentative de concilier le style intellectuel de Juan Ramón Jiménez avec le néopopulaire de la Génération de 27, mais on y remarque encore le poids de la nécessité d'acquérir une voix propre, surtout compte tenu de l'influence de la poésie "tremendista" et épilyrique de son frère Miguel Labordeta, dont José Antonio ne peut pas s'échapper. Cependant, l'ennui et le vide existentiel, ainsi que l'influence de César Vallejo ou Paul Verlaine, sont des traits authentiquement personnels. Selon Eloy Fernández Clemente, cette œuvre pourrait être définie comme "une poésie du moi plongé dans un monde fermé et sans grands espoirs"Voz « José Antonio Labordeta Subías. » Gran Enciclopedia Aragonesa (en línea)..
L'œuvre la plus décisive de son parcours poétique est Cantar y callar, qui était prête à être publiée en 1967 mais ne parut que quatre ans plus tard. Selon Antonio Pérez Lasheras, Diario de un náufrago représente l'un des sommets de sa poésie. Il s'agit d'un livre unifié par les dates qui donnent leur titre aux poèmes, comme un journal personnel, mais ses thèmes vont au-delà de la simple poésie de l'expérience, car il combine tous les intérêts sociaux et existentiels qui étaient présents dans ses œuvres poétiques antérieures, toujours mélancoliques, y compris la préoccupation pour le destin. La vie de l'homme est un naufrage dans une solitude angoissée, dominée par l'ennui et le vide. On y montre également l'importance de l'oubli et de la mémoire, retrouvée grâce à une technique fréquente dans sa poésie, celle du monologue et même du dialogue avec des personnes disparues. La voix du poète se consolide dans ce livre, "l'un des plus beaux de son auteur et des plus singuliers des dernières années de la poésie espagnole", selon les mots de Pérez Lasheras.
Son dernier recueil de poèmes, "Monegros", a un ton différent, ironique et moqueur, qui insiste sur l'aragonaisisme, l'une des constantes de sa poésie. José Antonio Labordeta réfléchit, dans le cadre du désert de Monegros, sur les hommes qui l'habitent en les figeant dans le temps à travers de brèves estampes poétiques et de courts vers.
Ses derniers poèmes ont été publiés sur un blog« José Antonio Labordeta - Poemas ». Consultado el 29 de noviembre de 2017..
En 2011, la maison d'édition zaragozana Eclipsados a publié Setenta y cinco veces uno, la poésie complète de Labordeta en deux volumes. Le premier intitulé La duda del paisaje. Vida y obra de José Antonio Labordeta est une biographie approfondie réalisé par Antonio Pérez Lasheras ; et le second, Setenta y cinco veces uno. Poesía reunida 1945-2010, rassemble toute sa poésie de 1945 à 2010.
Prose Son œuvre narrative a également été remarquée. Initiée en 1971 avec Mediometro, inclus dans la revue littéraire Papeles de Son Armadans. En 1974, son premier livre, Cada cual que aprenda su juego, est publié, comprenant deux nouvelles courtes. En 1986, il publie El comité, un récit court. Le roman Mitologías de mamá date de 1992, et Cuentos de San Cayetano (2004) est un recueil de contes mettant en scène deux enfants, avec pour toile de fond l'Espagne d'après-guerre. En 2007, son dernier roman, En el remolino, paraît. Il existe d'autres contes dispersés qui ont été publiés dans des revues culturelles comme Andalán (dont il a été le fondateur) ou ÍnsulaJosé Antonio Labordeta. Libros..
« Mediometro », 1970, nouvelle, inclus dans Papeles de Son Armadans Cada cual que aprenda su juego, 1974, deux nouvelles courtes El comité, 1986, roman Mitologías de mamá, 1992, roman Cuentos de San Cayetano, 2004, contes En el remolino, 2007, roman Mercado Central, 2011, contes Paisajes queridos, 2017, contes
Sur le plan de l'essai, il convient de mentionner l'importance de ses livres de voyage Aragón en la mochila (1983) et Un país en la mochila (1995), dans lesquels il publie, en les développant, les scénarios de l'émission de télévision du même nom. En 2001, il publie Con la mochila a cuestas. Il s'est consacré à la recherche et à la diffusion de la poésie de son frère Miguel dans plusieurs livres de nature philologique, tel que celui publié en collaboration avec Javier Delgado, Recuerdo de Miguel Labordeta (Zaragoza, Diputación Provincial, 1987). César Vallejo, l'un des auteurs qui ont le plus influencé sa poésie, a également fait l'objet d'un de ses essais de critique littéraire.
Aragón en la mochila, 1983, livre de voyage avec Javier Delgado : Recuerdo de Miguel Labordeta, 1987, essai Un país en la mochila, 1995, livre de voyage