Le est un ancien parti politique japonais d'opposition au Parti démocrate du Japon (PDJ), officiellement traduit en anglais par Sunrise Party (SP). Il s'agissait du nouveau nom pris le par le , ou officiellement en anglais Sunrise Party of Japan (SPJ), créé le par cinq parlementaires (trois représentants et deux conseillers) dissidents plus ou moins anciens du Parti libéral-démocrate (PLD), emmenés par les anciens ministres Takeo Hiranuma et Kaoru Yosano (ce dernier ayant finalement quitté le parti en 2011). Le gouverneur de Tokyo Shintarō Ishihara a également rejoint ce nouveau parti, de même que deux anciens ministres de Koizumi, Toranosuke Katayama (ministre des Affaires intérieures et un des artisans de la réforme postale) et Nariaki Nakayama (ministre de l'Éducation à l'origine d'une guerre des manuels). Le mouvement est réorganisé le pour devenir la force de soutien à Shintarō Ishihara, celui-ci ayant démissionné du poste de gouverneur de Tokyo pour revenir en politique nationale en vue des prochaines élections législatives. Seulement quatre jours plus tard, le , Shintarō Ishihara et Tōru Hashimoto se mettent d'accord pour faire cause commune afin de constituer une « troisième force » entre PDJ et PLD aux élections législatives du mois suivant, malgré leurs divergences de fond sur un certain nombre de sujets (notamment le nucléaire ou le TPP, faisant partie pourtant des principaux thèmes de la campagne, tandis que le parti de Tōru Hashimoto est nettement moins conservateur que celui d'Ishihara). Le Parti de l'aube se dissout alors pour se fondre dans l'Association pour la restauration du Japon (ARJ), dont Ishihara prend la présidence.
Membres Membres fondateurs
Les six membres fondateurs du parti comprennent trois représentants, deux conseillers et un gouverneur.
Les trois représentants sont : thumb|left|200px|Takeo Hiranuma Takeo Hiranuma : arrière-petit-neveu biologique par sa mère et fils adoptif de l'ancien Premier ministre d'avant-guerre Kiichirō Hiranuma, il est député pour une circonscription de la préfecture d'Okayama depuis 1980. Il fut membre du PLD jusqu'en 2005, ministre des Transports de 1995 à 1996 mais surtout du Commerce extérieur et de l'Industrie (rebaptisé en 2001 ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie) de 2000 à 2003. Il a fait partie des « rebelles postaux » s'étant opposé au projet de privatisation de la poste de Jun'ichirō Koizumi : cela lui a valu d'être limogé du gouvernement en 2003 et de se voir refusé l'investiture du PLD aux élections législatives de 2005. Malgré cela, il a été réélu en tant qu'indépendant. Il est connu pour ses positions conservatrices, nationalistes, voire xénophobes. Il organise ainsi le une réunion avec 40 parlementaires contre le projet de loi de réforme de la succession japonaise qui prévoit à l'époque d'ouvrir celle-ci au femmes, et déclare alors craindre que, si la réforme est mise en place et que donc la princesse Aiko devienne un jour impératrice, elle épouse plus tard un étranger « aux yeux bleus ». Le , à la suite de l'appel lancé en par la conseillère démocrate Renhō, d'origine taïwanaise par son père, de réduire les fonds gouvernementaux investis dans l'élaboration d'un super-ordinateur, il l'accuse de ne pas assez défendre les intérêts du Japon et dit d'elle : « Je ne veux pas dire, mais elle n'est pas Japonaise à l'origine. Elle a été naturalisée, puis elle est devenue parlementaire ». Il avait fondé, après les élections législatives du , un groupe parlementaire baptisé « Comité pour le Bien-être des Citoyens et la Raison d'état » et réunissant des députés indépendants d'opposition au PDJ et au PLD. thumb|200px|Kaoru Yosano Kaoru Yosano : député pour Tokyo de 1976 à 1979 et depuis 1980, il fut un membre important du PLD jusqu'à ce qu'il en démissionne le après plusieurs mois passés à critiquer le président du parti, Sadakazu Tanigaki, qu'il ne juge pas assez offensif dans ses attaques contre la nouvelle majorité et notamment de ne pas assez joué sur les scandales financiers qui touchent alors le Premier ministre Yukio Hatoyama et le secrétaire général du PDJ Ichirō Ozawa. Conservateur fiscal et libéral économique adepte de profondes réformes structurelles (il a soutenu ainsi activement la politique de Jun'ichirō Koizumi ainsi que la privatisation de la poste), il défend tout particulièrement la rigueur budgétaire et une hausse de la taxe sur la consommation, thèmes sur lesquels il s'est présenté à la présidence du PLD (et donc au poste de Premier ministre) en , arrivant en deuxième position derrière Tarō Asō qui au contraire prônait à l'époque la relance par la consommation et donc par l'injection de fonds publics dans l'économie et une baisse des impôts. Il a été plusieurs fois ministres : de l'Éducation de 1994 à 1995, du Commerce international et de l'Industrie de 1998 à 1999, de la politique économique et fiscale ainsi que des services financiers de 2005 à 2006 et de 2008 à 2009, de la Réforme règlementaire en 2008 et des Finances en 2009, de même que Secrétaire général du Cabinet en 2007. Hiroyuki Sonoda : député pour une circonscription de la préfecture de Kumamoto depuis 1986, il est successivement membre du PLD et de la faction Seiwakai (ex-faction Fukuda et Abe, conservatrice libérale et réformatrice) de 1986 à 1993, du Nouveau Parti pionnier (centre réformiste) de 1993 à 1998, des non inscrits de 1998 à 1999 et de nouveau du PLD, mais cette fois-ci en son sein du Kōchikai ou faction Koga (conservatisme modéré et recherche de la cohésion entre les factions), de 1999 à 2010. Il a soutenu la politique réformiste libérale de Jun'ichirō Koizumi et tout particulièrement la privatisation de la poste. Nommé secrétaire général adjoint du parti en 2009, il quitte le mouvement en même temps que Kaoru Yosano, et pour les mêmes raisons, le .
Les deux conseillers sont : Takao Fujii : homme politique de deuxième génération, il est conseiller pour la préfecture de Gifu de 1981 à 1993 et depuis 2007 et ancien député de 1993 à 2005, il est membre du PLD de 1981 à 2005 et de 2006 à 2010 ainsi que du Heiseikai (ex-faction Takeshita, Obuchi, Hashimoto, Tsushima et actuel groupe Nukaga, conservatrice libérale traditionnellement favorable à une diplomatie régionale asiatique active, notamment avec la Chine, et pour une certaine dose d'injections de fonds publics dans l'économie, surtout par le biais des travaux publics). Il a été ministre des Transports de 1997 à 1998 et président de la commission de la Discipline de la Chambre des conseillers de 2007 à 2010. Il a fait partie des « rebelles postaux » en 2005 et pour cela n'a pas été investi par le PLD et battu par un candidat pro-Koizumi et pro-réformes aux élections législatives de cette année. Il est toutefois revenu au sein du parti majoritaire après le départ de Koizumi en 2006 et a été réélu parlementaire, à la chambre haute cette fois, en 2007. Il a à nouveau démissionné du PLD le lendemain du départ de Kaoru Yosano et Hiroyuki Sonoda, le . Yoshio Nakagawa : issu d'une dynastie politique de Hokkaidō, il est le frère cadet d'Ichirō Nakagawa (ministre de 1977 à 1978 et de 1980 à 1982, suicidé en 1983) et l'oncle de Shōichi Nakagawa (ancien ministre de 1998 à 1999, de 2003 à 2006 et de 2008 à 2009, notamment des Finances, décédé en 2009). Il est conseiller pour Hokkaidō depuis 1998, réélu en 2004, et ancien président de l'Assemblée préfectorale de son île natale de 1995 à 1997, il est membre du PLD de 1979 à 2010 ainsi que du Shisuikai (ex-faction Kamei et actuel groupe Ibuki, de tendance conservatrices voire traditionalistes et plutôt nationalistes). Il a voté contre les lois de privatisation de la poste en (ce qui lui a valu une suspension d'un an du parti), mais, après les législatives du et le retour à la Diète de ce projet de réforme, il l'a ensuite adopté. Proche de Takeo Hiranuma, qui fut notamment un collaborateur de son défunt frère, il est convaincu par ce dernier de devenir le cinquième parlementaire à rejoindre son nouveau mouvement et lui permettre ainsi d'atteindre le quota nécessaire pour être reconnu par la loi de financement politique comme un parti. Il a démissionné du PLD le même jour que Kaoru Yosano et Hiroyuki Sonada, le .
Enfin, le gouverneur de Tokyo et ancien écrivain (Prix Akutagawa de 1955) Shintarō Ishihara a également participé à la fondation de Tachiagare Nippon, étant notamment à l'origine du nom du parti. L'une des figures les plus populaires mais aussi controversées de la classe politique japonaise en raison d'un certain franc parler et de déclarations fracassantes faisant souvent polémiques sur la nation japonaise, le statut des étrangers ou ses relations avec ses voisins (dont surtout la république populaire de Chine), c'est un ancien conseiller de 1968 à 1972 puis député de 1972 à 1995 sous les couleurs du PLD. Il fut également ministre de 1976 à 1977 et de 1987 à 1988, et a dirigé avec Ichirō Nakagawa un groupe de pression devenu ensuite une faction sous le nom d', regroupant des réformateurs nationalistes et des faucons en matière de politique étrangère (notamment hostiles à la république populaire de Chine et proches de Taïwan). Il rejoint ensuite le Seiwakai de Takeo Fukuda (groupe conservateur libéral plutôt favorable à une réforme interne du PLD et de sa manière traditionnelle de faire de la politique, notamment en limitant le poids des factions dans le processus de décision). Il s'est présenté comme indépendant et sans le soutien d'aucun grand parti politique à l'élection du gouverneur de Tokyo qu'il remporte en 1999. Il a ensuite été réélu avec l'investiture des principaux mouvements de la scène nationale (PLD, Nouveau Kōmeitō et PDJ) en 2003 puis seulement de ceux de la majorité de centre-droit encore au pouvoir à l'époque (PLD et Nouveau Kōmeitō) en 2007. Il est partisan d'un Japon fort sur la scène internationale, avec une certaine notion « d'indépendance nationale », telle qu'exposée dans son ouvrage 'No' to ieru nihon (Le Japon qui peut dire « No ») écrit en collaboration avec le cofondateur de la compagnie Sony, Akio Morita, et publié en 1989.
Ralliements ultérieurs
Trois anciens parlementaires ont également rejoint le parti : Toranosuke Katayama, annoncé le comme candidat pour les élections à la chambre haute et confirmé le . Il fut auparavant membre de la Chambre des conseillers pour la préfecture d'Okayama de 1989 à 2007 sous les couleurs du PLD et du Heiseikai. Il est un des quelques membres de cette dernière faction à avoir soutenu Jun'ichirō Koizumi dont il a été le ministre de la Gestion publique, des Affaires intérieures, des Postes et Télécommunications jusqu'en 2003. Il a ainsi été l'un des premiers artisans de la privatisation postale. Il est battu en 2007 au vote unique non transférable par la candidate démocrate Yumiko Himei.