Le est un parti politique japonais. Initialement fondé sous le nom de - officiellement traduit en anglais par New Renaissance Party (NRP), soit en français Nouveau parti de la Renaissance (NPR) - le par quatre membres de la Chambre des conseillers, la chambre haute de la Diète du Japon, jusque-là dans l'opposition au Parti libéral-démocrate (PLD) mais en désaccord avec la direction de leurs partis et souhaitant se rapprocher de ce dernier. Ils étaient menés par Hideo Watanabe, dissident du Parti démocrate du Japon (PDJ), et Hiroyuki Arai, ancien du Nouveau parti Nippon (NPN). Après le ralliement du populaire dissident du PLD Yōichi Masuzoe, qui en devient le nouveau dirigeant, il se transforme pour prendre son nom actuel le . Après les élections à la Chambre des conseillers du , Hiroyuki Arai, qui est désormais le seul parlementaire du parti, en devient le président.
Historique Club Kaikaku Formation
Le parti (plus exactement mouvement politique, n'ayant pas à l'époque les qualifications requises pour être reconnu en tant que parti politique, tout particulièrement le fait d'avoir au moins cinq parlementaires) est officiellement créé le , en réaction à la situation de crise parlementaire créée par la division de la Diète entre une Chambre des représentants largement dominée par la coalition gouvernementale PLD-Nouveau Kōmeitō depuis sa victoire écrasante aux élections législatives de 2005, et une Chambre des conseillers, certes moins puissante mais pouvant retarder le travail législatif, dominée depuis le renouvellement de la moitié de ses membres en 2007 par l'opposition non-communiste structurée autour du PDJ. Les membres fondateurs du Club Kaikaku reprochent notamment à cette dernière de s'être engagée dans une stratégie d'opposition systématique et donc de contribuer à un blocage de la situation, tout en regrettant que : « La Chambre haute est maintenant utilisée comme un outil de contre-pouvoir de la Chambre basse ». Hideo Watanabe explique ainsi la démarche du nouveau mouvement : « Il y a eu beaucoup de spéculation, mais notre fondement principal dans la formation du parti est de poursuivre le véritable but de la Chambre haute et d'accroître la valeur du système bicaméral ». Il entend ainsi à l'époque mettre en œuvre un dialogue permanent entre les différents partis afin de faire évoluer la situation.
Ses quatre membres fondateurs, tous des conseillers jusque-là de l'opposition, sont : deux démissionnaires du PDJ, tous deux étant allés à l'encontre la consigne de leur parti lors du vote du sur le choix du gouverneur de la Banque du Japon (la direction démocrate ayant appelé à votre contre le candidat du gouvernement, Hiroshi Watanabe, parce qu'il s'agit d'un ancien haut fonctionnaire du ministère des Finances Japan Considered Podcast, Vol. 4, , 11/04/2008) : Hideo Watanabe, membre de la Chambre des représentants de 1976 à 1993 et de la Chambre des conseillers à la proportionnelle nationale depuis 1998, ancien ministre des Postes et Télécommunications sous les couleurs du PLD de 1991 à 1992, il avait finalement quitté ce mouvement en 1997 pour rejoindre le principal parti d'opposition de l'époque, le Shinshintō. Après l'éclatement de ce dernier en , il avait suivi son président, et lui aussi ancien du PLD, Ichirō Ozawa dans la formation de son nouveau parti, le Parti libéral, de tendance libérale économique et réformatrice sur le modèle de la révolution conservatrice de Margaret Thatcher ou Ronald Reagan. Il a par la suite fermement soutenu la fusion de ce parti avec le PDJ en 2003. Artisan des victoires démocrates lors des deux renouvellements tricennaux de la chambre haute de 2004 (au cours duquel il est lui-même réélu avec l'un des meilleurs scores des candidats du parti) et de 2007, il est à la suite de cela porté à la présidence de la Commission de l'Économie et de l'Industrie de la Chambre des conseillers de 2007 à 2008. Il s'est toutefois montré à plusieurs reprises très proche des positions de la majorité, notamment concernant la réforme de la Constitution, et vote ainsi le , contre la position officielle de son parti, en faveur de la loi référendaire permettant le recours systématique au référendum pour les projets de révisions constitutionnelles H. MASAKI, « Japan Enacts Referendum Law », Transpacific Radio, 20/05/2007. Il s'est également de plus en plus montré hostile à la stratégie d'opposition dure mise en place par Ichirō Ozawa J. OKUMURA, « Can DPJ Dissenters Join the Ruling Coalition on the Other Side of the Road Money? », Global Talk 21, 25/04/2008. Il critique également son positionnement en matière d'affaires étrangères, notamment une attitude jugée trop complaisante à l'égard de la république populaire de Chine Ampontan, « Ozawa Ichiro’s foreign affairs », Ampontan, 29/01/2009. Il est depuis sa création jusqu'à sa transformation en NPR le président du Club Kaikaku. Yasuhiro Ōe, élu à la Chambre des conseillers à la proportionnelle nationale depuis 2001, réélu en 2007, sous les couleurs successives du Parti libéral puis du PDJ, il s'est vite positionné comme l'un des principaux représentants de l'aile droite conservatrice de ce dernier, et comme l'un des rares anciens membres du Parti libéral à prendre rapidement une ligne « anti-Ozawa ». Il est président de la commission du Territoire et des Transports de la Chambre des conseillers de 2006 à 2007, défend des liens plus proches avec Taïwan qu'avec la république populaire de Chine (étant plutôt proche du Parti démocrate progressiste de l'ancien président Chen Shui-bian, considéré comme hostile vis-à-vis de la politique d'une seule Chine, favorable à un État taïwanais indépendant et plus « pro-japonais » que le Kuomintang du nouveau président Ma Ying-jeou B. CHU, « Deep Green Academics, Ideas have Consequences! », The China Desk, 28/07/2006M. CHANG, YANG M.-C, L. WU, « DPP candidate confident of landslide in presidential election », CNA News, 18/12/2007). Il se fait également remarqué pour ses positions plutôt nationalistes et révisionnistes, assez minoritaires au sein du PDJ. Il fait ainsi partie avec les députés Kenji Tamura, Ei'ichirō Washio et Shū Watanabe des quatre seuls parlementaires démocrates, contre sept libéraux-démocrates et un indépendant, à signer la pétition envoyée le à l'ambassade américaine à Tōkyō pour demander le retrait du projet de Résolution 121 de la Chambre des représentants des États-Unis (finalement votée le suivant) réclamant des excuses officielles du gouvernement japonais pour la question dite des « femmes de réconfort » durant la Seconde Guerre mondiale et introduire ce sujet dans les programmes scolaires Liste des signataires de la pétition du 13 juillet 2007 demandant le retrait de la résolution 121 de la Chambre des représentants des États-Unis. Il est également l'un des approbateurs du film La Vérité sur Nankin de Satoru Mizushima, dont le but est de battre en brèche la soi-disant « vérité officielle » concernant le massacre de Nankin (les milieux nationalistes et révisionnistes japonais remettent surtout en cause le nombre de victimes du massacre avancé pourtant par une très large majorité d'historiens, soit entre ). Il est depuis sa création, et jusqu'à sa transformation, le président du Comité des Affaires générales et de celui des Affaires de la Diète du Club Kaikaku. deux indépendants non inscrits : Hiroyuki Arai, ancien représentant libéral-démocrate de 1993 à 2003 avant d'être élu à la Chambre des conseillers à la proportionnelle nationale sur la liste du PLD en 2004, il était membre au sein du PLD du Shisuikai, l'une des plus conservatrices sur le plan des valeurs et de la vision de la société. Ancien partisan de Jun'ichirō Koizumi dont il fut l'un des organisateurs de la campagne lors de sa première tentative de prendre la présidence du parti en 1995 ou en étant le chef de la communication du PLD lors des élections à la Chambre des conseillers de 2001, il s'oppose toutefois à son projet de privatisation de la poste japonaise de 2005 et fait donc partie cette année-là des « rebelles postaux » ayant quitté le parti majoritaire de l'époque. Membre fondateur et secrétaire général à partir d' du Nouveau parti Nippon de l'ancien gouverneur libéral, et pourtant lui-même plutôt réformiste, de Nagano Yasuo Tanaka. Il quitte toutefois ce petit mouvement et rompt avec Tanaka en afin de protester contre la modification récente par ce dernier de la constitution interne du parti visant à l'orienter plus vers ses thèses libérales et réformatrices que sur l'opposition conservatrice à la privatisation de la poste. Il siège ensuite comme indépendant jusqu'à la création du Club Kaikaku l'année suivante, dont il devient le secrétaire général, poste qu'il conserve dans la direction du NPR. Shinpei Matsushita, ancien secrétaire du conseiller libéral-démocrate puis indépendant de Miyazaki Motoi Nagamine (élu de 1995 à 2001) qui sera son mentor en politique, il est lui-même élu en 2004 sans étiquette au vote unique non transférable pour la préfecture de Miyazaki à la Chambre des conseillers. Il siège d'abord au sein du groupe commun « PDJ - Shin-Ryokufūkai », sans adhérer à aucun parti, puis quitte le groupe et devient donc un non-inscrit le , notamment parce qu'il n'a pas réussi à convaincre le PDJ d'investir son ancien parrain en politique, Motoi Nagamine, lui préférant le plus jeune Itsuki Toyama : celui-ci est élu tandis que Motoi Nagamine n'arrive qu'en quatrième position. Il se rapproche ensuite du PLD, et vote notamment en faveur de la reconduction de la mission d'approvisionnement des Forces japonaises d'autodéfense aux forces internationales engagées en Afghanistan telle que proposée par le gouvernement de Yasuo Fukuda en . Il est également un défenseur du film La Vérité sur Nankin.
Le Club Kaikaku devait initialement comporter un cinquième membre, à savoir la conseillère démocrate Yumiko Himei, élue en 2007 au vote unique non transférable dans la préfecture d'Okayama. Ayant tout d'abord, comme Watanabe et Ōe le , elle se ravise le lendemain, notamment grâce à l'intervention de Naoto Kan, de qui elle reste une proche au sein du parti K. NAGATA, « Four one short of forming party », The Japan Times, 30/08/2008.
Il ne faut toutefois pas longtemps au jeune mouvement pour pouvoir officiellement atteindre le quota de parlementaire requis pour être reconnu par la loi en tant que parti politique, avec le ralliement le d'un député indépendant ex-PDJ : Shingo Nishimura
Bien que se voulant au départ une passerelle entre majorité et opposition à la Chambre des conseillers, le Club Kaikaku devient en fait rapidement une force d'appoint de la coalition PLD-Nouveau Kōmeitō. Les quatre conseillers votent le en faveur de Tarō Asō comme Premier ministre, et seul Shingo Nishimura choisit un autre candidat (l'indépendant Takeo Hiranuma).
Après les élections législatives de 2009