Jean-Baptiste Philibert VaillantSes deux premiers prénoms étaient liés par un trait d'union, comme l'atteste son acte de naissance : http://archivesenligne.cotedor.fr/console/ir_ead_visu_lien.php?m=&ir=914&id=196280647# [page 699 du registre.] , né le à Dijon et mort le à Paris, est un homme politique et militaire français, maréchal de France en 1851, puis sénateur en 1852, ministre de la Guerre de 1854 à 1859, ministre de la maison de l'Empereur de 1860 à 1870, et ministre des Beaux-Arts de 1863 à 1870.

Biographie Origines Jean-Baptiste Philibert est le fils de Hubert Michel François Vaillant (1760-1823), avocat et membre de la Chambre des représentants lors des Cent-Jours pour la Côte-d'Or, et de sa première épouse, Bernarde Canquoin (1761-1798)Joseph Valynseele, Les Maréchaux de Napoléon III : leur famille et leur descendance, 1980, page 180-192 (lire en ligne).. Il a cinq sœurs et un frère, receveur au bureau de l'enregistrement de Baigneux-les-Juifs.

Premier Empire thumb|Maison natale à Dijon Élève de l'École polytechnique en 1807, puis de l'école du génie de Metz, dont il sort en 1809, il fait ses premières armes à Dantzig en 1811.

Aide de camp du général Haxo, dont il épousa la veuve en 1843, Jean-Baptiste Vaillant le suit avec la Grande Armée. En 1812, il rencontre Napoléon à Marienwerder. Le , il est fait prisonnier à Kulm (aujourd'hui Chelmno en Pologne) avec Haxo et Vandamme. Libéré à la paix, il rejoint Napoléon pendant les Cent-Jours, combat à Ligny, puis à Waterloo, avant de participer à la défense de Paris, au cours de laquelle il est blessé.

Restauration Chef de bataillon en 1826, Jean-Baptiste Vaillant prend part au 1830 à l'expédition d'Alger qui lui vaut une nouvelle blessure.

Monarchie de Juillet Après la campagne de Belgique, à laquelle il participe avec le grade de lieutenant-colonel, il est de nouveau en Algérie en 1837, chargé de la direction des fortifications à Alger le en remplacement du colonel Thiébault. Maréchal de camp en 1838, il est commandant de l’École polytechnique en 1839 et 1840, il est nommé ensuite à la direction des fortifications de Paris et accomplit un travail considérable sous les ordres du général Dode de La Brunerie.

Lieutenant-général en 1845, il sera aussi nommé inspecteur général jusqu'en 1848.

Deuxième République Le général Vaillant reçoit, au mois de mai 1849, lors de l'expédition de Rome, le commandement des troupes du génie. L'habileté avec laquelle il dirige le siège de la ville éternelle lui vaut d'être fait grand-croix de la Légion d'honneur en juillet 1849 puis maréchal de France en décembre 1851.

Second Empire Sénateur en , puis grand maréchal du palais, fonction qu'il occupe pendant la totalité du Second Empire jusqu'en 1870, Vaillant entre également à l'Académie des sciences en 1853.

Il est ministre de la guerre de mars 1854 à mai 1859. Pendant cinq ans jusqu'à son remplacement, il travaille à la réorganisation de l'armée et des récoltes militaires.

Membre du Conseil privé, il est major général de l'armée d'Italie en 1859 contre les Autrichiens. Il participe à la bataille de Solférino le . Il signe, le de cette même année, la suspension d'armes qui précède l'armistice de Villafranca. Il prend ensuite la tête de l’armée d'Italie qu'il commande jusqu’en .

En 1860, le maréchal Vaillant est nommé ministre de la Maison de l'Empereur, charge qu'il occupe jusqu'à la chute du Second Empire.

Entre 1856 et 1860, il assure par trois fois l'intérim de l'Instruction publique et des Cultes : du au , du au et du au .

De 1863 à 1870, il est aussi ministre des Beaux-Arts, membre du Conseil privé. De plus, de 1858 à 1870, il préside le conseil général de la Côte-d'Or, son département natal. Le , il inaugure la statue de Napoléon à Rouen.

Il démissionne du Ministère des Beaux-Arts à l'avènement du Ministère Émile Ollivier. Néanmoins, il conserve, après le , ses fonctions de président du comité de défense pourtant délivrées par l'empereur déchu. Cependant, lors d'une tournée aux fortifications, ayant été pris un instant pour un espion prussien, il quitte Paris et se retire dans les Deux-Sèvres, où il reçoit l'ordre de quitter la France (). Il se réfugie en Espagne à Saint-Sébastien (), obtient de pouvoir rentrer en France (), et se retire à Dijon et fit plusieurs legs à sa ville natale.

En 1872, il lègue également à la commune de Nogent-sur-Marne sa propriété, dévastée par les bombardements prussiens. C'est sur ces terrains qu'a été construite l'actuelle mairieArchives nationales, Notaire Constant Amédée Mocquard - le 26 mars 1872 - MC/RE/LXVIII/17 Cotes : 190 r°-215 v° Vue 9/27 - MC/ET/LXVIII/1244..

Il meurt à son domicile 58 rue de Varenne. Ses funérailles sont célébrées dans l'église Sainte-Clotilde et il est inhumé à Dijon selon sa volonté où il repose encore aujourd'hui au cimetière des Péjoces.

Décorations Grand maréchal du Palais, ministre de la Guerre, puis ministre de la Maison de l'empereur, le maréchal Vaillant a été l'un des dignitaires du Second Empire les plus décorés. Il lègue ses décorations à sa ville nataleCf. Écrins impériaux, splendeurs diplomatiques du second Empire, ..

Françaises 10/05/1852 12/07/1849 Grand officier 14/04/1844 Commandeur 28/04/1841 Officier 21/03/1831 Chevalier 6/08/1813 12/08/1857 Médaille d'Italie 15/08/1859 15/08/1868

Étrangères Comte romain et Vaillant (, titré par Pie IX) Grand-croix de l'Ordre du Bain (Royaume-Uni) 26/04/1856 Grand cordon de l'Ordre de Léopold de Belgique (Belgique) 17/07/1855 Grand-croix de l'Ordre de Saint-Benoit d'Aviz (Portugal) 17/07/1855 Chevalier de l'Ordre de Saint-Alexandre Nevski avec diamants (Russie) 2/06/1857 Grand-croix de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (Sardaigne) 12/08/1853 Grand-croix de l'ordre militaire de Savoie (Sardaigne) 11/08/1856 Grand-croix de l'Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges (Deux Siciles) 27/01/1852 Grand-croix de l'Ordre de la Maison ernestine de Saxe (Saxe-Cobourg-Gotha) 7/07/1854 Grand-croix de l'Ordre de l'Épée (Suède) 17/07/1855 Grand-croix de l'Ordre impérial de Léopold (Autriche) 17/07/1855 Grand-croix de l'Ordre du Lion de Zähringen (Bade) 7/07/1854 Grand-croix de l'Ordre de Charles III (Espagne) 13/01/1857 Grand-croix de l'Ordre de Pie IX (Saint-Siège) 4/04/1850 Grand-croix de l'Ordre de Saint-Étienne (Autriche) 27/05/1868 Grand-croix de l'Ordre de Dannebrog (Danemark) 16/11/1857 Grand-croix de l'Ordre du Lion néerlandais (Pays-Bas) 16/01/1858 Chevalier de l'Ordre de Saint-André (Russie) 21/11/1867 Chevalier de l'Ordre de l'Aigle blanc (Russie) 21/11/1867 Chevalier de l'Ordre de Sainte-Anne (Russie) 21/11/1867 Chevalier de l'Ordre de Saint-Stanislas (Russie) 21/11/1867 Chevalier de l'Annonciade (Sardaigne) 14/07/1859 Chevalier de l'Ordre du Médjidié (Turquie) 17/07/1855 Chevalier de l'Ordre de l'Osmanié (Turquie) 27/05/1868 Chevalier de l'Ordre de l'Aigle noir (Prusse) 8/10/1861 Chevalier de l'Ordre de l'Aigle rouge (Prusse) 8/10/1861 Médaille de Crimée (Royaume-Uni) Médaille d'or de la valeur militaire (Sardaigne) 25/02/1860

Armoiries Figure Blasonnement 100px100pxÉcartelé: au 1, d'azur, à une épée d'argent, garnie d'or; au 2, de gueules, à une tour d'argent, ouverte et ajourée de sable; au 3, de gueules, à un croissant d'argent, surmonté d'une étoile du même ; au 4, d'azur, à deux clés d'or, passées en sautoir. (en commémoration de l'expédition de Rome en 1849), et ses Compléments sur www.euraldic.com

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Sources modernes Éric Anceau, « Jean-Baptiste-Philibert Vaillant » in Les ministres de la Guerre, 1792-1870, Presses universitaires de Rennes, 2018, pp. 435-442. Lire en ligne Alain Decaux, André Castelot (dir.), Le Grand dictionnaire d'histoire de France, Librairie Perrin, 1979

Sources contemporaines Almamach impérial, 1863, Annuaires militaires

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