Madame de Stolz, pseudonyme de Marie Françoise Josèphe Bégon de Larouzière, dite Fanny de Bégon (née le à Lorient - morte le à Paris, ), est une écrivaine française.
Biographie Elle naît à Lorient, au 35 rue de l'Hôpital, le à six heures du soir. Elle porte les nom et prénoms de : Marie Françoise Josèphe Bégon de Larouzière. Elle est la fille de Denys Michel Marie Bégon de Larouzière, officier de marine (1776-1825), et de Marie Françoise Rossignol de Lachicotte Laraque (vers 1789-1822), couple marié à Saint-Domingue le . La famille Bégon de Larouzière est une famille de la noblesse française depuis le .
Élevée au couvent de l'Abbaye-aux-Bois, elle consacre sa vie entière à Dieu et plus tard, aux travaux littéraires et à des devoirs de famille.
Restée célibataire, elle meurt le à sept heures du matin au 22 rue de Grenelle à Paris (7e)Archives Départementales de Paris - V4E 6060 - Décès 1892 - 7ème arrondissement - acte n°864 et est inhumée au cimetière de Pontault-Combault où demeure toujours sa tombe.
Dans cette même concession, repose également Théonile Anne Lorin, comtesse Bégon de Larouzière, née à Nantes le et décédée à Pontault-Combault le .
Une confusion existait jusqu'à présent sur la véritable identité de Mme de Stolz mais, bien que les deux femmes aient vécu au même endroit à Paris dans les années 1890 (au 22 rue de Grenelle), Marie Françoise Josèphe, dite Fanny de Bégon, est bien l'écrivaine connue. Le à Nantes, cette dernière signe "Fanny Bégon de Larouzière au bas de l'acte de mariage de son frère François Charles Alexandre Bégon de Larouzière (1811-1852) avec Théonile Anne LorinArchives Municipales de Nantes - Mariages 4ème canton 1847 - 1E 812 - acte n°38 - page 20/45, cette dernière signant Théonie Lorin. Les deux femmes sont donc belles-sœurs.
Plus tard, les jeunes mariés auront deux fils, Gaston François Antides Bégon de Larouzière, né à Nantes en 1848, qui deviendra secrétaire général de la compagnie d'assurances Le Soleil, et Antoine Étienne Bégon de Larouzière, né à Gourin (Morbihan) en 1850. Antoine a été envoyé à l'hôpital psychiatrique de Geel (Belgique) et a été placé chez Mme Aline Vanregemortel, où il est décédé le 25 juin 1914 (selon l'acte de décès n°262, 1914, de la commune de Geel).
Il ne peut donc pas s'agir de Fanny de Bégon, étant donné que, sous ce pseudonyme de Madame de Stolz, c’est à la presse Le journal des jeunes personnes qu’elle confie depuis la capitale, dès 1850, ses premiers écrits. Au même moment, Théonile Anne Lorin, devenue comtesse Bégon de Larouzière, vit alors avec deux enfants en bas âge en 1850 dans le Morbihan, puis devenue veuve en 1852, est retournée résider un temps en 1856 chez ses parents dans leur maison de la rue Saint-Jacques à Nantes.
De 1850 à sa mort en 1892, de Stolz publiera plus de 100 ouvrages dont plusieurs furent illustrés en noir et blanc ou en couleurs par les meilleurs artistes (Zier, Tofani, Sahib, etc.). Ces ouvrages seront édités dans les maisons d'édition les plus réputées et dans les collections les plus appréciées par les mères de famille chrétienne telles : chez Hachette dans la collection Bibliothèque rose illustrée ; chez Barbou frères dans la collection Bibliothèque chrétienne et morale ; chez M. Barbou dans la collection Bibliothèque morale et littéraire ; chez Bourguet-Calas dans la collection Bibliothèque des jeunes filles et dans la Collection Récréations littéraires ; chez René Haton, libraire chez Alfred Mame et fils dans la collection Arte et labore.
de Stolz publiera également dans le Journal des Petites Filles. Plusieurs de ses ouvrages seront réédités plusieurs fois de son vivant et bien après sa mort à l’exemple : une quinzième édition de son roman Le trésor de Nanette publié chez Hachette et faisant partie de la célèbre collection Bibliothèque rose illustrée datée de 1933, soit 35 ans après sa mort !. D’autres titres, aussi publiés chez Hachette et dans la même célèbre collection, connaitront aussi nombre de rééditions souvent postérieures à sa mort, par exemple : La maison roulante (, 1928) ; La maison blanche (, 1884) ; La famille Coquelicot (, 1924) ; Les mésaventures de Mademoiselle Thérèse (, 1912) ; Les vacances d’un grand-père (, 1906) ; Les poches de mon oncle (, 1890).
Ses œuvres L’académie chez bonne-maman Blanche, ou Énergie et faiblesse Blanche et Noire, par de Stolz La boutique de bric-à-brac, comédie en 3 actes pour jeunes filles La chambre noire, ou le Refuge du templier Colline et vallon Le cortège d'une jeune fille, scène allégorique La couronne de roses blanches, suivie d'autres nouvelles Les deux amies Les deux cousines, 1 acte Deux docteurs Les deux reines Deux tantes Dialogues, comédies et proverbes à l'usage de la jeunesse chrétienne Diamant, bronze et or Les droits de la femme Élise et Marie ou le Couvent, suivi de Pierre-Paul Rubens L’embarras du choix En famille, nouvelles Les enfants volés Espérance, comédie en 3 actes, avec musiquez La famille Azote, comédie en 2 actes La Famille Coquelicot Fauvette, suivi de Valentine Frère André, suivi de Un intérieur charmant Les frères de lait Frère et sœur Gérard de Saint-Aubin La gerbe d'Ita Le gros lot Honneur et profit, scènes dialoguées Ita la glaneuse Les jeudis du jeune âge, historiettes, contes et nouvelles... Julie Lis et roseau Madame Ego, comédie en 2 actes Magali La maison blanche La maison roulante La mare aux chasseurs Ma mère Les mésaventures de Mademoiselle Thérèse Mes loisirs : nouvelles morales Mes tiroirs La montre de tante Marie Le nom d'une inconnue Notice sur le premier monastère de la congrégation de Notre-Dame à Paris (abbaye aux Bois) L’onguent du berger Par-dessus la haie Le pauvre Altos ou Thérèse et Justine Les petits cancans Le petit Honoré suivi de Un vœu à la Vierge Marie et de l’Egoïsme vaincu Le petit Jacques Le petit marmiton, comédie Les petites misères de la vie, scènes dialoguées en 2 actes Les poches de mon oncle Quatorze jours de bonheur Rêves d'avenir, dialogue Les rosiers d'Édouard, scènes dialoguées Le sauvage de Sombreval Scènes et dialogues, Économie et parcimonie, dialogue Scènes et dialogues, L’amitié, Dialogue Scènes et dialogues, La Muette, 2 actes Scènes et dialogues, Les Œuvres de Mme Privas, 2 actes Scènes et dialogues, Le Style, c'est l'homme, dialogue sur la simplicité Scènes et dialogues, L'Héritière, 1 acte Scènes et dialogues, Simplicité, 3 actes Scènes et dialogues, Recette contre la jaunisse, comédie Scènes et dialogues, Tout ce qui reluit n'est pas en or, 1 acte Scènes et dialogues, Une rencontre, 2 actes Le secret de Laurent Simples nouvelles Le sorcier Umoltoloumifa-Kérouérazathaim, (deux actes) Suzanne et Baptistine Tante Marianne, comédie en 3 actes Tel maître, tel valet, comédie Thérèse et Justine ou Le pauvre Altos Le trésor de Nanette Trois filles à marier La tulipomanie, comédie en 1 acte Un appartement sans inconvénient, comédie en 2 actes Un Bouquet de fleurs, en 1 acte Un intérieur charmant Un voyage d’agrément Un voyage en diligence Une nuit blanche, scènes dialoguées Les vacances d’un grand-père Valentine Le vieil ami Le vieux de la forêt Vif argent''
Hommage Une rue Madame-de-Stolz a été baptisée en son honneur en 2016 à Nantes dans le quartier de l'île de Nantes.
Notes et références
Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française
Liens externes
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