Paul Souriau, né le à DouaiArchives du Nord, commune de Douai, acte de naissance , année 1852 (consulté le 10 octobre 2014). Une copie de cet acte est accessible sur la Base Léonore, et, mort le à Nancy, est un philosophe français connu pour ses travaux sur la théorie de l'invention et l'esthétique.
Biographie Paul Souriau (ne pas confondre avec Paul-Adolphe Souriau, entrepreneur) effectua ses études à l'École normale supérieure (France), puis soutint une thèse titrée « Théorie de l'invention » en 1881. Dans cette thèse, il soutient que les inventions ne sont pas le résultat d'un processus scientifique rigoureux mais qu'elles se présentent plutôt comme conséquences inévitables déterministes de l'environnement de l'inventeur. Cette théorie fut contestée très tôt après sa publication dans l'édition 1882 de la « Revue Internationale de l'Enseignement» Société de l'enseignement supérieur (1882) Revue internationale de l'enseignement, Volume 3, G. Masson, éd.. C'est aussi en 1882 que sa femme donna naissance à Étienne Souriau, qui deviendra lui aussi philosophe spécialisé en esthétique. Simultanément à sa thèse française, il écrit aussi une thèse latine titrée « De motus perceptione ». Cette thèse latine visait à déterminer l'importance de la vision pour la perception des mouvements. Le titre initial de la thèse était De visione motus Guyard MM. S., Havet L., Monod G., Paris G. (1882) Revue critique d'histoire et de littérature, Volume 1, Ernest Leroux, éd.. La thèse était un précurseur à ses futurs travaux sur la perception du mouvement.
Il devint professeur à la Faculté des lettres de Lille peu de temps après sa fondation en 1887. En 1889, il publie ses réflexions sur l'esthétique du mouvementPaul Souriau (1889) L'esthétique du mouvement, Félix Alcan, éd.. Le livre décrit deux niveaux d'esthétique du mouvement: la beauté mécanique (l'adaptation du mouvement à remplir son but) et l'expression du mouvement (la signification que le mouvement communique à un observateur extérieur). Ce faisant, Paul Souriau distingue le mouvement de la perception du mouvement, des concepts qui deviendront plus tard le sujet de la cognition motrice et de la psychophysique.
Pendant sa carrière et particulièrement au début du , Paul Souriau publie ses réflexions sur l'esthétique des arts. Pendant cette période, il est professeur à l'Université de NancyPaul Souriau (1901) L'imagination de l'artiste, Librairie Hachette et Cie, ed.Paul Souriau (1904) La beauté rationnelle, Félix Alcan, ed.Paul Souriau (1906) La rêverie esthétique: essai sur la psychologie du poète, Félix Alcan, ed.Paul Souriau (1909) La suggestion dans l'art, Félix Alcan, ed.. Pendant la majeure partie de sa vie, Félix Alcan est son éditeur principal.
Outre des essais, Souriau est l'auteur d’une douzaine de contes pour enfants publiés en recueils (Les aventures de Mistigri ; La Plume noire) et de nombreux articles pour des périodiques comme la Revue de Paris, L'Année psychologique, ou encore la Revue philosophique.
Ouvrages publiés Théorie de l’invention (1881) ; L’Esthétique du mouvement, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine» (1889) ; La Suggestion dans l’art, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine» (1893) ; L’Imagination de l’artiste (1901) ; La Beauté rationnelle (1904) ; La Rêverie esthétique. Essai sur la psychologie du poète (1906) ; Les conditions du bonheur (1908) ; L’Esthétique de la lumière (1913) ; L’Entraînement au courage (1926).
Notes et références
Liens externes
La bibliographie de Paul Souriau, OpenLibrary.
Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Philosophe français du XXe siècle Catégorie:Auteur français de littérature d'enfance et de jeunesse Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1919 Catégorie:Naissance en octobre 1852 Catégorie:Naissance à Douai Catégorie:Décès en juin 1926 Catégorie:Décès à Nancy Catégorie:Décès à 73 ans