Le mantra de la lumière (japonais: 光明真言, « kōmyō shingon ») est un important mantra du bouddhisme ésotérique shingon. Il est un des trois mantras les plus populaires du bouddhisme japonais, au côté du nembutsu — l'invocation au bouddha Amida — et le daimoku — la répétition du titre du Sutra du lotus. Ce mantra symbolise la lumière du Bouddha cosmique Vairocana.
Le mantra dans différentes langues vignette|402x402px|Mandala du mantra de la lumière. Japon, tournant des (période d'Edo). Le mantra de la lumière provient du Amoghapāśakalparāja-sūtra (Chinois Taisho ed. no. 1092).
En sanskrit, il s'écrit (en devanagari) ओं अमोघ वैरोचन महामुद्रा मणि पद्म ज्वाल प्रवर्त्तय हूं, et se prononce oṃ amogha vairocana mahāmudrā maṇipadma jvāla pravarttaya hūṃ (Écouter : )
En japonais, il se prononce On abokya beiroshanō makabodara mani handoma jimbara harabaritaya un.
En chinois, il s'écrit 唵 阿謨伽 尾盧左曩 摩訶母捺囉 麽抳 鉢納麽 入嚩攞 鉢囉韈哆野 吽, et se prononceSource : translate.google.com. : Ǎn ā mò gā·wéi lǔ jiā nà·mǎ hā mù nà·mǎ ní·pà dé mǎ·jí wǎ lā·pǔ lā wǎ tǎ yà hōng).
En siddham, il s'écrit : .
: Om maṇi padmé hoûm (en sanskrit / )
Traduction . (La traduction originale en anglais de Unno: ).
Caractéristiques Selon la doctrine du bouddhisme shingon, si ce mantra est chanté sans ego, avec une dévotion sincère et l'esprit clair, Vairocana, principal bouddha du shingon, dissipera toutes les illusions et les voiles qui entravent l'esprit.
Introduit au Japon au , par Kūkai (Kobo Daïshi) le mantra a été popularisé dans la période Kamakura par le moine bouddhiste Myōe (1173-1232), fondateur de la Shingon RisshuGeorge J. Tanabe Jr., « Kōben » [= Myōe] in , et plus tard, par Eison (1201-1290) et Ninshō (1217-1303). Dans la dernière partie de sa vie, Myôe soutint avec vigueur l'idée que le mantra était imprégné de la sagesse rayonnante de Vairocana, et que la vibration sonore du mantra chanté dynamisait la terre et le sable, ce qui serait une protection tant pour les vivants que pour les morts. C'est ainsi qu'en 1265, Eison institua le Kômyô shingon-e会 (e) signifie « assemblée, rencontre, service religieux ». , un rituel annuel de sept jours consistant à réciter le Kômyô shingon, le mantra de rayonnement et de puissance de la terre et du sable. Cette pratique consiste à réciter le mantra sur du sable et à répandre celui-ci sur le corps ou le tombeau d'une personne décédée. On croyait qu'une personne ayant accumulé beaucoup de mauvais karma et qui risquait ainsi une renaissance en Enfer serait immédiatement libérée et bénéficierait d'une renaissance favorable. Cette pratique est connue au Japon sous le nom de dosha-kaji (土砂加持), « bénédiction de la terre et du sable » + note 76. Ce service annuel devint rapidement un événement essentiel pour l'unité des disciples d'Eison et il contribua largement à l'expansion de l'influence de son école. Largement popularisé au départ par Myōe , le kōmyō shingon reste très récité encore aujourd'hui, en particulier à Nara, au temple Saidai-ji, temple principal du Voir
Figurations vignette|Peinture sur panneau de bois du mandala de la lumière Vajradhatu. Kōchi, temple Tosa Kokubun-ji. Le mantra est souvent représenté dans un mandala particulier, le komyo mandala, ou « mandala de la lumière » : le bouddha Mahavairocana émet la lumière des cinq couleurs, il est au centre d'un cercle formé par vingt-trois lunes blanches, chacune portant une des vingt-trois lettres du mantra en écriture siddham. En-dessous de lui, Kūkai, le fondateur du bouddhisme shingon, est représenté tenant un vajra et un nenju (chapelet) bouddhiques.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Shingon Kūkai Mantra
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