Le Monastère de la félicité (en bengalî আনন্দমঠ, Anandamath) est un roman historique de Bankim Chandra Chatterji, paru d’abord en feuilleton dans le mensuel Bangadarshan Meenakshi Mukherjee, Anandamath: A Political Myth, sur JSTOR. de 1880 à 1882 Chandrima Chakraborty, Reading Anandamath, Understanding Hindutva: Postcolonial Literatures and the Politics of Canonization, note 3, sur Postcolonial Text., puis sous forme de livre en 1882.

Il connaît un grand retentissement, tant sur le plan littéraire que politique. Il joue en effet un rôle important dans la montée du nationalisme, en dépit de connotations religieuses qui vont à l'encontre des principes laïques fondant l'Inde indépendante René de Ceccatty, « Le Roman du Bengale », Le Monde, 9 mai 2003.. Le cri «Vande mataram», salut à la mère Inde, est inventé par l’auteur dans ce roman. Il est repris en 1905 par les patriotes s’opposant à la partition du Bengale et, plus tard, par les indépendantistes France Bhattacharya, dans Le Nouveau Dictionnaire des œuvres, coll. « Bouquins », Bompiani et Robert Laffont, 1994, vol. IV, p. 4746.. Le livre est interdit par les Britanniques, même si les attaques de l’auteur visent plus particulièrement les souverains musulmans.

Cadre historique

En 1769, commence une famine qui, en deux ans, va tuer dix millions de personnes, soit un tiers de la population bengalî. Les moines samnyâsin (les renonçants) se révoltent.

Résumé

Dans la forêt, lieu du renoncement, vit un groupe de moines qui luttent pour libérer le pays du joug du nabab musulman.

Le roman raconte d’une part l’histoire d'un jeune couple et d’autre part celle de Shanti, qui se travestit en homme pour rejoindre l’homme qu’elle aime. À la mort de celui-ci, elle décide de vivre en ascète, tout en participant à la lutte des renonçants.

Personnages Mahendra, époux de Kalyani. Kalyani, la jeune femme de Mahendra. La belle Shanti, guerrière travestie en homme. Jivananda, l'homme qu'elle aime.

Analyse

Le thème religieux du livre rappelle qu’il faut renoncer, rejeter tout fanatisme, détester le pouvoir, refuser de posséder, se méfier de toute réussite matérielle, et se méfier même de la dévotion. Notes et références

Catégorie:Roman historique se déroulant au XVIIIe siècle Catégorie:Roman indien Catégorie:Roman paru en 1882