Louise Macault est une institutrice française née le , et morte le à Laon (département de l’Aisne), des suites de sa déportation aux camps de Ravensbrück et de Holleischen.

Biographie Naissance Louise Macault est née le à Châteaudouble dans le Var.

Institutrice Arrivée à Laon avec ses parents et son frère en 1935, elle devient institutrice à l'école du quartier de Semilly en 1942 pendant la seconde guerre mondiale.

Seconde Guerre mondiale En 1943, son fiancé, Robert Aumont, est envoyé à Düsseldorf en Allemagne, dans le cadre du Service du Travail Obligatoire. Dans les courriers qu'ils s'envoient chaque jour, les deux jeunes gens écrivent des messages à l'encre sympathique à l'intérieur des enveloppes. Ils échangent ainsi, en se cachant de la censure, des informations sur les évènements de la guerre, les bombardements, le moral des troupes d'occupation, les nouvelles diffusées par la radio anglaise. Si elle n'appartient elle-même à aucun réseau, . Elle communique également à Robert les horaires de chemin de fer qui vont l'aider à préparer son évasion d'Allemagne.

Louise est dénoncée et la police allemande, qui a intercepté des lettres, l'arrête le . Elle est enfermée à la prison de Saint-Quentin, puis au fort de Romainville et enfin au camp de Royallieu.

Avec 958 autres femmes, elle est déportée le de la gare de Compiègne pour le camp de concentration de Ravensbrück. Le train qui les emporte est connu sous le nom de « convoi des 27 000 » en raison des matricules qui sont attribués aux déportées. Louise porte le matricule 27207. En , elle fait partie d'un groupe de femmes françaises qui sont acheminées dans les Sudètes, à Holleischen, dans un Kommando rattaché au camp de concentration de Flossenbürg. C'est là qu'on lui attribue le matricule 50343, cousu sur son habit sous le triangle rouge des déportées politiques. Soumise à de terribles conditions de détention et d’exploitation, elle est contrainte de travailler, à raison de douze heures par jour, dans une usine d'armement de la firme Skoda, une semaine en équipe de jour, la semaine suivante en équipe de nuit.

Le camp d'Holleischen est libéré le par des partisans tchèques et polonais, avant l'arrivée de l'armée américaine deux jours plus tard.

Louise Macault est de retour à Laon à la fin du mois de , dans un état physique très dégradé par les privations.

Elle retrouve Robert Aumont qui s'était évadé en et ils se marient en . Louise reprend son poste d'institutrice à l'école de Semilly.

Mort Sa santé décline irrémédiablement et elle meurt le des suites de sa déportation.

La mention « morte pour la France » lui est attribuée en 1948.

Elle reçoit également, à titre posthume, le certificat d'appartenance à la Résistance Intérieure FrançaiseService historique de la Défense,Vincennes, dossier Macault Louise, GR 16 P 381 523..

Hommage Une école primaire porte son nom à LaonSur education.gouv.fr/annuaire.

Références

Fonds d'archives Service historique de la Défense Caen, Pôle archives des victimes des conflits contemporains Dossier de Louise Macault : cote AC 21P 419784 Vincennes, service historique de la défenseDossier de Louise Macault : cote GR 16P 38 15 23

Archives départementales de l'Aisne Les Tablettes de l'Aisne [1940 (janvier-mai)-1941] : Folio Pr 8 23 Les Tablettes de l'Aisne (1943) : Folio Pr 8 24 L'Argus soissonnais – Laon – (1941) : Folio Pr 1 94 L'Argus soissonnais – Laon – (1942-1943) : Folio P 49 2 L'Argus soissonnais – Laon, Chauny – (1942) : Folio Pr 1 98 L'Argus soissonnais – Laon, Chauny – (1943) : Folio Pr 1 100 Les Nouvelles de l'Aisne (1941-42) : Folio P 71 1

Bibliographie

Marie-Jeanne Bouteille, Carrefour en Bohême, Édition à compte d'auteur, 1948. Marie-Jeanne Bouteille-Garagnon, Infernal rébus, Éditions Crépin-Leblond, 1946. Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Dialogues, présentés par Isabelle Anthonioz-Gaggini, Plon, 2015. Pierre-Emmanuel Dufayel, Un convoi de femmes, Vendémiaire Éditions, 2014. Denise Dufournier, La maison des mortes, Ravensbrück, Hachette, 1945. Beate Husser, Jean-Pierre Besse, Françoise Leclere-Rosenzweig, Fronstalag 122 Compiègne-Royallieu un camp d'internement allemand dans l'Oise 1941-1944, Archives départementales de l'Oise, 2008. Catherine Roux, Triangle rouge, Éditions France-Empire, 1968. Germaine Tillion, Ravensbrück, Points Seuil, 1997. Michel Bur (dir.), Histoire de Laon et du Laonnois, Privat, 1987 Hervé Chabaud, La vie sous l'occupation, Marne-Aisne-Ardennes, Hors-série du journal l'Union, 2011.

Liens externes

« Macault Louise, Aimée, Roberte », notice biographique par Frédéric Stévenot, Enseigner la mémoire ? Site créé en 2000 par Jean-Pierre HUSSON : histoire et mémoire de la déportation, témoignages des déportés marnais, témoignages de Jeanne-Andrée PATE, Yvonne CHATELAIN et Odette MARCHELIDON, http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_deportation/temoins51/ Fondation pour la mémoire de la Déportation : http://www.bddm.org</nowiki Mémorial de Compiègne, convoi du : http://www.memorial-compiegne.fr/iso_album/17._convoi_du_31_janvier_1944.pdf Anciens élèves des lycées de Laon : https://laon-cien-eleve-lycee.jimdo.com

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