Le Mesnil-Germain est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Livarot-Pays-d'Auge.

Elle est peuplée de Population municipale , légale en ..

Géographie

Situation Le Mesnil-Germain est au cœur du pays d'Auge. Son bourg est à au nord-nord-est de Livarot, à au sud de Lisieux, à à l'ouest d'OrbecCartes IGN série bleue, 1713 E Beuvillers, 1713 O Livarot, 1813 O Orbec..

La commune est bordée à l'ouest par la route départementale 579, traversée d'ouest en est par la et du nord au sud par la .

Communes limitrophes vignette|gauche

Lieux-dits Les lieux-dits sontPanneaux indicateurs de la communauté de communes du Pays de Livarot. : l'Aumône, les Bissonnets, les Bodinières, le Bois des Plantes, Bois du Moulin, le Bourg, la Bruyère, Champ de Croix, Champ Vallée, la Chapelle Noiremare, Clos aux Roux, Club des Chaumines, les Costils, Cour des Champs, Cour du Carrefour, Douilly, Cour Esnot, Cour Fougy, Cour de Friche, Cour Galland, Cour Grandval, Cour Hamon, Cour Hardouin, Cour Hébert, Cour Houlette, Cour Lauzé, Cour Lebec, Cour Manable, Cour Maquerel, Cour du Mesnil-Germain, Cour Monnier, Cour Morin, Cour Sonnet, l'Église, les Fiefs, les Forges Mézières, Fosse Hue, le Hamars, Herbage de la Forgé, la Hubardière, Lieu aux Amis, Mairie, le Manoir, la Marette, Martigny, la Musardière, Paire Bouret, les Parcs, Petit Villaunay, Pierre Levée, Pierre aux Dieux, la Pintière, la Porte Bruyère, la Rogerie, les Thomas, Cour au Vilain.

Topographie Le territoire de la commune est vallonné. Sa superficie est de . L'altitude minimum est de à sa pointe ouest, au confluent des deux ruisseaux qui parcourent la commune (vers la ) ; son maximum de se situe à la limite sud-est avec Cheffreville-Tonnencourt, au lieu-dit « Cour Lauzé », sur le chemin de Hamars à Fervaques (rue de la Chichourie).

Le sol est composé principalement d'argile à silex, sur un sous-sol de craie du crétacé supérieurAtlas de France, « planche – Géologie », Comité national de géographie, Société française de géographie, 1952..

Hydrographie Deux petits cours d'eau traversent la commune et en creusent les principales vallées. Le Douet du Moulin du Mesnil-Durand au centre, nait au lieu-dit « Cour Manable » à l'est, reçoit sur sa rive gauche un ruisseau qui s'écoule vers le nord depuis le « Champ de croix », rejoint le Manoir où il alimente l'étang et continue dans la vallée en direction de la Vie, qu'il rejoint rive droite, après avoir reçu deux ruisseaux sur sa rive droite à l'ouest. Le Douet de Hamars au sud, prend sa source au lieu-dit « Lieu aux Amis » et s'écoule d'est en ouest pour rejoindre la rive droite du Ruisseau d'Œuvre au lieu-dit « les Thomas » pour devenir le Douet Thomas, marquant la limite entre les communes du Mesnil-Germain et du Mesnil-Durand au sud-ouest ; ce Douet rejoint celui du Moulin du Mesnil-Durand à la pointe ouest de la commune.

Toponymie Le nom du Mesnil-Germain est attesté sous la forme romane Mesnil Germain en 1320Henri de Formeville, « Fiefs de la vicomté d’Orbec en l’année 1320 », in Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, Lisieux, 1873, , ., et sous la forme latinisée vers 1350« Pouillé du Diocèse de Lisieux », in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, .. Il s'agit d'un toponyme médiéval constitué de l'ancien français maisnil, mesnil « domaine rural ; maison » et du nom de personne Germain, soit « le domaine/ la résidence de Germain ». Le personnage auquel fait référence ce dernier nom n'est pas identifié, mais doit désigner un propriétaire terrien ; il peut ou non s'agir d'un ancien seigneurMarie-Thérèse Morlet, Les Noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du , Paris, CNRS, (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, .René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen/ Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, .Dominique Fournier, Les Noms de lieux du pays de Livarot ; : Communes, anciennes paroisses, principaux cours d’eau, Éditions des Mortes-Terres, Saint-Georges-en-Auge, 2010, ..

Histoire

Moyen Âge et époque moderne Le Mesnil-Germain faisait autrefois partie de l'élection de Lisieux et de la vicomté d'Orbec.. La seigneurie a été partagée en plusieurs fiefs. Jean Dumaine, est seigneur du lieu en 1469, mais les héritiers de Guillaume le Conquérant possèdent un autre fief de la paroisse.. Le titre de seigneur du Mesnil-Germain (ou Ménil-Germain) est porté au par la famille Gosselin, dont des membres sont anoblis en 1519.. Ce titre est alors partagé avec les propriétaires du fief de Grandval, la famille de Rouil (au ), puis les Quesnel de Coupigny (par mariage).

Les deux fiefs sont réunis en 1614 lorsque le marquis d'Allègre, Gabriel Quesnel de Coupigny, baron de Saint-Just, seigneur de Grandchain et du Mesnil-Germain, vend Grandval à Guillaume Anfrey (ou Anfray), seigneur de l'autre partie, que sa famille détenait depuis 1523. Son descendant, Jacques Anfrey est anobli en 1666..

La seigneurie du Mesnil-Germain revient à la famille de Bonnechose . par mariage, la dernière héritière de la famille Anfrey, Françoise, ayant épousé René de Bonnechose en 1691 ..

Leur fils, Jacques-Charles-Henry-Guy (1695-1769), épouse en 1717, Charlotte de Graindorge d'Orgeville de Mesnil-Durand (ou Ménil-Durand) . (1692-1728).

Leurs deux fils étant morts sans descendance, la seigneurie reste tout de même dans la famille Bonnechose car leur deuxième fille, Agnès-Charlotte-Françoise de Bonnechose Mesnil-Germain (1719-1798), épouse Guillaume-Louis-Félix de Bonnechose, sieur de Malouy en 1752 ., descendant d'une branche collatérale de la famille de Bonnechose, clerc tonsuré renonçant à l'état ecclésiastique pour contracter mariage.

La famille de Bonnechose possédait l'ancien manoir de Mesnil-Germain ainsi que le manoir de HamarsActuel lieu-dit « le Hamars ». qui était déjà à Gabriel de Bonnechose, sieur de Hamars, sous Louis XIII.

Époque contemporaine Première Guerre mondiale Lors de la Première Guerre mondiale, douze soldats, habitants du Mesnil-Germain, sont morts pour la France : deux en 1914, sept en 1915, un en 1916 et deux en 1918..

Seconde Guerre mondiale Durant la Seconde Guerre mondiale, une base allemande de lancement de missiles V1 a été implantée sur le territoire de la commune., au lieu-dit « la Chapelle-Noiremare », à l'angle des et . Les bâtiments n'ont pas été détruits et sont encore visibles de nos jours (2025), utilisés comme bergerieClaude Hézard, « Les bases allemandes de V1 en Pays d'Auge », dans Le Pays d'Auge, novembre/ décembre 2005, , , .« Le Mesnil-Germain : site de lancement de V1 », sur le site vestigesdeguerre.over-blog.fr, consulté le 29 juillet 2012.. Environ vingt bases de ce type ont été construites (au début de 1944) dans le pays d'Auge.

Pendant la bataille de Normandie, le (à ), lors d'un combat aérien entre avions allemands et anglais, un Messerschmitt Bf 109 (R2) de la Luftwaffe a été abattu au-dessus du lieu-dit « le Hamars », au Mesnil-Germain« Les débris d'un Messerschmitt abattu en 1944 retrouvé dans un herbage » et « Le pilote était mécano », deux articles de L'Éveil de Lisieux-Côte, novembre 2005.. L'appareil touché, après être passé au-dessus de la maison de la ferme, s'est écrasé à au sud, dans un champ de la propriété, situé sur la commune voisine de Sainte-Marguerite-des-Loges. L'avion n'a pas explosé et s'est enfoui dans le sol, des officiers et des soldats allemands sont venus sur place constater l'accident et ont récupéré des documents jetés par le pilote. Soixante et un ans plus tard, le , les restes du pilote et de l'avion ont été déterrés grâce à l'intervention de l'Association normande du souvenir aérien 1939-1945 Orne-Maine (ANSA). et des propriétaires de la ferme. Il a fallu le secours d'une pelleteuse pour creuser sur plus de cinq mètres de profondeur. Le pilote a pu être identifiéIl s'appelait Franz Sommer (né à Küstrin en 1922)., ses restes reposent au cimetière militaire allemand de La Cambe.

Deux Mesnil-Germinois sont morts pour la France pendant ce conflit, un en 1943 (Maurice Toutain) et un en 1944 (Gibert Lecor, FFI.. de ).

Création de la commune nouvelle de Livarot-Pays-d'Auge Le , Le Mesnil-Germain intègre avec vingt-et-une autres communes la commune de Livarot-Pays-d'Auge. créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées et Livarot est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration

Lors des élections municipales de 2014, trois listes étaient en présence ; la liste « Expérience et renouveau » a obtenu la majorité absolue au premier tour ; le taux d'abstention a été de 22,82 %..

Le conseil municipal était composé de onze membres. dont le maire et deux adjointsProcès-verbal du conseil municipal de la commune – Séance du – Délibération : détermination du nombre des adjoints – Élection du premier adjoint – Élection du deuxième adjoint..

Sur ces onze membres, seuls trois conseillers (Mireille Drouet, Françoise Closier et Nicolas Chérel) intègrent le conseil municipal de Livarot-Pays-d'Auge le jusqu'en 2020 et Mireille Drouet devient maire déléguéBulletin Livarot-Pays-d'Auge, « Les élus de la commune nouvelle », juillet 2016, ..

Publication municipale (annuelle) : Bulletin municipal d'information – Le Mesnil-Germain. Dernier numéro en 2016.

Population et société Démographie

Habitat + Évolution de l'habitat au Mesnil-Germain depuis 1968« Résultats du recensement de la population – 2009 – Le Mesnil-Germain (14420) – Thème : logement », sur recensement.insee.fr, INSEE (consulté le=11 février 2013).. 1968 1975 1982 1990 1999 2009 2010 Résidences principales 51 51 70 70 83 106 109 Résidences secondaires 9 20 23 28 29 22 21 Habitations inoccupées 12 7 9 11 1 5 5 Total 72 78 102 109 113 133 135

En 2009, les résidences principales représentent 79,8 % du total des habitations ; leur nombre a pratiquement doublé depuis les années 1960-1970. La part des résidences secondaires, qui était d'environ un quart, des années 1970 à la fin des années 1990, n'est plus que de 16,5 % en raison l'augmentation du nombre de résidences principales, alors que le nombre de résidences secondaires demeurait relativement stable avec cependant une tendance à la diminution.

En 2010, les résidences principales représentent 80,7 % du total des habitations. La tendance à la diminution du nombre de résidences secondaires se confirme, leur part s'établissant à 15,5 %.

L'habitat est constitué à 99,3 % de maisons individuelles (134 sur 135). Concernant les résidences principales, les logements ont en moyenne cinq pièces et sont à 85 % la propriété de leurs occupants.

Aménagement du territoire L'aménagement du territoire de la commune est déterminé par un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), commun à toute la communauté de communes du Pays de Livarot, en vigueur depuis le .. Ce PLUi établit, entre autres, un zonage définissant l'usage du territoire : zones urbaines (U) et à urbaniser (1AU, 2AU), zones agricoles (A), zones naturelles et forestières (N).

Enseignement