Le théorème de Davenport-Cassels est un résultat sur les représentations rationnelles ou entières des formes quadratiques à coefficients entiers. Il est plus connu pour son corollaire en arithmétique concernant les entiers s'écrivant comme somme de deux carrés ou trois carrés.

Énoncé général

La démonstration peut se faire par descente infinie sur la taille du dénominateur commun des Pour une démonstration voir , ou bien ..

Une variante plus répandue de cet énoncé se limite au cas où la forme quadratique est définie positive. Dans ce cas, le fait qu'elle soit définie permet de reformuler l'hypothèse plus simplement en : « Si, pour tout -uplet de rationnels, il existe un -uplet d'entiers tel que alors… » Pour une démonstration de cette variante voir , ou bien ..

Somme de deux ou trois carrés Le théorème de Davenport-Cassels a pour conséquence le théorème suivant :

D'après André Weil et 292., Fermat, dans une lettre de Mersenne du , affirme avoir prouvé ce résultat mais dans une autre lettre du de la même année, il reconnaît que sa preuve doit encore être travaillée. En 1912, une preuve de ce théorème est donnée par L. Aubry... Le théorème de Davenport-Cassels, postérieur à cette publication permet aussi d'en donner une preuve.

En effet, le carré de la distance usuelle sur ℚ ou ℚ est une forme quadratique vérifiant les conditions du théorème de Davenport-Cassels. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer que, pour tout rationnel , il existe un entier tel que . Ainsi, pour tout couple (resp. triplet) de rationnels, il existe un couple (resp. triplet) d'entiers tel que (resp. ).

Notes et références

Articles connexes Théorème des deux carrés de Fermat Théorème des 15

Davenport-Cassels Catégorie:Forme quadratique Catégorie:Équation diophantienne