Le Centre de l'imaginaire arthurien est un centre culturel soutenu par une association loi de 1901, consacré à la matière de Bretagne et tout particulièrement la légende arthurienne. Fondé en à Rennes sous l'impulsion de différents spécialistes de la légende arthurienne, d'élus locaux, d'artistes et d'écrivains, son siège est situé au château de Comper en forêt de Paimpont (Brocéliande) depuis 1990. Il organise chaque année une exposition consacrée à une thématique de la matière de Bretagne et une saison culturelle avec de nombreux événements, parmi lesquels la « Les médiévales de Brocéliande», les « Héritiers » et la « Semaine de Samhain». Son investissement en faveur de la diffusion de l'art, de la culture et de l'histoire de la légende arthurienne ainsi que son action en faveur du public scolaire lui ont valu sa reconnaissance. Ses membres ont créé la maison d'édition Artus, pour publier des ouvrages consacrés à ces thématiques.
Claudine Glot préside le Centre Arthurien depuis sa création, il compte aussi de nombreuses personnalités comme Philippe Le Guillou, Gilbert Durand et Michel Le Bris. L'elficologue Pierre Dubois, les artistes Séverine Pineaux, Bruno Brucéro et Didier Graffet, ainsi que les universitaires Philippe Walter et Bernard Sergent font partie de ses piliers. Il est dirigé de 2008 à 2018 par Nicolas Mezzalira, et désormais par Bruno Sotty et a reçu la visite de nombreux invités prestigieux, comme Mario Vargas Llosa, Nolwenn Leroy et Patrick Poivre d'Arvor. Il accueille en moyenne par an, dont près d'un tiers de scolaires.
Création et missions thumb|Claudine Glot en conférence dans la Salle aux Images du château de Comper. La création du Centre de l'imaginaire arthurien répond à une demande du pays de Ploërmel (nommé à l'époque Centre est Bretagne), pour lequel Claudine Glot travaille à l'époque. Il s'ensuit un aménagement du territoire, avec un point d'accueil à Tréhorenteuc. C'est aussi un désir des visiteurs de la forêt de Brocéliande (Paimpont) à la recherche d'un lieu qui puisse les renseigner au sujet des légendes. Claudine Glot en est volontiers citée comme la fondatriceClaude Arz, Voyages dans la France mystérieuse, coll. Esotérisme et spiritualité, le Pré aux Clercs, 2011, Philippe Walter, Brocéliande ou le génie du lieu: archéologie, histoire, mythologie, littérature, Presses universitaires de Grenoble, 2002, , , mais elle précise que le Centre doit beaucoup aux collaborateurs de la revue Artus, publication consacrée aux pays celtiques à laquelle ont participé des spécialistes comme Gilbert DurandTsaag Valren et Harmonia Amanda, « Interview de Claudine Glot, spécialiste de la légende arthurienne » sur Wikinews, 13 novembre 2011.
Le Centre de l'imaginaire arthurien s'est donné pour mission de faire connaître toutes les formes d'expression de la légende arthurienne et de créer un lien entre les chercheurs universitaires et le public. Il est un médiateur et diffuse les œuvres artistiques en relation (écriture, arts visuels, musique, arts de rue, conte…) afin de promouvoir la légende arthurienne auprès des créateurs contemporains, pour qu’ils s’en saisissent et la perpétuent. Lors d'une interview accordée à France 3, Claudine Glot résume en disant que le Centre arthurien a vocation à rassembler les passionnés de mondes celtiques, médiévaux et arthuriens, et à parler de toutes les œuvres qui s'en inspirent, y compris l'héroïc-fantasy. Il diffuse tout ce qui est historiquement ou artistiquement en rapport avec la légende arthurienne et la forêt de Brocéliande, il est perçu comme une association qui « entretient le mythe ». D'après Philippe Walter, les expositions du Centre arthurien sont surtout esthétiques et symboliques, mais l'ensemble se marie bien avec les découvertes scientifiques. Claudine Glot accorde par ailleurs une grande importance à la « forêt de l'âme » environnante, où « souffle la légende ».
Histoire vignette|gauche|Le conteur François Lavallée en représentation au château de Comper en avril 2012. Depuis sa création en 1988, le Centre de l'imaginaire arthurien a mené des actions multiples. Ses expositions accueillent aussi bien des œuvres modernes que des peintures préraphaélites. Il organise (et accueille) spectacles, contes, salon du livre et de l'imaginaire médiéval, communauté de communes de Chateaugiron, 3 et 4 décembre 2011, concerts, conférences, visites guidées en forêt et présentations pédagogiques pour les groupes scolaires. Il participe à la rédaction de catalogues, à des projets éducatifs, aux journées du patrimoine, Brocéliande TV, 21 septembre 2008, intervient en milieu scolaire et universitaire, aide à la recherche de documents, constitue des bibliographies et des iconographies. Il compte par ailleurs de nombreux universitaires de différents pays parmi ses membres.
Parallèlement, les membres du centre publient, grâce à leur maison d'édition Artus, plusieurs ouvrages consacrés à ces thèmes : beaux livres sur Brocéliande, la Bretagne, l'Irlande et l’Écosse ; essais (Le Gant de Verre, Les Guerriers de Finn par Michel Cazenave) et théâtre avec la légende de Deirdre.
1988-1990 En , le Centre de l'imaginaire arthurien est officiellement créé à Rennes, grâce à la volonté de plusieurs universitaires, d'élus régionaux et d'écrivains. Michel Le Bris figure parmi ses principaux initiateurs, tout comme Claudine et Hervé Glot. La Société internationale arthurienne soutient le projet, l'écrivain universitaire Gilbert Durand également.
Les premières expositions sont consacrées au roi Arthur (Arturus Rex, en collaboration avec l'Université catholique de Louvain, 1988), à Brocéliande et à la forêt (1989), puis aux mégalithes et aux pierres (1990) avec la participation de Pieter-Paul Koster. Elles sont présentées sur différents sites de la région, notamment Ploërmel, Rennes, et dans des collèges. En 1990, l'exposition s'installe au château de Comper et ouvre durant l'été. Parallèlement, de nouvelles activités voient le jour, comme les visites guidées de la forêt de Paimpont. Le centre arthurien aide à sa réhabilitation à la suite de l'incendie qui l'a ravagée du 7 au .
1991-1995 thumb|Nicolas Mezzalira, contant à un groupe lors d'une visite en forêt de Brocéliande. En 1991, l'exposition est consacrée au cinéma et surtout au film Excalibur, le réalisateur John Boorman se rend à Comper. France 3 Bretagne réalise un documentaire, puis le centre arthurien participe à l'installation de l'Arbre d'Or à l'entrée du Val sans retour C'est également à partir de 1991 que sont organisés les premiers spectacles itinérants dans le parc du château de Comper.
En 1992, l'exposition s'attache à la bande dessinée, avec la participation de François Bourgeon. En plus des spectacles, de la musique et des contes sont accueillis. Le Centre arthurien est invité à exposer à Paris, et à participer à des rencontres-débat entre et .
De 1993 à 1996, le Centre rassemble et met en valeur les informations relatives à Merlin, aux souveraines et magiciennes, et aux chevaliers de la Table ronde. Des groupes scolaires sont invités, Michel Le Bris, Michel Cazenave, Christian Guyonvarc'h ou encore Philippe Le Guillou conférencent. Il organise les expositions du Festival des mythes et légendes au château d'Amboise (2 au ), et anime les quartiers sud-est de Rennes pendant six mois. En 1995, la Bibliothèque de Rennes Métropole organise l'évènement littéraire « Un automne arthurien ».
1996-2000 thumb|right|Les membres du Centre de l'imaginaire arthurien, invités d'honneur aux médiévales de Provins en 2010. L'exposition de l'année 1996 est consacrée aux Guerriers d’or, d’après le roman du même nom écrit par Philippe Le Guillou. L'ouvrage Hauts-lieux de Brocéliande, publié aux éditions Ouest-France, est issu du travail des membres du Centre et sort en avril de la même année. En 1997, le Centre Arthurien est à l’initiative des « semaines arthuriennes de Brocéliande » qui se déroulent d’abord pendant une semaine les deux premières années, puis pendant deux semaines les trois suivantes, en juillet, dans les communes de Ploërmel, Guer, Concoret (à Comper), Beignon, Monteneuf et Campénéac. Ces semaines arthuriennes réunissent conférences, spectacles de rue, expositions d’illustrateurs et de peintres du fantastique, concerts, cinéma et cinéma de plein air, marché artisanal, contes, randonnées contées et animées, jeux de rôle grandeur nature, dégustations de produits locaux, et la mise en lumière de divers sites. La même année, l'exposition s'attache au mythe de Tristan et Iseult. Suivent une nouvelle thématique annuelle sur le roi Arthur en 1998, puis la légende arthurienne en 1999 et la quête du Graal en 2000. De 1999 à 2001, un second projet européen d'échanges transnationaux implique le Centre Arthurien autour des légendes et du développement local, avec des partenaires en Espagne, en Grande-Bretagne (Devon et Écosse) et en Suède.
2001-2005 À partir de 2001, le Centre met en place un premier parcours pour les enfants, à travers les salles d’exposition. La thématique annuelle est « Charmes et chevalerie ». Les 8 et , le colloque « Le monde et l'autre monde » est organisé à Rennes, avec la participation de membres du Centre arthurien. En 2002, le Centre est l’invité du festival du film historique de Compiègne, et participe à la création des Rencontres de l’Imaginaire de Brocéliande. Il leur apporte un soutien technique, logistique, ainsi que possibilité d’être accueillies à Comper pour les manifestations d’été (expositions, rencontres avec les auteurs, conférences, dédicaces). De 2003 jusqu'à 2008 est créé le programme spécial « Mois de mai, mois des fées », pour renouer avec la tradition de la féerie du mois de mai. C'est l'occasion d'expositions temporaires, de contes spécialement rassemblés autour du thème de la féerie, et de balades. 2003 voit la création de la Pentecôte du Roi Arthur et le premier marché artisanal, qui devient ensuite annuel. La thématique de l'exposition de 2002 est (à nouveau) Merlin, celle de 2003 les « Légendes de Brocéliande », et en 2004 les « Légendes celtiques ». L'exposition 2005, Les Enchantements de Bretagne, parle des aventures que vivent les personnages des légendes arthuriennes. L'année 2005 voit aussi la mise en place d'un rallye.
2006-2007 En 2006, l'exposition temporaire présenta les relations entre fées et chevaliers dans les romans médiévaux et les œuvres plus récentes. Les fées celtiques et médiévales, les guerriers d'Irlande et les chevaliers de la Table Ronde sont présentés, notamment Lancelot et Viviane. Décors, costumes et accessoires sont des créations d'artistes et d'artisans.
En 2007, l’exposition saisonnière est consacrée aux Chevaliers de la Table Ronde. La saison est ponctuée par la Pentecôte des chevaliers, une exposition temporaire « Naissance de la féerie » avec des textes de Pierre Dubois et des photographies d’Hervé Glot, des contes, de la musique (harpe), trois conférences de Claudine Glot, une kermesse médiévale et un spectacle consacré à la forêt. L'invité d'honneur des Rencontres de l'Imaginaire est Olivier Ledroit. Le dernier événement de la saison est la journée du patrimoine.
2008-2010 vignette|gauche|Une séance de conte à Comper en juillet 2010 (à droite, Claudine Glot et Pierre Dubois) En 2008, l'exposition choisie s'intitule « Des Celtes au roi Arthur », elle détaille l'héritage celtique des légendes et romans médiévaux, depuis les épopées irlandaises. Durant les mois de mai et juin, une exposition photo consacrée à l’Écosse est présente. Les invités d'honneur des rencontres de l'imaginaire sont Barbara Canepa et Alessandro Barbucci. Le thème de l'exposition 2009, « Dans la forêt de Merlin », s'attache à différentes facettes de l’enchanteur et de sa forêt. Les invités d'honneur des rencontres de l'imaginaire la même année sont Aleksi Briclot et Jean-Sébastien Rossbach, pour la sortie de la bande dessinée Merlin chez Soleil Celtic.