vignette|350px|Site archéologique de Madâin Sâlih vignette|350px|Fort Al-Faqir, Al-'Ula vignette|350px|Marid Castle, Dumat Al-Djandal vignette|350px|Vieille ville, Al Bahah
La culture de l'Arabie saoudite est codifiée par la religion et des principes moraux hérités d'une longue tradition culturelle arabe et musulmane.
Les comportements, les vêtements et l'alimentation sont soumis à des restrictions mises en place dans un cadre juridique.
Caractéristiques générales Langues
La langue officielle de l'Arabie saoudite est l'arabe, parlé dans ses différents dialectes par 85 % de la population du pays. L’arabe najdi et l’arabe hijazi sont les deux formes les plus répandues, suivies de l’arabe du Golfe..
Calendrier Pays où les traditions culturelles émanent largement des règles de l’Islam, l’Arabie saoudite n’utilise pas le calendrier grégorien mais le calendrier lunaire islamique, ou Calendrier hégirien, qui est déterminé chaque année par les autorités religieuses. Cependant, certains secteurs se basent depuis 2016 sur le calendrier géorgien pour le paiement des salaires, signe d’une évolution vers l’adoption du calendrier géorgien...
Symboles Le drapeau de l'Arabie saoudite date de 1926 : sur fond vert, symbole de l'Islam, le drapeau porte, en blanc, un sabre et la chahada (la profession de foi musulmane). Il prend sa forme définitive en 1980.
L’emblème national de l’Arabie saoudite, adopté en 1950, représente deux cimeterres surmontés d’un palmier.
L'hymne national de l'Arabie saoudite Aash Al Maleek est adopté en 1950.
Fêtes nationales La journée nationale saoudienne est célébrée le pour commémorer la création du Royaume d’Arabie saoudite par le roi Abdulaziz en 1932. Ce jour est devenu férié à partir de 2005..
L’Arabie saoudite compte peu de jours fériés en comparaison des autres pays du Golfe. Outre la journée nationale saoudienne, la fin du Ramadan et la fin du Hajj sont toutes deux marquées par plusieurs jours chômés pour les secteurs public et privé.
Voir : .
Religion
Les observateurs décrivent la société saoudienne comme profondément religieuse. Une grande majorité de ses traditions culturelles est directement en lien avec la religion. La religion d'État dans le royaume est l'islam sunnite. 85 à 90 % de la population serait sunnite et le reste principalement chiite, avec une minorité de chrétiens. Parmi les courants de pensée musulmans, le wahhabisme et le salafisme sont les deux formes d’Islam qui prévalent officiellement en Arabie saoudite.
Dans le cadre professionnel, les entreprises sont fermées trois à quatre fois par jour pour permettre aux employés de se rendre à la prière. Le vendredi étant saint dans la religion musulmane, le weekend en Arabie saoudite s’étend du vendredi au samedi.
Voir : Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice (Arabie saoudite), Muttawa ; Liste de mosquées d'Arabie saoudite ; Wahhabisme, Salafisme, Chiisme ; Christianisme en Arabie saoudite.
Traditions Communauté bédouine L’Arabie saoudite a longtemps été habitée par une large proportion de bédouins, qui demeurent aujourd’hui une minorité significative et influente au sein du Royaume. Certains ont abandonné la vie nomade pour intégrer la Garde nationale saoudienne. Leur communauté est activement soutenue par le gouvernement saoudien..
Famille En tant que société très centrée sur la famille, les Saoudiens sont traditionnellement plus incestes, de façon personnelle et professionnelle, entre individus apparentés. Il est fréquent que le chef de famille utilise son réseau et son influence pour les autres membres de la famille, notamment dans le milieu professionnel..
Mariage A l’image des pays du Golfe, en Arabie saoudite, les mariages sont traditionnellement arrangés au sein d’un clan, ou selon des intérêts familiaux. Depuis 2013, l’âge légal minimum pour le mariage des jeunes filles est fixé à 16 ans. Par ailleurs, le contrat de mariage est officialisé devant une instance juridique et les femmes peuvent faire part de leur accord directement devant un juge.. En , les femmes saoudiennes obtiennent le droit de conserver une copie de leur contrat de mariage. Jusqu’alors, ce privilège revenait exclusivement aux maris..
La polygamie est courante dans les mœurs saoudiens, pourtant on observe une augmentation des mariages monogames, notamment dus à la baisse généralisée des revenus dans le pays et à l’émergence d’une idée plus occidentale de compatibilité entre un homme et une femme.
Le divorce en Arabie saoudite est très répandu, mais reste plus accessible pour les hommes que pour les femmes, qui doivent intenter une procédure légale pour justifier leur choix de divorcer...
Voir : Droit de la famille (Arabie saoudite).
Habillement Le code vestimentaire en Arabie Saoudite suit strictement les principes du hijab, le principe islamique de la pudeur, en particulier dans la tenue vestimentaire.
Les vêtements, larges, amples, vagues, et couvrant au maximum, donc chastes et modestes, ou simplement formels, sont également adaptés au climat.
Dans le domaine public, tout porteur de vêtement (visible extérieurement) susceptible de blesser la pudeur, selon les appréciations locales, c'est-à-dire trop ajusté, ou découvrant la peau (de la cheville au cou), peut devoir en rendre compte en personne, ainsi que son responsable ou répondant légal (père, oncle, mari, frère...).
Traditionnellement, les hommes portent une chemise longue, couvrant jusqu’aux chevilles, en tissu de laine ou de coton (connu sous le nom Thawb), blanc ou noir, avec un keffieh (grand carré de coton à damiers maintenu en place par une bobine de fil) ou un ghutra (un carré blanc ordinaire en coton plus fin, également tenu en place par une bobine de fil, l'agal) sur la tête. Pour les rares périodes de froid, les hommes portent en plus un manteau en poil de chameau, Bisht.
L'habit traditionnel des femmes est décoré, les jours de fête, de motifs tribaux, de pièces de monnaie, de paillettes, de fils de métal, d’appliques. Les femmes portent obligatoirement une abaya, ou des vêtements discrets, ou effacés, en public. Le niqab saoudien laisse généralement une longue fente ouverte pour les yeux.
Noms des (pièces de) vêtements les plus courants : Ghutrah (en arabe : غتره) : coiffe traditionnelle masculine, composée d'un carré de tissu (« foulard »), habituellement en coton, plié selon différents styles autour de la tête. Il est couramment porté dans les régions à climat aride, et fournit une protection contre l'exposition directe au soleil, mas aussi la poussière et le sable. Agal (en arabe : عقال), partie de coiffe, en corde, généralement de couleur noire, fixée autour de la Ghutrah pour le maintenir en place. Thawb (en arabe : ثوب), robe, à manches longues, descendant jusqu’aux chevilles. Bisht (en arabe : بشت), manteau traditionnel, masculin, plutôt réservé aux grandes occasions, comme les mariages… Abaya (en arabe : عباية), vêtement féminin, manteau noir, qui couvre tout le corps, de manière lâche, sauf la tête. Les manches peuvent ornées de broderies cousues, de différentes couleurs vives, ou même avec des cristaux. Le reste du manteau est sans décor. Certaines femmes choisissent de se couvrir le visage avec un niqab, d'autres pas. Une tendance récente, surtout à l’ouest, recherche la couleur de l’abaya. Kameez / Kurta Salwar, vêtement pour hommes et femmes, porté par les populations indienne et pakistanaise en Arabie Saoudite.
Ces règles tendent à évoluer depuis les années 2000 parmi les jeunes gens, qui s’habillent à l’européenne, notamment dans les provinces à l’Est du pays..
Société Monde du travail Historiquement portée par les revenus générés par ses activités pétrolières, l’économie de l’Arabie saoudite a longtemps peu prêté attention aux revenus de l’emploi productif. En conséquence, les Saoudiens sont largement présents dans la fonction publique, qui emploie près de 70 % des Saoudiens actifs en 2017..
Avec la baisse des revenus du pétrole à partir du milieu des années 2010, le gouvernement saoudien et Mohammed ben Salmane Al Saoud ont décidé de mettre en place le programme de développement Vision 2030 en , visant à diversifier son économie et à promouvoir une nouvelle vision de l’emploi auprès des Saoudiens, notamment chez les jeunes.. Pour revitaliser le secteur privé et développer l’entrepreneuriat national, le gouvernement met en place une série de mesures pour inciter les entreprises privées à embaucher les locaux..
Comme dans certains autres pays du Golfe, la création d’entreprises est autorisée aux étrangers sous couvert d’une alliance avec un partenaire local. Seules les entreprises créées au sein des villes économiques saoudiennes bénéficient de dérogations à cette règle..
Immigration Depuis les années 1960, de nombreux internationaux ont émigré en Arabie saoudite sur la base de visas de travail. Ils représentent dans les années 2000 près de 20 à 30 % de la population globale. Les expatriés occupent non seulement des postes très qualifiés dans le secteur privé mais représentent également une grande partie de la main d’œuvre disponible dans le royaume..
Droits des femmes Tradition dictée par la religion musulmane, chaque femme saoudienne a un tuteur masculin, qui peut être un homme de sa famille ou son époux. Ce dernier a un droit de regard sur ses déplacements, son éducation ou encore son travail.. Depuis , un décret royal autorise les femmes à effectuer diverses démarches administratives dans la santé et l’éducation sans le concours de leur tuteur..
Les autorités ont assoupli au cours des années 2000 un certain nombre de règles, notamment en autorisant le sport pour les jeunes filles à l’école.. Les Saoudiennes ont obtenu le droit de participer aux jeux olympiques en 2012..
C’est au cours des élections municipales saoudiennes de 2015 que les femmes ont pour la première fois le droit de se porter candidates et de voter.
Dans l’espace public, les agissements des femmes saoudiennes sont encadrés. Dans le monde du travail, les postes à responsabilité dans le secteur privé et public deviennent accessibles aux femmes dans les années 2000. Alors que le taux de chômage est de près de 34,5 % chez les femmes en 2017, le gouvernement souhaite porter le taux de femmes sur le marché du travail à 28 % en 2020, contre 23 % en 2016..
Voir :
Infrastructures Urbanisation vignette|King Fahd Road, Riyad, Arabie saoudite Avant 1970, un grand nombre de Saoudiens vivaient dans des provinces rurales, mais le gouvernement a engagé une urbanisation rapide du territoire au cours de la seconde moitié du XX siècle. Les villes saoudiennes, comme souvent dans les grandes agglomérations du Golfe, sont généralement caractérisées par de grands axes routiers bordés de centres commerciaux et de restaurants.
Depuis les années 2000, le gouvernement saoudien a entrepris de créer de nouvelles villes et hubs économiques. Inaugurée en 2006, la Ville économique du roi Abdallah est un exemple de ville intelligente saoudienne au nord de Djeddah. Dans l’objectif d’attirer les industriels étrangers, ces villes économiques bénéficient d’un régime différent que celui appliqué dans le reste du pays.
En 2012, le taux d’urbanisation est évalué à 80 %, avec une large concentration de la population dans certaines villes telles que Riyad, Djeddah et Dammam.
Habitations Les maisons saoudiennes sont habituellement reconnaissables aux murs très élevés qui les entourent, ayant une vocation symbolique mais également pratique, visant à protéger les habitations des tempêtes de sable.
Patrimoine Liste de châteaux en Arabie saoudite
Patrimoine religieux vignette|Pèlerin en prière dans Masjid Al Haram, la mosquée interdite, à La Mecque (Arabie Saoudite)