Le est un des départements ministériels du Cabinet du Japon, officiellement traduit en anglais par .

Il a été créé le , lors de la réorganisation du deuxième cabinet de Yoshirō Mori qui a été le premier à mettre en place la réforme de l'administration centrale de 1998. Il est l'héritier de l'ancien , tout en ayant des compétences moins larges que ce dernier 中央省庁等改革基本法, texte de la loi fondamentale n°103 du 12 juin 1998 de réforme du gouvernement central, site law.e-gov.go.jp.

Il siège au 3-1-1 Kasumigaseki, Chiyoda-ku à Tokyo. Il est dirigé par le . Il s'agit, depuis le , de Satsuki Katayama, qui occupe ce poste dans le cabinet de Sanae Takaichi.

Mission

Comme son prédécesseur l'ancien ministère du Trésor, il s'agit de l'un des plus importants et des plus puissants ministères japonais, placé en quatrième position en ordre de préséance derrière ceux des Affaires intérieures et des Communications, de la Justice et des Affaires étrangères. Le choix de ce dernier fait toujours l'objet d'une intense couverture médiatique, tant nationale qu'internationale, et est confié généralement à des personnalités politiques de poids et d'expérience. Kiichi Miyazawa (de 1987 à 1988), Wataru Kubo (en 1996) et Naoto Kan (en 2010) ont tous trois été vice-Premiers ministres (un titre spécial qui n'est pas décerné dans chaque gouvernement) en même temps que ministres du Trésor ou des Finances. Actuellement, et depuis le , le Premier ministre et le chef de l'opposition parlementaire ont tous deux par le passé exercé cette fonction : il s'agit respectivement de Naoto Kan de janvier à , et Sadakazu Tanigaki (président du PLD, principal parti d'opposition après les élections législatives de 2009) de 2003 à 2006.

Onze des trente Premiers ministres qui se sont succédé sous le régime de la Constitution de 1947 ont été ministres du Trésor ou des Finances (ce qui en fait, à égalité avec celui du Commerce extérieur et de l'Industrie, le portefeuille ayant donné le plus de chefs de gouvernement durant cette période) : Hayato Ikeda (de 1949 à 1952 et de 1956 à 1957, Premier ministre de 1960 à 1964) ; Eisaku Satō (de 1958 à 1960, Premier ministre de 1964 à 1972) ; Kakuei Tanaka (de 1962 à 1965 et en 1973 par intérim, Premier ministre de 1972 à 1974) ; Takeo Fukuda (de 1965 à 1966, de 1968 à 1971 et de 1973 à 1974, Premier ministre de 1976 à 1978) ; Masayoshi Ōhira (de 1974 à 1976, Premier ministre de 1978 à 1980) ; Noboru Takeshita (de 1979 à 1980, de 1982 à 1986 et en 1988 par intérim, Premier ministre de 1987 à 1989) ; Kiichi Miyazawa (de 1986 à 1988 et de 1998 à 2001, Premier ministre de 1991 à 1993) ; Tsutomu Hata (de 1991 à 1992, Premier ministre en 1994) ; Ryūtarō Hashimoto (de 1989 à 1991 et en 1998 par intérim, Premier ministre de 1996 à 1998) ; Naoto Kan (en 2010, Premier ministre de 2010 à 2011) ; Yoshihiko Noda (de 2010 à 2011, Premier ministre de 2011 à 2012).

Toutefois, après plusieurs scandales politico-financiers ayant déconsidéré l'administration du Trésor dans les années 1980 et années 1990, elle a perdu plusieurs de ses anciennes prérogatives au profit d'autres organismes. Ainsi la Banque du Japon, de par la loi du , a acquis une indépendance théorique du gouvernement (quoique parfois remise en doute) sur le modèle de la Banque centrale européenne et est compétente, en plus d'émettre les pièces et billets de yens, pour mettre en place la politique monétaire, d'assurer la stabilité financière du système financier et de conduire la politique de taux de change. D'autre part, l'Agence des services financiers, organisation gouvernementale mise en place le et confiée à un ministre d'État membre du Cabinet (rarement voire jamais le ministre des Finances), supervise le système financier pour en assurer sa stabilité et tout particulièrement le secteur bancaire et de l'assurance, la sécurité des marchés et les échanges financiers.

Les principales missions et attributions du ministère des Finances concernent désormais : le budget de l'État japonais : avec sa planification, sa préparation et sa consolidation, de même que la mise en place, la gestion, l'organisation et la vérification de la bonne application de la comptabilité publique et de la trésorerie (avec le contrôle de l'émission et du règlement des obligations locales, la gestion du programme de prêts et d'investissements publics) ; la fiscalité : la planification, l'organisation et la gestion du système fiscal, de même que l'estimation des revenus fiscaux, mais aussi par ce biais le contrôle de l'industrie du tabac et du sel ; la dette publique : sa gestion et son remboursement, ainsi que des intérêts ; les douanes : la planification, la définition et la gestion des droits de douane, et donc des points qui y sont liés dans la négociation des traités internationaux, ainsi que la supervision générale des opérations douanières et la compilation de statistiques s'y afférant ; la politique monétaire : il s'agit juste de contrôler l'émission des pièces de monnaie ainsi que le fait d'« assurer une bonne gestion des opérations et l'organisation de la Banque du Japon » ; le marché des changes : il garde la main sur l'investigation, la planification et la préparation des décisions et positions officielles du pays concernant le marché des changes et le système monétaire international et leurs stabilités, d'où l'ajustement de la balance des paiements, la gestion du compte spécial du marché des changes, des affaires concernant les taux de change internationaux ; la coopération économique et l'aide au développement : la prise en charge (conjointement avec d'autres ministres, notamment des Affaires étrangères ou de l'Économie et du Commerce) des relations avec les organisations internationales liées au système financier et économique international (le Fonds monétaire international et la Banque mondiale), de même que le contrôle des prêts et investissements à l'étranger et la préparation et la gestion des aspects financiers de l'aide au développement.

Administration interne Ministres, vice-ministres et secrétaires parlementaires vignette|280x280px|L'actuelle ministre, Satsuki Katayama.

Personnalité Parti Faction Diète Circonscription Satsuki Katayama PLD Asō Conseillère (Représentation proportionnelle)

Personnalité Parti Faction Diète Circonscription Yūko Obuchi PLD Nukaga Représentante Gunma () Shunichi Yamaguchi PLD Asō Représentant Tokushima ()

Personnalité Parti Faction Diète Circonscription Yoshitaka Itō PLD Nikai Représentant Hokkaidō () Yuzuru Takeuchi Nouveau Kōmeitō - Représentant Kinki (proportionnelle)

Vice-ministre administratif

Le est au Japon le haut fonctionnaire placé au sommet hiérarchique de l'administration d'un ministère, juste après le ministre, les premiers vice-ministres et les secrétaires parlementaires qui sont eux des hommes politiques membres du gouvernement. Depuis la réforme de 1998, appliquée en 2001, il n'y en a plus qu'un par ministère. Le vice-ministre administratif assiste le ministre dans des domaines tels que maintenir l'ordre dans les affaires administratives du ministère ou superviser le travail des divisions, bureaux, institutions affiliées et bureaux locaux. Jusqu'en 2009, une de chaque ministère se réunissait deux fois par semaine (le lundi et le jeudi), un jour avant un conseil des ministres, pour coordonner les dossiers à l'ordre du jour de ce dernier The National Administrative Organization, site du Premier ministre et du Cabinet du Japon. Cette réunion, critiquée tout particulièrement par le PDJ et de manière générale par les membres de l'opposition au PLD comme l'un des principaux symboles de la trop forte place laissée aux hauts-fonctionnaires dans la direction de l'État au détriment des hommes politiques, a été supprimée dès l'arrivée au pouvoir des démocrates en A. G. MULGAN, « Decapitating the bureaucracy in Japan », East Asia Forum, 10/12/2009. L'actuel vice-ministre administratif des Finances est, depuis le , Eijirō Katsu (avant sa nomination à ce poste, il était directeur du Bureau du budget).

Services administratifs thumb|right|200px|Plaque d'entrée du ministère

: chargé du budget de l'État japonais, de sa préparation, de sa planification et de son application : : gestion des affaires administratives internes au bureau, récolte et gestion des données et informations statistiques liées au budget et à son évaluation, : gestion et contrôle des dépenses et des comptes publics, : recherche et renseignement sur les aspects juridiques liés aux comptes publics et au budget, : recherche et supervision du contrôle des allocations et de l'entraide (ou aide mutuelle), : recherche, réflexion et prospective concernant les affaires budgétaires, : collège de hauts-fonctionnaires du ministère chargés du travail de contrôle et de préparation de l'élaboration du budget, : dirige l'équipe (composée de directeurs spécialisés dans les affaires juridiques, de trésorerie et dans les relations entre les divisions, et de plusieurs inspecteurs du budget) chargée de superviser l'application et de réaliser les audits du budget. : s'occupe du système fiscal, de sa planification, de son organisation, de sa gestion du système fiscal et de l'évaluation de ses résultats : : gestion des affaires administratives internes au bureau, de ses relations publiques, de la coordination avec les politiques fiscales locales et de la recherche et de la collecte de données et informations sur les prélèvements obligatoires, : recherche, réflexion et prospective concernant la politique fiscale, : s'occupe de la fiscalité directe (l'impôt sur le revenu et celui sur la propriété), : s'occupe de la fiscalité indirecte (notamment de la taxe sur la consommation), : s'occupe de l'impôt sur les sociétés, : chargé de conseiller le ministre et la direction sur la politique fiscale internationale. : planifie, définie, gère et supervise les droits de douane et les opérations douanières : : gestion des affaires administratives internes au bureau, de la gestion de son matériel, notamment de son équipement en technologies de l'information, et de la collecte de données et informations liées au système des douanes, : gestion de carrière et des activités des douaniers et autres employés du bureau, : s'occupe de la gestion des tarifs, des aspects juridiques et des affaires liées aux recours commerciaux dans les négociations internationales, aux partenariats économiques, au contrôle des origines des produits et à la coopération technique, : s'occupe de la gestion et de l'organisation de la surveillance et des contrôles douaniers, : s'occupe de la recherche, de l'évaluation et de la programmation des autorisations et opérations douanières, ainsi que des affaires liées aux droits de la propriété intellectuelle, : recherche, réflexion, renseignement, audit et prospective concernant les affaires douanières. : chargé des affaires liées à la gestion de la trésorerie, de la dette, des obligations locales, l'émission de monnaie, le programme de prêts et d'investissements publics, le domaine public, les industries du tabac et du sel, et le contrôle de la gestion de la Banque du Japon : : gestion des affaires administratives internes au bureau, de la collecte de données et informations concernant la trésorerie et aux affaires liées aux industries du tabac et du sel, : gestion du trésor public et donc des ressources de l'État, ainsi que des affaires liées au système monétaire dépendant du ministère, , : s'occupe de la gestion, contrôle et prise de renseignement des évolutions sur les marchés obligataires liées à sa dette publique, : s'occupe du programme national de prêts et d'investissements, , , , : s'occupe des enquêtes, inspections, audits et de la récolte et de la gestion des informations, recherches et renseignements concernant le prêt, l'investissement et le domaine public,