Richard Mellon Scaife, né le et mort le , est un éditeur de journaux, homme d'affaires, philanthrope et lobbyiste américain.
Richard MellonScaife possède et publie le Pittsburgh Tribune-Review. Avec 1,2 milliard de $, Scaife, en tant qu'héritier principal du secteur bancaire (la Mellon Bank) Mellon, du pétrole (Gulf Oil) et de la fortune dans l'aluminium (Alcoa), était classé sur la liste des 400 américains les plus riches en 2005 au classement Forbes 400.
Scaife est particulièrement connu pour son soutien financier aux milieux conservateurs et libéraux et libertariens des États-Unis ainsi qu'à des organisations politiques d'extrême-droite durant les vingt dernières années. Il a apporté l'assistance financière à des causes conservatrices ou libérales aux États-Unis, surtout par des fondations privées, à but non lucratif, qu'il contrôlait : la Sarah Scaife Foundation, la Carthage Foundation et l'Allegheny Foundation et jusqu'en 2001, la Scaife Family Foundation, maintenant contrôlée par ses enfants, sa fille Jennie et son fils DavidSarah Scaife Foundation. Scaife a aussi aidé à financer l'Arkansas Project, qui a entrainé la procédure d'impeachment du président Bill Clinton.
Jeunesse Richard Mellon Scaife est né à Pittsburgh, en Pennsylvanie, d'Alan Scaife, le chef d'une riche famille de Pittsburgh et de Sarah Mellon, qui était membre de l'influente famille Mellon, une des familles les plus puissantes des États-Unis. Sarah Mellon Scaife était la nièce de l'ancien secrétaire d'État au Trésor des États-Unis, Andrew W. Mellon. Elle et son frère, le financier R.K. Mellon, était les héritiers de la fortune de Mellon qui comprenait la Mellon Bank et des intérêts majeurs dans la Gulf Oil et dans l'aluminium Alcoa.
Scaife a suivi la Deerfield Academy à Deerfield dans le Massachusetts. Il a été renvoyé de l'université Yale à la suite d'une fête alcoolisée et a terminé ses études à l'université de Pittsburgh où son père était le président du conseil d'administration. Richard Scaife a obtenu son diplôme, une licence d'anglais, en 1957.
Scaife hérita de sièges dans de nombreux conseils d'administration d'entreprises lorsque son père décéda brutalement en 1958. Cependant sa famille se brouilla avec celle de son oncle, R.K. Scaife, qui conserva le contrôle des sociétés. Sa mère l'encouragea à s'impliquer dans les fondations philanthropiques de la famille, conseil qu'il suivit.
En 1973, il se brouilla avec sa sœur Cordelia Scaife May et prit le contrôle de la plupart des fondations familiales tandis que Cordelia soutint elle-même ses propres actions de charité, y compris le Planning familial et la Volière nationale de Pittsburgh. Peu de temps avant sa mort, Cornelia et Richard se réconcilièrent et Richard Mellon Scaife fit son éloge en louant « Cordy » pour avoir consacré sa vie et ses ressources « aux causes qui en valaient la peine ».
Affaires Achat du Pittsburgh Tribune-Review En 1970, Scaife a acheté un petit journal sur le marché, le « Tribune-Review ». Le siège du journal était basé à Greensburg, Pennsylvanie, un chef-lieu d'environ situé à environ au sud-est de Pittsburgh. Pendant plusieurs années, le journal n'a été publié et distribué que dans la région de Greensburg.
Scaife fit les titres des journaux en 1973, quand un journaliste du Tribune-Review fut licencié pour avoir fait la remarque « un est en bas et l'autre sur le départ » à l'époque du Watergate à propos du vice-président, Spiro Agnew, qui venait d'être convaincu de charges de corruption lors de son mandat de gouverneur du Maryland. Quand les confrères rédacteurs du journaliste ont exigé une explication de la part de Richard Scaife lors d'une réunion avec ce dernier, sa réponse provocante amena un certain nombre d'entre eux à démissionner (quelques-uns d'ailleurs revinrent plus tard sur leur décision). Le journal fut fréquemment accusé d'influence, spécialement à l'encontre des membres du comité directeur politique du comté de Westmoreland à grande majorité démocrate.
En 1992, les deux principaux journaux de Pittsburgh ont été impliqués dans un long conflit social qui a abouti, en fin de compte, à ce que le plus grand journal, le Pittsburgh Press, cesse son activité et que le journal restant, le Pittsburgh Post-Gazette, suspende sa publication pendant près de six mois jusqu'à ce que cette publication soit acquise par Scaife à la fin de l'annéeTHE MEDIA BUSINESS; Press Unions Support Sale - New York Times. Durant toute cette période, Scaife développa les opérations de son journal dans Pittsburgh et le renomma le Pittsburgh Tribune-Review. Quoique le nom ait changé et il qu'il y ait plusieurs bureaux satellites à Pittsburgh et dans sa banlieue, le siège social du journal resta à Greensburg, à environ à l'est de Pittsburgh près de la maison de Richard Scaife.
Intérêts pour les médias et de leur leadership Le Pittsburgh Tribune-Review continua à défier la Pittsburgh Post-Gazette sur le marché des médias de Pittsburgh. Douze ans après que le journal de Scaife ait commencé à être diffusé, la Post-Gazette annonça des pertes financières majeures et les syndicats représentant les salariés ont consenti à des concessions sur les salaires afin de maintenir le journal à flot. À la différence de Scaife, les propriétaires de la Post-Gazette, la famille de Bloc, ne voulait pas supporter des pertes majeures année après année. Selon les documents produits lors du divorce de Scaife, Richard Scaife a dépensé successivement de 20 et de dollars par an pour couvrir les pertes du Tribune-Review. Selon le Bureau d'Audit des Publications, le Tribune-Review avait régionaux, environ de moins que son concurrent.
En 2005, le Pittsburgh Tribune-Review annonça la consolidation des opérations de ses éditions de banlieue, avec des « réductions de personnel » dans les salles de rédaction, de gestion et dans les départements de distribution. Deux directeurs ont été licenciés immédiatement puis d'autres membres du personnel plus tard en 2005.
Avec Scaife comme éditeur, le petit journal de nouvelles répandait des éditoriaux, des articles ou des nouvelles affirmant que le président des États-Unis Bill Clinton et son épouse, la Première Dame, Hillary Clinton, étaient responsables de la mort du Conseiller Adjoint de la Maison-Blanche Vincent Foster. Scaife a payé un journaliste indépendant Christopher W. Ruddy pour enquêter et écrire sur l'affaire Foster pour le Tribune-Review et d'autres médias de droite. Le procureur indépendant Kenneth Starr, nommé pour enquêter sur Clinton, a conclu que Foster s'était bien suicidé.
En 2004, il a été rapporté que Richard Scaife détenait 7.2 % de « NewsMax Médias », un site Web de nouvelles, ayant une ligne politique éditoriale conservatrice, fondé par Christopher Ruddy en 1998Poe, Richard. Hillary's Secret War: The Clinton Conspiracy to Muzzle Internet Journalists. Thomas Nelson, 2004, . En 2009, Richard Mellon Scaife contrôlait environ 42 % de NewsMax, alors que Ruddy en tant que propriétaire majoritaire, PDG et rédacteur en chef, en possédait 58 %"Chris Ruddy: Conservatives' great online ally: He's a bigger Internet star than Rush Limbaugh" Commentary by Jon Friedman, MarketWatch, 13 mars 2009..
Politique et philanthropie L'intérêt de Scaife pour la politique est plurifactoriel : Il adore les journaux, qu'il a commencé à lire dès son enfance. Son père a servi dans l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale et la famille a vécu à Washington pendant peu de temps. (Les unités fonctionnelles diverses de l'OSS ont été reconstituées en 1947 sous le nom de CIA); Il était sous l'influence de Robert Duggan, le fiancé de sa sœur, Cordelia, qui est devenu plus tard son mari. Scaife a travaillé pour les campagnes politiques de Duggan qui a été, par 2 fois, élu représentant du ministère public du comté d'Allegheny. Duggan aidera Richard Scaife à devenir un membre du Parti Républicain dans le comté d'Allegheny en 1956 avant qu'il ne soit accusé par un jury d'accusation pour évasion fiscale sur le revenu et escroquerie. D'ailleurs, en 1974, Duggan se tuera avec un fusil de chasse, quelques heures avant qu'il ne soit convoqué par un jury d'accusation pour évasion fiscale sur le revenu et escroquerie. Scaife s'est engagé dans la campagne présidentielle de 1964 pour Barry Goldwater, avec qui sa mère était liée.
La fortune Mellon dont Scaiffe a hérité lui a permis de poursuivre son activisme politique. En 1965, quand Sarah Scaife est morte, Richard Mellon Scaife a hérité, non seulement de l'augmentation financière de sa fortune, mais surtout d'une grande influence sur les fondations familiales.
Soutien de Richard Nixon Scaife gagna sa notoriété pour avoir fait une course finale de fin de campagne pour Nixon, devant le faible financement de cette dernière quand il lui fit un don de , lors de la campagne qui allait mener Richard Nixon à sa réélection de président des États-Unis en 1972. Scaife ne fut pas accusé d'un crime, mais donna environ qui allèrent à un fonds lié au scandale du Watergate. Scaife déclara plus tard qu'il a été repoussé par ce scandale et qu'il refusa de parler avec Nixon après 1973. Le suicide de Duggan en 1974 puis l'affaire du Watergate, amenèrent Scaife à changer alors l'octroi de ses aides financières les réservant aux campagnes de politiciens ou de groupes de recherche anti-communistes, ainsi qu'aux fonds de défense légaux et à leurs publications.
Opposition à Bill Clinton Les publications de Scaife ont été considérablement impliquées dans la campagne contre Bill Clinton, le président de l'époque. Scaife était le principal donateur de l'« American Spectator », dont l'Arkansas Project avait l'intention de trouver des preuves contre Bill Clinton notamment au travers des accusations de Paula Jones pour harcèlement sexuel à son encontre, que le journal contribua à diffuser largement auprès du public américain. En 1999, dans une série d'articles de Scaife et/ou de ses fondations soutenant des causes conservatrices, le Washington Post cita un collaborateur proche de Richard Scaife, Richard Larry, et non Scaife lui-même, comme l'homme qui a conduit l'Arkansas Project.
Indépendamment de son but initial, l'Arkansas Project a non seulement accusé Clinton d'indélicatesses financières et sexuelles (certaines plus tard vérifiés, d'autres non), mais ont aussi donné racine à « l'hyperbolique théorie du complot » avec des allégations telles, que Bill Clinton aurait collaboré avec la CIA pour exécuter une opération de trafic de drogues à partir de la ville de Mena en Arkansas ou que le couple Clinton avait pris des dispositions pour le meurtre à la Maison-Blanche de son conseiller Vince Foster afin d'étouffer l'affaire du Whitewater. La possibilité que l'on aurait donné de l'argent du projet à l'ancien associé de Clinton, David Hale, un témoin dans l'enquête Whitewater, a mené à la nomination de Michael J. Shaheen comme enquêteur spécial. Shaheen cité par le rédacteur de Scaife, qui a témoigné devant un jury fédéral d'accusation sur cette question.
Cependant, fin 2007, Ruddy publia un entretien positif avec l'ancien président Clinton sur Newsmax.com, suivi par un article principal également positif dans le magazine. Le New-York Times commenta cet événement en déclarant que « la politique en avait fait d'étranges compagnons de lit ».