Pascual Carlos Esteban, né à Buenos Aires le et mort à Rouen le , est un artiste peintre argentin.
Biographie Son père occupe un poste important dans la compagnie pétrolière nationale (), ce qui fait parcourir à toute la famille l'Argentine de long en large.
Esteban peint et dessine dès l'enfance. Il grandit jusqu'à 9 ans en Patagonie, ensuite et jusqu'à la fin de son adolescence toute la famille se déplace à Mendoza. Ce sont des lieux qui l'ont profondément marqué. En 1955, la famille revient à Buenos Aires et s'installe à Adrogué, banlieue sud, chic et décadente de la capitale évoquée par Jorge Luis Borges. Il retourne une dernière fois en Patagonie pour travailler pendant trois ans dans la prospection de pétrole.À partir de 22 ans il décide d'abandonner toute autre activité que la peinture et s'y dédie définitivement.
Il prend des cours de peinture avec le peintre H. Solari et fait une rencontre fondamentale dans sa jeune vie d'artiste, celle du poète Roberto Juarroz, qui habite aussi à Adrogué, et devient son ami très cher et son maître à penser. Cette amitié durera jusqu'au départ d'Esteban à Paris.
Toujours à Adrogué, il fait la connaissance d'un étudiant des beaux-arts. Ils travaillent ensemble un temps. Cet étudiant, Ivan Sagarduy (1937-2000) deviendra un peintre connu dans sa province natale de Formosa. Enfin, il se lie d'amitié avec Pablo Urbanyi, qui deviendra romancier. Cette amitié dure toujours.
Il fait sa première exposition personnelle à Buenos Aires a la Galerie Lirolay en 1964. Il expose régulièrement dans son pays jusqu'en 1969 ou il décide de réaliser son rêve de venir vivre à Paris.
Il s'installe à Paris en 1970. En 1972, il commence sa vie de peintre avec le Salon de la Jeune Peinture. En 1986, il décide de s'installer en Normandie et en 1991 il trouve une vieille usine au bord de l'Andelle, où il s'installe définitivement.
Œuvre Au début de sa carrière, Esteban est influence par l'œuvre de Paul Klee. Parallèlement, il est séduit par des peintres tels que Vermeer, Morandi ou Braque. Peu à peu, son travail tend vers un dialogue avec le réel. En arrivant à Paris, cette tendance s'affirme, et il utilise avec une certaine distance le rapport photographique. selon Jean-Jacques Lévêque son œuvre pouvait être lu comme un hyperréalisme poétique. Il s'en éloignera peu à peu.
Dans le texte de présentation du catalogue pour sa première exposition personnelle à Paris (1976), Claire Stoulig dit :
Pour le catalogue de la suite « Kilimandjaro », Francis Parent dit :
Il pratique depuis toujours l'art du portrait et à partir des années 1980 son œuvre de portraitiste se développe. Récemment, il a réalisé (sur commande) le portrait de Maurice Ravel.
Le Musée Nicolas-Poussin, aux Andelys a présenté une exposition de ces œuvres en 1998 pour marquer les douze années du peintre en Normandie. Le critique d'art Eric Wilmart écrit :
Toute l'œuvre d'Esteban évolue vers une figuration dans laquelle l'homme et la nature retrouvent un nouvel équilibre à travers une recherche de transcendance et beauté : .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Le Bénézit Le complexe de Pompei, J.-J.Lévêque Entendre l'écrit, F. Parent l'Art du Nu, tome II, Éditions Patou
Liens externes
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