vignette|redresse|Monument à la mondina à Verceil. vignette|redresse|Une . vignette|redresse|Groupe de . Une , au pluriel , ou (du verbe italien , nettoyer) est une ouvrière saisonnière des rizières des plaines padane et vénète de la fin du et de la première moitié du .

La monda Le travail de la monda (le désherbage), très répandu en Italie du nord entre la fin du et la première moitié du , consiste à retirer les herbes indésirables qui poussent dans les rizières en gênant la croissance des jeunes plants de riz. Il se déroule durant la période d'inondation des champs, de la fin du mois d'avril au début du mois de juin, période lors de laquelle les pousses délicates sont protégées, durant les premières phases de leur développement, des écarts de température entre le jour et la nuit. Il comprend deux phases : le repiquage des plants et l'émondage des mauvaises herbes.

Il s'agit d'une tâche extrêmement fatigante, exécutée par des femmes des classes sociales les plus pauvres, venues d'Émilie-Romagne, de Vénétie, de Lombardie et du Piémont louer leur force de travail dans les rizières des provinces de Verceil, Novara et Pavie. Les femmes sont dans l'eau jusqu'aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Pour se protéger des insectes et du soleil, elles portent un foulard et un chapeau à large bord et des shorts ou de larges culottes pour ne pas mouiller leurs vêtementsEcomuseo delle terre d'acqua..

Revendications vignette|left|Ville de Verceil, plaque commémorant la manifestation du ayant abouti à l'obtention des 8 heures de travail quotidien avec l'appui de l'avocat Modesto Cugnolio Les conditions de travail sont des plus mauvaises, les horaires chargés et les rémunérations des femmes nettement inférieures à celles des hommes. Le mécontentement augmente pour aboutir, dans les premières années du , à des mouvements de révolte et des émeutes. Les luttes contre les padroni sont sapées par la présence des clandestine, saisonnières encore plus pauvres et prêtes à tous les compromis pour obtenir du travail. Elles sont qualifiées de crumire (briseuses de grève) par leurs consœurs. La principale revendication, reflétée par la chanson Se otto ore vi sembran poche vise à limiter à huit heures la journée de travail et finit par être satisfaite entre 1906 et 1909, quand toutes les communes du vercellese accèdent à cette demande.

Popularité vignette|redresse|Silvana Mangano dans Riz amer. Le travail de ces femmes a inspiré nombre de chants populaires comme Bella Ciao, repris notamment par Giovanna Marini sur les traces de Giovanna Daffini, et d'œuvres littéraires ou cinématographiques, la plus emblématique étant le film Riz amer de Giuseppe De Santis en 1949, chef-d'œuvre du néoréalisme italien.

Rizières des

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie F. Castelli, E. Jona, A. Lovatto, Senti le rane che cantano. Canzoni e vissuti popolari della risaia, Donzelli, 2005 . M. Minardi, La fatica delle donne. Storie di mondine, Ediesse, 2005 . B.Bassi, La mia vita, Negretto, Mantova, 2009 . Mireille Kuttel, La rizière, L'Âge d'homme, collection Contemporains, Lausanne, 1993, 147 p. .

Articles connexes Histoire de l’agriculture en Italie Riziculture en Italie Rizière Saisonnier Bella ciao Sciur padrun da li beli braghi bianchi Se otto ore vi sembran poche Son la mondina, son la sfruttata Riz amer Lazare Ponticelli

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