Le Gua est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Autrefois rattachée à la province du Dauphiné, la commune compte trois clochers distants de : Les Saillants du Gua au plus bas, le village de Prélenfrey au plus haut, et le village de Saint-Barthélemy à mi-chemin. Les hameaux des Amieux (les Petits Amieux et les Grands Amieux) se trouvent au-dessus du village des Saillants, tandis que le hameau de la Pierre, au-dessus de la fontaine ardente, est à mi-chemin entre Saint-Barthélemy et la commune de Miribel-Lanchâtre.

Les habitants des Saillants sont les Saillandous (féminin : Saillandounes), . Géographie Situation et description vignette|La vallée de la Gresse, aux environs de la fontaine ardente du Gua, au , illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893). La commune, traversée par le nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ ).

La commune se situe au sein de la vallée de la Gresse, et fait partie du Balcon Est du Vercors, dans le parc naturel régional homonyme. Au-dessus du village des Saillants on peut apercevoir le Bec de l'Échaillon.

Le village de Prélenfrey est surplombé par le rocher de l'Éperrimont, appelé plus communément « l'Indien » de par sa forme lorsqu'on le regarde de profil. On peut aussi y admirer les arêtes du Gerbier, qui s'étend alors des rochers dits des Deux Sœurs (Agathe et Sophie) en passant par le pas de l'Œille, le mont Gerbier puis le col Vert jusqu'au pic du Cornafion.

L'étagement de la commune permet de découvrir des paysages et des climats variés.

Communes limitrophes Les communes limitrophes du Gua sont Château-Bernard (jouxtant Prélenfrey avec le col de l'Arzelier), Miribel-Lanchâtre (jouxtant Saint-Barthélemy), Vif (jouxtant les Saillants), Villard-de-Lans, et Saint-Paul-de-Varces.

Géologie

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villard-de-Lans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie La partie orientale de la commune est traversée par le torrent de la Gresse..

Voies de communication et transports La commune est desservie par le réseau SEMITAG (transports de l'agglomération grenobloise), avec les lignes de bus 25, C14 (anciennement 26) et 44.

Urbanisme Typologie Au , Le Gua est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de VifUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Vif, il y a une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,8 %), prairies (11,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,4 %), zones urbanisées (3,4 %), terres arables (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits et écarts Les Saillants du Gua Avec plus de mille habitants, c'est le plus important des trois villages. Il a su garder des activités (commerces, un marché hebdomadaire, de nombreuses associations) et reste un village animé et accueillant.

Saint-Barthélemy vignette|Le hameau de Saint-Barthélemy du Gua. Ce village de moyenne montagne est situé à un carrefour dans la commune (entre Prelenfrey et les Saillants), mais aussi avec d'autres villages comme Miribel-Lanchâtre et le Trièves.

Prélenfrey Le plus haut des trois villages est installé au pied des montagnes du Vercors, au milieu de prairies et de forêts. La proximité avec la nature et plus particulièrement avec la montagne, attire chaque année des promeneurs à pied, à vélo, à cheval ou même à ski lorsque l'enneigement le permet.

Les lieux-dits de Prélenfrey sont :

Les Vincents, Balayère, Les Faure, Les Pissottes, Champ Devant, Le grand Essart.

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune du Gua est situé en zone de sismicité (sur une échelle de 1 à 5), mais à proximité de la bordure occidentale de la zone Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 4Sismicité moyenne accélération =

Autres risques

Toponymie

Gua ou ga constitue la variante en langue d'oc du français « gué ». Il faut se souvenir que, jusqu'au , les ponts étaient fort rares et que les gués revêtaient donc une importance considérable pour les communications. Ils constituaient, avec les bacs, les seuls moyens de faire franchir une rivière aux hommes et aux marchandises.

Histoire

Moyen Âge Au Moyen Âge, Le Gua est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit le Groin la présence d'une maison forte : « Hugo de comeriis domicellus de groyno » décrit comme : « quoddam molario forti et pulcro »Archives départementales de l'Isère, B 3120, f° 130 v°: Annick Ménard-Clavier, doctorante à l'EHESS, Les maisons fortes du Grésivaudan au Moyen Âge, mémoire pour l'obtention du DEA, sous la direction de Jean-Marie Pesez, EHESS, Lyon, 1996.. Il en reste des ruines.

Les seigneurs du Gua attirèrent la renommée sur leur blason gironné d'or et de gueules de huit pièces (dans ses mémoires Brantome fait l'éloge de Louis de Bérenger, surnommé le « brave du Gua », favori de Henri III).

Quand la Révolution éclate, M. de Bérenger est reconnu comme « un maître juste et bon », mais ce sont ses agents qui se montrent encore « avides et intraitables » avec les habitants du Gua, qui ont bien du mal à payer les rentes au seigneur. Le , l'Assemblée nationale décide de liquider les arrérages au Gua. L'année suivante la première municipalité du Gua est formée.

Époque contemporaine vignette|La fontaine ardente au par Victor Cassien (1808 - 1893).

Industrie du ciment

Comme le reste de la vallée de la Gresse, Le Gua est touché dans la seconde moitié du par la ruée vers l'or gris et le développement de l'industrie cimentière : entre les années 1850 et 1860, et parmi les principaux sites d'extraction, se trouvent ceux de la « Roche du Diable », près de Saint-Barthélemy, de Revolleyre au Gua, et du Rif-Collet, du Champa et de Champrond entre le Genevrey et les Saillants. La société Vicat, implantée au Genevrey-de-Vif depuis 1853, extrait en partie sur Champrond. Le site du Champa, lui, est exploité par la société Rostan et Berthelot dirigée par Anatole Berthelot, qui s'y installe dès 1882. Républicain engagé, Berthelot devient maire du Gua en 1884, et se fait principal concurrent de Vicat jusqu'à l'absorption de son entreprise par celui-ci en 1920. Le , une grève éclate parmi les ouvriers des cimenteries, qui réclament une meilleure rémunération : des piquets de grèves sont mis en place, mais Berthelot, inflexible, ne cède à aucune revendication et refuse de réintégrer les grévistes, qui sont obligés de quitter la vallée.

En 1907, une longue querelle à propos de l'appartenance du hameau du Champa, sur les contreforts d'Uriol, reprend. Cette « affaire de la section J » voit le Champa, possession de Vif et section J du cadastre, revendiqué par la commune du Gua, toujours sous la municipalité du cimentier Anatole Berthelot. Une pétition adressée au Préfet de l'Isère est alors faite par les habitants du Gua pour l'annexion et, après l'ouverture d'une enquête qui tranchera en leur faveur, le Champa reviendra au Gua en 1908, ajoutant 950 personnes au village.

Seconde Guerre mondiale Durant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de Prélenfrey ont sauvé tous les juifs qui s'y étaient cachés durant le conflit, en particulier au préventorium Les Tilleuls ouvert en 1936 par la famille Guidi. Hélène, Georges et André Guidi, ainsi que l'infirmière Annie Wahl, ont reçu la médaille des « Justes parmi les nations ». Le village entier a été également honoré de cette distinction..

Politique et administration Administration municipale

Élections de 2026 Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 19. et 1 au conseil communautaire.