Épron est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de Population municipale ..

Géographie Situation La commune est au nord de la plaine de Caen et appartient à la communauté d'agglomération Caen la Mer. Son bourg est à au nord de Caen , à au sud de Douvres-la-Délivrande et à au sud-ouest d'OuistrehamDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.

Le territoire est traversé par la route départementale reliant Caen au sud à Douvres-la-Délivrande et la Côte de Nacre au nord. Elle partage le territoire en deux parties comparables dont la quasi-totalité du bourg occupe la partie occidentale. Deux départementales se raccordent à cet axe : la traverse le sud du village et permet de rejoindre la colline aux Oiseaux au sud-ouest, et la mène à l'est à Lébisey (Hérouville-Saint-Clair). L'accès au boulevard périphérique de Caen est à au sud (échangeur n°5), permettant de rejoindre les grands axes rayonnant de Caen.

Aucun cours d'eau notable ne parcourt la commune. Épron est dans le bassin de l'Orne, par son affluent le Dan qui reçoit les eaux sortant du territoire par l'est et collectées par « le Vallon » au sud de Biéville-Beuville.

Le point culminant () se situe en limite sud. Le point le plus bas () est à l'est du territoire (le Vallon).

vignette|centré|redresse=1.8|Carte de la commune.

Transports La commune d'Épron est desservie par la ligne 7 du réseau Twisto (Épron Mairie ou Caen Campus 2 <> Caen Gambetta).

Les lignes 3 (Caen<>Courseulles sur mer) et 4 (Caen<>Cresserons) des bus verts du Calvados ont un arrêt dans la commune (le long de la RD7).

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet.

Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Carpiquet à à vol d'oiseau., est de , l'amplitude thermique annuelle est de 12,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Épron est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Caen, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (63,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (47,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (41,8 %), terres arables (36,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,3 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le toponyme est attesté sous les formes Esperon en 1206 et 1207 (cartulaire de l'abbaye d'Ardenne)Célestin Hippeau, Dictionnaire topographique du Calvados, Paris, 1883, pp. 106 et 91. ; Esperon vers 1220 (Livre Pierre du Thillay, p. 64) ; Esperun en 1286 (AC, H 208) ; Esperone vers 1350 (pouillé Bayeux) ; Sanctus Ursinus de Hesperone (taxat. decim. dioc. Baioc.).

Il s'agit d'une formation toponymique mal éclaircie, les mentions disponibles étant trop récentes. Certaines sont identiques à celles d'Épron, hameau et moulin de la commune de Saint-Martin-de-Saint-Maixent (Deux-Sèvres, Esperum 1130, Esperons 1269; Esperon 1363 et 1528Bélisaire Ledain, Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres, Poitiers, 1902, p. 107.).

Selon Albert Dauzat, il s'agit d'une formation toponymique gallo-romaine basé sur un nom de personne latin Asperius suivi du suffixe -onem, explication reprise sans commentaire par René Lepelley qui remplace nom d'homme latin par nom de personne roman et -onem par suffixe latin de propriété -o / -onis, considéré aussi comme gaulois par les celtisants.

Remarque : l'évolution d'Asp- (Asperius) en Esp- (Esperon) est conjecturelle, car aucune attestation ancienne ne la valide. Par ailleurs, François de Beaurepaire a démontré qu'en Normandie, l'appellatif vieux norrois lundr « bosquet, petit bois » (voir la Londe) en seconde position -lund, évoluait parfois en -ron, par exemple dans Yébleron (pays de Caux, Eblelont vers 1210 ; Yebleront en 1316).. Cela semble également être le cas dans Cresserons, nom d'une commune située à 9 km d'Épron mentionné sous les formes Crisselon en 1234; Crisseron en 1258. Bien que cette évolution soit un peu précoce et qu'il faille aussi rejeter la forme du , il est possible qu'Épron représente un ancien *Espelont, type toponymique attesté à plusieurs reprises dans la toponymie normande, comme Épelont (Saint-Valery-en-Caux, Espelont 1238), Épelont (Bermonville, Espelonc vers 1379) et Eperonde (L') (Mesnières-en-Bray, Ventes d'Esperonde 1540; L'Esperonde, bois taillis séparé de la forêt du Hellet, 1732). Ce dernier remonte au vieux norrois espi « peuplier tremble » + lundr « bosquet, petit bois », d'où le sens global de « petit bois de trembles ».

Le gentilé est Épronnais.

Histoire Le , la 59th Staffordshire Division entre dans Épron, occupée par la Panzer Division. Les pertes seront lourdes des deux côtés. Par vingt fois, le village sera pris et repris., deux cent mille obus le bombardent.

Village de la radio Épron est appelée « le village de la radio » car sa reconstruction après la guerre a été parrainée par la Radiodiffusion française, en . En été cette année-là, les animateurs Jean Nohain et Francis Bernard suivent le Tour de France pour la radio et traversent des régions où les séquelles de la guerre sont encore visibles.. La radio demande alors aux auditeurs de désigner quel département, selon eux, a été le plus sinistré durant la guerre : le Calvados l'emporte, du fait que sur près de , seule une vingtaine ont échappé à la destruction.. Le préfet du département se voit alors confier la tâche de dresser la liste des dix communes les plus touchées : Authie, Touffréville, Soumont, Truttemer-le-Grand, Pontécoulant, May-sur-Orne, Maltot, Cheux, Noyers-Bocage et Épron ; début décembre, c'est le nom d'Épron qui est tiré. Un appel aux dons lancé par la radio permet d'obtenir plusieurs millions d'anciens francs en billets de 5, 10 et 20. Le , Jean Nohain, le ministre de la Reconstruction et le directeur de la RTF Wladimir Porché lancent les travaux qui reconstruiront tout le village (y compris le clocher de l'église Saint-Ursin, typique des , relativement épargnée par les combats) sur le tracé d'antan en quelques mois.

Un film documentaire, Au fil des ondes, est sorti en 1951. En souvenir de ce partenariat, la commune a donné le nom de Jean-Nohain à un square, la place de la Mairie a été baptisée place Francis-Bernard (chef du service des relations avec la presse à la RTF, à l'origine du parrainage, sur le site de la commune.) et une rue du nom de la RTF. Peuplé d'environ à sa reconstruction, le village en compte deux milliers et les projets d'aménagement pourraient faire doubler la population en quelques années.

Politique et administration

Administration municipale Élections de 2026 Le conseil municipal d'Épron est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 19. et 1 au conseil communautaire.

Une seule liste, menée par Franck Guéguéniat, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 51,86 %.. Franck Guéguéniat est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département du Calvados en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints.

Démographie

Épron a compté jusqu'à habitants en 1999.

Économie Le Grand accélérateur national d'ions lourds est en grande partie situé sur le territoire communal. Le , Spiral 2 est inaugurée par le président de la République, François Hollande en présence des ministres de la Recherche et des Affaires européennes. Culture locale et patrimoine

Distinction Candidat au du Concours départemental des villes et villages fleuris, Épron a reçu le dans la catégorie Communes entre et le .

Lieux et monuments vignette|Le chemin de la 59th Staffordshire-Division.

Église Saint-Ursin, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale. Chemin de la 59th-Staffordshire-Division. Le , dans le cadre de l'opération Charnwood, la 59th Staffordshire Division britannique, emprunta ce chemin venant de Cambes-en-Plaine pour entrer dans Épron.

Activité et manifestations Jumelages .

Manifestations