Guðrúnarkviða II, le second lai de Gudrún, ou Guðrúnarkviða hin forna, le vieux lai de Gudrún est probablement le plus ancien poème rattaché au cycle de Sigurd, selon Henry Adams Bellows.

Ce poème fut composé avant l'an 1000 et Bellows le considère comme de Citation originale : "rather bad shape", mais c'est sous cette forme qu'il a fourni des informations cruciales sur la Völsunga saga, où il a été fidèlement paraphrasé. Il affirme, toutefois, qu'il s'agit du seul poème en vieux norrois antérieur à l'année 1000 évoquant Sigurd et qui soit parvenu à l'époque moderne sous une forme à peu près complète. Les autres poèmes anciens, Reginsmál, Fáfnismál et Sigrdrífumál sont des collections de fragments et seule la dernière partie de Sigurðarkviðu subsiste. Les poèmes qui restent dans le cycle sont généralement datés des .

Bellows suppose que le poème résulte d'une complainte originaire d'Allemagne, car la mort de Sigurd se déroule dans la forêt, comme dans le Nibelungenlied, et non pas dans son lit.

Synopsis

Le roi Þjóðrekr était à la cour du roi Atli, et venait juste de perdre la plupart de ses guerriers dans une batailleBellows suppose que Þjóðrekr est le fameux Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths. Þjóðrekr et la femme d'Atli, Guðrún attendent ensemble et discutent de leurs peines respectives. Guðrún dit alors à Þjóðrekr qu'elle n'était qu'une jeune vierge quand son père Gjúki la donna à Sigurðr avec une dot en or. Ensuite, ses frères assassinent Sigurðr.

4. Grani rann at þingi, - gnýr var at heyra, - en þá Sigurðr sjalfr eigi kom; öll váru söðuldýr sveita stokkin ok of vanið vási und vegöndumGuðrúnarkviða in forna at «Norrøne Tekster og Kvad», Norway..4. From the Thing ran GraniVoir Brot af Sigurðarkviðu. with thundering feet, But thence did Sigurth himself come never; Covered with sweat was the saddle-bearer, Wont the warrior's weight to bearTraduction de Bellows.

Guðrún prend la bride du cheval et se met à pleurer, comprenant ce qui vient de se passerÀ la fin de Brot af Sigurðarkviðu, l'annotateur est troublé par l'existence de deux versions de la mort de Sigurd et se réfère à l'autorité des Allemands selon laquelle Sigurd a été assassiné dans la forêt. La version alternative dans laquelle Sigurd est assassiné dans son lit apparaît dans Sigurðarkviða hin skamma, Guðrúnarhvöt, Hamðismál et la Völsunga saga. Dans la Völsunga saga, son frère de sang Guthormr tente de le tuer deux fois. La première fois, il échoue parce qu'il est effrayé par l'éclat des yeux de Sigurd, et il doit attendre que Sigurd s'endorme.

5. Gekk ek grátandi við Grana ræða, úrughlýra jó frá ek spjalla; hnipnaði Grani þá, drap í gras höfði, jór þat vissi, eigendr né lifðu-t.5. Weeping I sought with Grani to speak, With tear-wet cheeks for the tale I asked; The head of Grani was bowed to the grass, The steed knew well his master was slain.

Quand elle rencontre ses frères, Gunnar baisse la tête mais Høgni lui dit que Sigurd a été tué, et qu'il a pris leur frère Guthormr avec luiSelon Bellows, cela montre que Sigurd, mortellement blessé, tua son meurtrier Guthormr selon les deux versions de sa mort. Il lui dit en outre qu'elle pourra trouver les restes de Sigurd sur la route au sud, où elle avait entendu le cri des corbeaux et les loups hurler. Guðrún va dans la forêt à la recherche de ce qui a été laissé par les loups et trouve Sigurd.

Quand elle trouve Sigurd, Gudrun ne pleure pas, ni ne gémit ou se tord les mainsComparer avec Guðrúnarkviða I. même si elle est si triste qu'elle ne veut plus vivre. Elle quitte les montagnes et voyage pendant cinq jours, jusqu'à ce qu'elle voie le palais de Hâlfur, au Danemark, où elle séjourne pendant trois ans et demi avec Thora, la fille de Hakon.

Thora et Gudrun s'occupent en tissant des tapisseries dans les salles du sud :

16. Skip Sigmundar skriðu frá landi, gylltar grímur, grafnir stafnar; byrðu vit á borða, þat er þeir börðusk Sigarr ok Siggeirr suðr á Fjóni.16. Sigmund's ship by the land was sailing, Golden the figure-head, gay the beaks; On board we wove the warriors faring, Sigar and Siggeir, south to FjonFunen est le nom d'une île dans la Völsunga saga. Bellows note que selon le Codex Regius, c'est l'île écossaise Fife qui est nommée..

Sa mère GrimhildGrimhild est nommée la reine des Goths. De la même manière, son fils Gunnar est nommé Roi des Goths dans Grípisspá. Bellows note que Goth peut se référer à n'importe quel peuple germanique du sud. demande à ses fils Gunnarr et Högni quel genre de wergild ils voudraient donner à leur sœur pour compenser le meurtre de son mari et de son fils Sigmund, et ils sont tous deux prêts à compenser leur sœurBellows dit ici qu'Atli menace de déclarer la guerre aux Bourguignons, s'ils ne lui donnent pas Guðrún comme femme. Guðrún rencontre sa mère, ses frères et Valdar, le roi du Danemark, ainsi que trois hommes nommés Jarizleif, Eymoth et JarizskarLes noms Jarizleif, Eymoth et Jarizskar, dont deux sont apparemment slaves, semblent être ajouté comme noms des messagers d'Atli. Ils sont décrits par le poème comme ayant de « longues barbes » ou comme des Lombards, mais leurs noms ne sont ni Huns ni Lombards. Selon Bellows, la Völsunga saga et certains commentateurs interprètent cette réunion comme ayant lieu au Danemark, mais il se trouve plus probable que la ligne ait abandonné et qu'elle ait rencontré les messagers à l'endroit où étaient ses frères.

Færði mér Grímhildr full at drekka svalt ok sárligt, né ek sakar munðak; þat var of aukit jarðar magni, svalköldum sæ ok sónum dreyra. - Váru í horni hvers kyns stafir ristnir ok roðnir, - ráða ek né máttak, - lyngfiskr langr, lands Haddingja ax óskorit, innleið dyra.22. A draught did Grimhild give me to drink, Bitter and cold; I forgot my cares; For mingled therein was magic earth, Ice-cold sea, and the blood of swine. - 23. In the cup were runes of every kind, Written and reddened, I could not read them; A heather-fish from the Haddings' land, An ear uncut, and the entrails of beasts.

Le poème raconte que Guðrún oublie et les trois roisBellows pense que les trois rois sont probablement les messagers d'Atli, mais qu'ils peuvent aussi être Gunnar, Hogni et le frère sans nom qui semble apparaître dans le Sigurðarkviða hin skamma. s'agenouillent devant elle et que Grimhildur se met à parler. Sa mère lui dit qu'elle a donné l'ensemble de ses richesses à son père, et qu'elle aurait également les richesses de Buðli parce qu'elle allait devenir l'épouse d'Atli.

"Húnskar meyjar, þær er hlaða spjöldum ok gera gull fagrt, svá at þér gaman þykki; ein skaltu ráða auði Buðla, gulli göfguð ok gefin Atla."27. "Hunnish women, skilled in weaving, Who gold make fair to give thee joy, And the wealth of Buthli thine shall be, Gold-decked one, as Atli's wife."

Guðrún répond qu'elle ne veut pas se marier avec Atli, mais sa mère rétorque qu'avec Atli, elle serait aussi heureuse que si Sigurd et son fils Sigmund étaient encore en vie. En outre, si elle n'épouse pas Atli, elle vivra sans mari pour le restant de sa vie. Guðrún répond que sa propre mère ne devrait pas être si pressée de la donner aux Huns, et elle prédit qu'Atli tuera Gunnar et arrachera le cœur de Høgni. Grimhildur se met à pleurer quand elle entend la prophétie et dit à Guðrún qu'elle est obligé de la donner à Atli.

Guðrún poursuit sa complainte en disant qu'elle a épousé Atli pour l'amour de ses proches. Elle n'a jamais été heureuse avec lui et qu'elle a perdu son fils lorsque ses frères sont mortsIl s'agit d'une vengeance de Gudrun, racontée dans Drap Niflunga quand elle venge la mort de ses frères en tuant les fils d'Atli, Erpur et Eitil. Elle tuera Atli.

Elle se rend chez Atli après une semaine de voyage à travers des terres gelées, puis une semaine sur l'eau et enfin une semaine à travers des terres qui manquent d'eauPlusieurs recherches infructueuses ont été menées pour retracer ce voyage. Ils arrivent devant de hauts murs et les gardiens ouvrent les portes.

Bellows commente qu'il semble y avoir une lacune importante qui suit son arrivée chez Atli. Il ajoute que la fin de la complainte semble avoir été remplacée par un autre poème, car il traite de la manière dont Atli dit à Guðrún qu'il avait eu le pressentiment d'être tué par elle en rêve. La description du rêve commence par cette strophe :

"Svá mik nýliga nornir vekja", - vílsinnis spá vildi, at ek réða, - "hugða ek þik, Guðrún Gjúka dóttir, læblöndnum hjör leggja mik í gögnum."39. "Now from sleep the Norns have waked me With visions of terror,-- To thee will I tell them; Methought thou, Guthrun, Gjuki's daughter, With poisoned blade didst pierce my body."

Sans comprendre le sens du rêve, Atli décrit son futur banquet sur ses propres fils, servis à lui par leur propre mère Guðrún, pour se venger du meurtre d'Atli sur ses frères.

Hugða ek mér af hendi hauka fljúga bráðalausa bölranna til; hjörtu hugða ek þeira við hunang tuggin, sorgmóðs sefa, sollin blóði. - Hugða ek mér af hendi hvelpa losna, glaums andvana, gylli báðir; hold hugða ek þeira at hræum orðit, nauðigr nái nýta ek skyldak."42. "I dreamed my hawks from my hand had flown, Eager for food, to an evil house; I dreamed their hearts with honey I ate, Soaked in blood, and heavy my sorrow. - 43. "Hounds I dreamed from my hand I loosed, Loud in hunger and pain they howled; Their flesh methought was eagles' food, And their bodies now I needs must eat."

Le poème se termine par quelques lignes cryptées où Guðrún dit que les gens vont parler d'un sacrifice.

Notes

Références

Annexes Articles connexes Edda poétique

Liens externes Le second, ou le vieux lai of Guthrun traduit et commenté par Henry Adams Bellows Le second lai de Gudrún traduit par Benjamin Thorpe le second (ou le vieux) lai de Guðrún traduit par William Morris et Eirikr Magnusson Guðrúnarkviða hin forna édition de Sophus Bugge pour le manuscrit original Guðrúnarkviða in forna édition de Guðni Jónsson avec un texte normalisé

Bibliographie Régis Boyer, Les religions de l'Europe du Nord

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