Antoine Boutonnet, né à Moyrazès, le , mort en Guadeloupe, le , est un prélat français, évêque de Basse-Terre, en Guadeloupe, de 1862 à sa mort.
Biographie Jeunesse et premiers ministères Antoine Boutonnet est né à Moyrazès, le . Il est ordonné prêtre en 1824 et devient professeur de philosophie au grand séminaire de Clermont-Ferrand. En 1826, il part enseigner au séminaire de Rodez.. En 1831, en raison du décès de son père, il est contraint de quitter le séminaire de Rodez et devient curé de la paroisse d'Arvieu, ce qui lui permet d'être plus proche de la maison familiale. En 1834, il est transféré à la cure de Rignac, puis à celle de Rodez. Il y reste 16 années et se distingue par ses initiatives, notamment lors de l'épidémie de choléra qui ravage la ville de Saint-Affrique en 1854. Il exerce sa fonction de curé de Saint-Affrique pendant 12 ans.
Évêque de Basse-Terre Alors qu'en Guadeloupe, le diocèse de Basse-Terre n'a plus personne à sa tête après le départ en 1860 de son évêque Théodore-Augustin Forcade, l'épiscopat est proposé à Boutonnet qui, dans un premier temps, hésite à l'accepter. Il est finalement nommé par décret impérial en date du .. Dès sa première visite générale, il engages les fidèles à embellir eux-mêmes les églises en prenant l'exemple des premiers chrétiens.. Il réaffirme aussi la discipline de l'Église en rappelant que la hiérarchie vient de Jésus-Christ lui-même. L'arrivée des engagés indiens en Guadeloupe lui donne l'occasion d'exalter la conversion de populations incapables de dire "à quelle religion ils appartiennent", cependant il ne mène pas de politique offensive en ce domaine, attendant qu'un fois acclimatés à leur nouvel environnement, les Indiens finissent par se convertir d'eux-mêmes. D'un point de vue politique, il s'oppose aux schœlchériens, dénonçant en 1866 les "séides" du rationalisme, qui "affublés de leurs bonnets rouges", portent "un regard d'infernale convoitise" sur les magnifiques palais romains. En 1865, quand la fièvre se répand dans la ville de Pointe-à-Pitre, il affirme que la prière est la plus infaillible des protections, à la place des pratiques magico-religieuses. Il décède après 8 années en Guadeloupe, laissant l'image d'un homme affable « de ses manières et au charme entraînant de ses instructions religieuses. » Il fut aussi l'initiateur de nombreuses œuvres animant le diocèse.
Distinctions
(11 aout 1859).
Armes Les armes d'Antoine Boutonnet se décrivent ainsi : D'azur à la croix ancrée d'argent contournée de quatre étoiles. Elles ont été peintes sur la porte du presbytère par Alfred Couverchel« Alfred Couverchel, peintre de l'orientalisme romantique », Société d'histoire du Vésinet..
Notes et références
Bibliographie
Liens externes
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