La bouillie d'épeautre ou Habermus est une recette de santé d'Hildegarde de Bingen qu'on sert souvent au petit déjeuner.
Les Souabes l'ont consommé durant des siècles, bouilli dans du lait et Pline le donnait comme plat des anciens GermainsGeorg Heinrich Pertz, Johannes Horkel, Die Geschichtschreiber der deutschen Urzeit, Besser, 1849, : Die Römerkriege aus Plutarch, Cäsar, Vellejus, Suetonius, Tacitus, Tacitus Germania, , d'où un dicton souabe : « Habermus Gibt starke Fuß So sprechen die Schwaben. Birlinger ed (Anton). »: c'était leur plat nationalAlbrecht Keller, Die Schwaben in der Geschichte des Volkshumors, J. Bielefeld, 1907.. À Memmingen par exemple, on l'a distribué gratuitement aux pauvres au .
Haber signifiait « donneur de vie » en dialecte alémanique et mus signifiait « nourriture Jacob Grimm, Deutsche Grammatik.« Das erst und das letzt ist allweg Habermiifs, als die Algöwer, Schwaben und Thurgöwer, da machen sie Zwerchstopfferbrei, Rörenbrey, Zimmen und mancherlei Gekocht von Habermus, etlich als dick, dafs ein wolbeschlagener Gaul darüber lieff und nit hineinfiel f. 20*. f. 36 soll man verordnen: eim Elsässer den Knobloch, eim Allgöwer das Habermufs » Die alemannische Sprache rechts des Rheins seit dem XIII. Jahrhundert, , Anton Birlinger. »… Son nom a inspiré le poète allemand Johann Peter Hebel dans un de ses poèmes : « Chummet Kinner chummet, esset HabermusJohann Peter Hebel, Das Habermuß et . ».
Il existe aujourd'hui bien des variantes de cette recette médiévale. L'épeautre selon sainte Hildegarde a mille vertus : outre ses facultés pour les troubles intestinaux, il soigne la mélancolie et la dépression, donne l'humeur joyeuse : « L'épeautre est un excellent grain, de nature chaude, gros et plein de force, et plus doux que les autres grains. À celui qui le mange, il donne une chair de qualité, un sang de qualité. Il donne un esprit joyeux et met de l'allégresse dans l'esprit de l'homme. »
Lhabermus fait partie du régime à base d'épeautre de sainte Hildegarde.
Recette Ingrédients : une tasse d'épeautre deux ou trois tasses d'eau une pomme jus d'un demi-citron épices : galanga, pyrèthre d'Afrique, cannelle une demi-cuillerée de miel amandes hachées : 1 cuillère à thé psyllium, ou plantain des Indes
Notes et références
Bibliographie J. P. Hebel's sämmtliche Werke, Band 1, J. P. Hebel. Strehlow Wighard, L'Art de guérir par l'alimentation selon Hildegarde de Bingen. Recettes, traitements et régimes, François-Xavier de Guibert, .
Annexes Articles connexes Épeautre Haute-Souabe Souabe
Liens externes « Recette St. Hildegard Original Habermus », naturkost.de (consulté le ). Vidéo « Un jour dans la cuisine de sainte Hildegarde », www.youtube.com (consulté le ). « Hildegard von Bingen: Gesundheit für Seele, Leib & Sinne », hildegardvonbingen.de (consulté le ). Site Habermus « Petit déjeuner hildegardien : comment le préparer ? », www.femmeactuelle.fr, (consulté le ).
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