Jean-Paul Ribes, né le à Tours., est un journaliste et écrivain français, spécialiste du Tibet et du bouddhisme. Successivement mendésiste, militant du Parti socialiste unifié (PSU), porteur de valises, maoïste, il se convertit en 1982 au bouddhisme en prenant refuge avec le maître tibétain Kalou Rinpoché. Deux ans après avoir visité le Tibet, il fonde en 1987 le Comité de soutien au peuple tibétain, une association dont il est encore aujourd'hui le président. En 1997, il crée avec son épouse Anne Ribes l'association Belles plantes qui intervient pour réaliser des jardins thérapeutiques.

Formation

Jean-Paul Ribes a été élève au lycée Janson-de-Sailly., puis à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Langues O')Corinne Laurent, Mister Kouchner, éditions Jacob Duvernet, 2008, 137 p., : .

Carrière journalistique

Il devient journaliste à Actuel, organe de presse fondé en 1968et disparu en 1994. Il s'intéresse tout particulièrement aux questions environnementales, s'inspirant des idées du psychosociologue Serge Moscovici en faveur de la communion de l'homme avec la nature.

Il collabore, avec des membres de l'association Les Amis de la Terre, créée en 1969, à la rédaction du tout premier manifeste d'écologie politique puis écrit des articles pour l'éco-journal Le Sauvage, fondé en 1973 : ..

Il devient journaliste à L'Express à partir de 1986 . : et rédacteur en chef adjoint de L'Express-Aujourd'hui en 1988L'Express, Partie 4, Éditeur Presse-Union, 1988, page cxxxvi : ..

Ultérieurement, il est chroniqueur au mensuel Actualité des religions..

Engagements politique et associatif Il est tout d'abord mendésiste avant de militer pour le PSUBenjamin Lambert, Louis Monier, Défense d'interdire: almanach (nostalgique) de mai 1968, Éditions Méréal, 1997, , : .

En 1957, André Sénik parvient à le convaincre, ainsi que Tiennot Grumbach, de se rendre à Moscou pour le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, où il figure en tant que « militant non communiste »Hervé Hamon et Patrick Rotman, Génération, T. 1, Les années de rêve, éd. Seuil, Paris, 1987., émission La Fabrique de l'Histoire d'Emmanuel Laurentin du 27/12/2010 : .

Soutenant l'indépendance de l'Algérie, il devient porteur de valises et vendeur du journal clandestin Vérité-Liberté fondé en 1960 par Robert Barrat, Pierre Vidal-Naquet, Paul Thibaud et Jacques PanijelMartin Evans, Mémoires de la guerre d'Algérie, Editions L'Harmattan, 2008, : , expliquant ultérieurement son engagement lors de l'émission Mardi Soir spécial Algérie sur Antenne 2 le 8/10/1991, à consulter sur le site de l'INA : . Durant cette période, il est aussi un des militants du Front universitaire antifasciste, fondé en 1961, qui réunit des militants de la gauche de l’UEC mais comprend aussi en son sein un certain nombre d’étudiants du PSU et de la Jeunesse étudiante chrétienneJeunesse et engagement pendant la guerre d'Algérie, par Ludivine Bantigny, dans Parlement, Revue d'histoire politique, en 2007..

En 1962, il tente de s'installer à Alger comme « pied-rouge », et y rencontre le premier ministre Zhou Enlai à l'ambassade de ChineStéphane Lagarde, La Révolution culturelle chinoise et les pro-Chinois en France, RFI, 18 mai 2016.. Il revient à Paris comme son ami Tiennot GrumbachBenjamin Lambert, Défense d'interdire : Almanach nostalgique de mai 1968, 1997, ..

Il devient ensuite maoïste : . De 1969 à 1971, il est sympathisant de Vive la révolution (VLR), groupe maoïste-libertaire fondé par Roland Castro, et collabore à son journal Tout !arrêté à l'été 1971., où il tient la rubrique « En attendant le Grand Soir » : , puis il milite au Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) .

La lecture des Habits neufs du président Mao, paru en 1971, du sinologue Simon Leys, l'amène à tourner la page du maoïsme. En 1988, il déclare :

Selon Raphaël Liogier, au moment où nombre d’intellectuels occidentaux reviennent sur leur engagement communiste – confessant parfois leurs « erreurs » de jeunesse – et où le soutien actif pour la « cause tibétaine » devient une manière d’expiation, il se range parmi les défenseurs de cette cause , dans Religioni e Società, 56, 2006, : .

En 1985, il est l’un des premiers français à se rendre à Lhassa au Tibet depuis Katmandou. À la suite de ce voyage, il rencontre le dalaï-lama en à Digne-les-BainsFabrice Midal, Un simple moine, Presses du Châtelet, 2006, , et crée en 1987 le Comité de soutien au peuple tibétain (CSPT) avec Muriel Huster, Anne de la Celle et Anne Ribes. Il publie chaque mois la Lettre du Tibet pour alerter les personnalités politiques et les médias sur la situation au Tibet, sur le site Tibet-info.net.. Lors des troubles au Tibet en 1989, Jean-Paul Ribes écrit aux députés français et interpelle Bernard Kouchner, alors secrétaire d’État à l'Action humanitaire, lequel publie un communiqué où la France exprime son inquiétude. Treize parlementaires contacteront Jean-Paul Ribes qui participera à la création en 1990 du Groupe d'études sur la question du Tibet à l'Assemblée nationale, et à son renouvellement en 1993. En 1996, il est le président du CSPTOrganisation for Economic Co-operation and Development, Répertoire des organisations non gouvernementales actives dans le domaine du développement durable, Éditeur OECD Publishing, 1996, , . À ce titre, il est intervenu au Sénat en 2003, où il mentionne le cas de Ngawang Sangdrol, une jeune prisonnière d'opinion, libérée en après 10 ans de prison et en très mauvais état de santé ..

Il a participé à la présentation du Festival culturel du Tibet et des peuples de l'Himalaya, notamment lors de ses , et Festival Culturel du Tibet et des peuples de l’Himalaya (23, 24 sept.) 2006 ..

Jean-Paul Ribes, au côté de son épouse Anne Ribes (infirmière de formation), est président de l'association Belles plantes depuis 1997. Un des objectifs de l'association est de . L'association intervient lors de la création de jardin commun pour les habitants de logements collectifsHortithérapie Hôpital Roussel, 2013 . Anne Ribes a reçu le prix Terre de Femmes de la fondation Yves Rocher en 2002 puis en 2013 par le prix Thérapeutique de la fondation Georges Truffaut .

Parcours dans le bouddhisme « Prise de refuge »

En 1982, avec Anne Ribes, son épouse, il prend « refuge », démarche par laquelle on devient bouddhiste, après avoir écouté Kalou Rinpoché, un lama tibétain proposant selon le journaliste littéraire Daniel Bermond « le chemin de l'Éveil » à Dashang Kagyu Ling, un monastère situé en Bourgogne : . Pour la doctorante Nadia Garnoussi, il s'est converti au bouddhisme : . Pour Cécile Campergue, docteur en anthropologie de l'Université Lumière Lyon II, il devient bouddhiste dans l'école KagyüCécile Campergue, Le maître dans la diffusion et la transmission du bouddhisme tibétain en France, Éditions L'Harmattan, 2012, 488 pages (livre numérique Google, n. p.) : : .

Bouddhiste engagé Spécialiste du bouddhisme, il est vice-président de l'Université bouddhique européenne . À ce titre, il intervient régulièrement dans l'émission Sagesses bouddhistes. Selon Raphaël Liogier, il est correspondant en France du Réseau international des bouddhistes engagés de Sulak SivaraksaRaphaël Liogier, Le bouddhisme mondialisé: une perspective sociologique sur la globalisation du religieux, Ellipses, 2004, : . Il a traduit en français une interview de Sulak Sivaraksa en 1994, participé à l'ouvrage collectif Une source de la non-violence : le bouddhisme, publié en 1999 par Alternatives non-violentes , et fait connaître en France le .

Cécile Campergue, pour sa part, décrit Jean-Paul Ribes comme « défenseur et promoteur de l'activité du Dalaï-Lama », signalant qu'il publia un ouvrage sur le en 2000, année de la fuite de celui-ci du Tibet pour l'Inde. Toutefois, cette même année, Francesca-Yvonne Caroutch et Gilles van Grasdorff publièrent chacun un livre sur le sujetFrancesca-Yvonne Caroutch, La fulgurante épopée des Karmapas - les enfants de l'éveil, Ed. Dervy, (2000) — , Gilles van Grasdorff La fabuleuse évasion du petit Bouddha, Ed. Michel Lafon, — .

En 2008, Jean-Luc Mélenchon, qui évoque « le culte actuel » de Jean-Paul Ribes « pour le dalaï-lama » venant après « le culte délirant des maoïstes (...) pour la personne de Mao », affirme que l'engagement de l'auteur « a quelque chose à voir avec ses fonctions à l’université tibétaine européenne que subventionne l’Union européenne ».

Jean-Paul Ribes a publié plusieurs ouvrages, dont un, sur le , a été traduit en plusieurs langues.

Publications Ouvrages Pourquoi les écologistes font-ils de la politique ?, Entretiens de Jean-Paul Ribes avec Brice Lalonde, Serge Moscovici et René Dumont, volume 49 de Combats (Paris), Seuil, 1978, . Karmapa, Ed. Fayard, 2000, Le Tibet : un écosystème en danger, in Tibet, l'envers du décor, O. Moulin (dir.), Olizane, Paris, 1993,

Préfaces et postface de : Le Dalaï Lama, Une politique de la bonté, textes réunis par Sidney Piburn, Vernègues, Éditions Claire Lumière, 1993, 189 p. (traduit de l'anglais par Damien Mastelles), Postface de : Michael Harris Goodman, Le Dernier Dalaï-Lama ?, Éditeur Claire Lumière, 1993, Préface de : Dalaï Lama, Le Dalaï-Lama parle de Jésus : Une perspective bouddhiste sur les enseignements de Jésus, Paris, Éditions Brepolis, 1996, 300 p. traduit de l'anglais par Dominique Lablanche, (réédité aux Éditions J'ai lu en 1998) Préface de : Steve Lehman, Robert Barnett, Les Tibétains en lutte pour leur survie, Paris, Hoëbeke, 1999, 200 p. Marion Boyer, La peinture bouddhiste tibétaine découvrir, comprendre et conserver les thangkas, Eyrolles, Paris, 2010

Articles Les mineurs du Limbourg contre les syndicats, in Collectif - Les Temps Modernes (ss la dir. de Jean-Paul Sartre), No 285, , (avec Janique Laudouard), La débandade du phallus, in Actuel, No 25,

Jean-Paul Ribes, Alain de Penanster, Dalaï Lama : un Nobel de la paix intérieure ?, in L'Express, 6-, Jean-Paul Ribes, Tibet : le toit du malheur,in L'Express international, , , Jean-Paul Ribes, Le Dernier Dalaï-Lama ? Michael Harris Goodman, in Lire, Issues 214-219, 1993, Le Vieux sage s'est réincarné, in GEO, , 1994, Préserver l'écosystème le plus vaste d'Asie, in GEO, Tibet, , , <

(Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées) (Eurasie)

, réponse à Jean-Luc Mélenchon

Voir aussi Articles connexes Front universitaire antifasciste

Notes et références

Liens externes

Page de Jean-Paul Ribes sur le site Tibet-info.net

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