Mémoires de la jungle est un roman de Tristan Garcia publié le aux éditions Gallimard.
Résumé vignette|alt=Un chimpanzé qui marche à quatre pattes|Doogie est un chimpanzé mâle. L'intrigue est située dans un futur proche où il ne reste quasiment aucun humain sur Terre, laquelle est rendue inhabitable par la pollution. L'ensemble de la population terrienne vit désormais dans des stations orbitales. Seuls des animaux survivent encore en Afrique, laissée en jachère, ainsi que quelques savants qui étudient des animaux dans un zoo.
Doogie, un jeune chimpanzé, a été élevé dans un zoo près du lac Victoria comme un être humain et été éduqué aux côtés de deux enfants, Donald et sa sœur Janet. Doogie a appris à parler à l'aide de la langue des signes, d'écrans tactiles et de lexigrammes.
Après l'accident du vaisseau spatial qui le ramenait sur Terre, le singe civilisé est seul à devoir affronter les dangers de la jungle africaine. Pour survivre, il va devoir négocier avec sa et apprendre à retrouver l'animalité.…
À propos du roman Le roman interroge la limite floue entre animalité et civilisation, Doogie n'appartenant à aucun des deux mondes. Sa obsessionnelle est mise à l'épreuve face à la nature sauvage : comme le dit le primatologue Frans de Waal, cité en exergue du livre, .
Garcia raconte avoir . Il s'inspire de ses études d'éthologie, qui lui ont appris qu'il n'existe pas de propre de l'Homme, et des nombreuses anecdotes de chimpanzés éduqués (Washoe, Nim Chimpsky…). Il déplore pour autant la cruauté de ces expériences : .
Le roman est construit sur le monologue intérieur d'un singe savant, pour lequel Tristan Garcia invente une langue , pleine d'. Il cherche à faire un qui soit aussi . Dans ce travail, il est notamment influencé par Les Héritiers de William Golding, dans lequel l'écrivain britannique imagine ce qu'il se passe dans la tête d'un Néandertalien. Garcia explique :
C'est un roman d'apprentissage un peu paradoxal, puisque le personnage principal doit désapprendre son humanité afin de survivre dans la jungle. Garcia le qualifie de : .
Réception critique Les avis sur le livre ont été très contrastés.
Télérama évoque un travail . L'hebdomadaire salue la prouesse littéraire qui consiste à inventer une .. Ce travail confirme selon Le Monde des livres que Tristan Garcia n'est pas .. Les Inrockuptibles salue l'ambition de ce roman .. Le Nouvel Observateur affirme que le roman fait l'effet d'un , en empruntant .. L'Express évoque une .. Le Soir vante , où ..
Mais le roman a également essuyé de virulentes critiques. Lire trouve le projet trop théorique, en ajoutant que sa lecture laisse Lire Magazine, .. Dans Le Masque et la Plume, plusieurs autres critiques jugent également cette tentative stérile voire contre-productive. Olivia de Lamberterie, du magazine Elle, affirme qu'en voulant donner des traces d'humanité à son héros animal, Garcia ne surprend jamais le lecteur car les sentiments exprimés y sont forcément attendus. Le personnage du singe souffre également d'un constant sur son propre sort, très , qui rend la lecture . La journaliste ajoute que le résultat ressemble à quelque chose comme les Mémoires de Patrick Sébastien, c'est-à-dire un signé d'un type qui se plaindrait tout le temps Jérôme Garcin, Le Masque et la Plume, France Inter, émission du .. Michel Crépu, de la Revue des Deux Mondes parle d'un livre provoquant un , sans doute . Il relève la sur laquelle repose le projet, qui consiste à prêter à un animal des sentiments humains : le journaliste trouve de vouloir réduire le mystère ou l'abîme qui sépare l'humain de l'animal, puisque c'est cette fascinante qui appelle la réflexion et l'émotion. L'écrivain et journaliste Jean-Louis Ezine regrette la longueur du roman tandis qu'Arnaud Viviant ironise sur ce , sans savoir comment l'interpréter.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes
Catégorie:Roman français paru en 2010 Catégorie:Singe de fiction Catégorie:Roman post-apocalyptique