(Fondation internationale des femmes dans les médias, IWMF) est une fondation internationale de femmes œuvrant dans les médias fondée en 1990 et basée à Washington. Elle œuvre pour améliorer la condition des femmes dans les médias en développant des programmes et des outils pour soutenir les femmes journalistes dans leur vie professionnelle.

La sécurité des femmes journalistes est une préoccupation majeure de l'IWMF depuis ses débuts. L'organisation reconnaît que les journalistes femmes, transgenres, LGBTQIA+ et de couleur subissent une marginalisation et des niveaux disproportionnés de harcèlement et de violence. L'IWMF défend la liberté de la presse aux niveaux national et international.

L'IWMF est l'un des membres fondateurs du Journalist Assistance Network, créé en 2025 pour fournir des ressources et des formations en matière juridique et de sécurité aux journalistes et aux rédactions aux États-Unis.

L'IWMF recense les cas de journalistes en danger et interpelle activement les gouvernements internationaux pour obtenir la libération des journalistes détenus et la protection des journalistes en danger.

Elle propose des bourses, des subventions et un financement d'urgence en cas de crise. L'IWMF mène également des recherches sur la condition des femmes dans les médias d'information.

Elle attribue également différents prix, comme le prix du « Courage en journalisme » et le Wallis Annenberg Justice for Women Journalists.

Histoire La Fondation internationale des femmes dans les médias est créée en 1990 afin de renforcer le rôle des femmes journalistes et des journalistes non binaires travaillant dans les médias d'information par le partage d'informations, la mise en réseau et la formation, et de promouvoir la liberté de la presse à l'échelle mondiale. L'organisation réunit une centaine de journalistes éminents de cinquante pays lors de la conférence de fondation, News in the Nineties, qui se tient à Washington, D.C. .

Initialement destinée à offrir de l'information, des réseaux et des formations aux femmes travaillant dans les médias, elle s'efforce par la suite de former des femmes leaders dans les médias, d’impulser des changements au sein des rédactions et de rendre hommage au courage des femmes reporters.

L'organisation prépare les femmes journalistes à traiter des sujets complexes et controversés grâce à des programmes innovants, des bourses et du mentorat ; et elle honore les femmes journalistes courageuses à travers ses prix « Courage en journalisme », Anja Niedringhaus Courage in Photojournalism, Wallis Annenberg Justice for Women Journalists, et des prix pour l'ensemble d'une carrière.

La Fondation octroie principalement des subventions à des programmes journalistiques. Elle gère également plusieurs programmes internes, parmi lesquels le Fonds d'urgence de l'IWMF, IWMF Emergency Fund, créé en 2013 pour apporter un soutien essentiel aux femmes journalistes en situation de crise. Ce fonds leur offre une aide psychologique et médicale, une aide au relogement temporaire, une assistance juridique et un service d'information. L'IWMF gère également le Black Journalists Therapy Relief Fund, Fonds de soutien thérapeutique pour les journalistes noirs et le Journalists in Distress Network, Réseau des journalistes en détresse.

En 2018, la Fondation mène une enquête sur le harcèlement auprès de journalistes femmes. 90 % déclarent que le harcèlement en ligne a augmenté au cours des cinq années précédentes et 10% rapportent avoir subi un harcèlement très préoccupant au cours de l’année écoulée, notamment des menaces de mort, des vols d’identité sur les réseaux sociaux, le piratage de comptes de messagerie, la divulgation d’informations personnelles et des menaces physiques envoyées à des comptes privés. L’IWMF encourage les organisations de presse à tous les niveaux à mettre en place une planification des risques, à se préparer à l’avance et à adopter des politiques et des pratiques claires pour soutenir les journalistes victimes.

L'IWMF propose des ateliers de formation, des formations contre le harcèlement dont sont davantage victimes les femmes, les personnes non binaires, les personnes transgenres, la communauté LGBTQI+ et les personnes de couleur et un soutien financier aux femmes journalistes. Face à la recrudescence du harcèlement en ligne, l'IWMF crée en 2020, la Coalition Against Online Violence, Coalition contre la violence en ligne, qui regroupe plus de 70 organisations œuvrant à la lutte contre les attaques sur Internet.

En 2021, l'IWMF collabore avec la Fondation Thomson Reuters, l'UNESCO et l'International News Safety Institute pour la publication de guides juridiques pratiques à destination des journalistes et des organisations : Online attacks against journalists: Know your rights, The Practical Guide for Women Journalists on How to Respond to Online Harassment et Gender-Sensitive Safety Policies for Newsrooms: Checklist and Guidelines. Ces guides abordent les outils juridiques spécifiques et les droits des journalistes dans 13 pays. D'autres ressources sont publiées en 2022, dont un guide sur la santé mentale des journalistes confrontés à la violence en ligne, et un guide pour la protection des journalistes et des rédactions contre la violence en ligne.

De juin à , l'IWMF mène, en collaboration avec d'autres organisations, la campagne #ElectSafely pour soutenir les journalistes couvrant des élections contestées dans le monde entier.

l'IWMF fait partie, en 2025, des cinq membres fondateurs du Journalist Assistance Network avec le Comité pour la protection des journalistes (Committee to Protect Journalists), Freedom of the Press Foundation, PEN America et Reporters Committee for Freedom of the Press. Ce réseau s'engage à fournir des ressources et des formations en matière juridique et de sécurité aux journalistes et aux rédactions aux États-Unis.

Au début de l'année 2026, l'IWMF lance, en coopération avec le Comité pour la protection des journalistes le U.S. Journalist Rapid Response Fund, Fonds d’intervention rapide pour les journalistes américains, en réaction aux menaces pesant sur la sécurité des journalistes à travers les États-Unis. Il propose des formations en sécurité numérique et physique et de petites subventions pour acheter de l'équipement de sécurité, du répit d'accès et du soutien en santé mentale, couvrir les besoins médicaux urgents ou obtenir des services qui soutiennent le travail dans des circonstances extrêmes.

Le prix Courage en journalisme

La seule récompense internationale qui reconnaissent le courage des femmes journalistes, le prix du Courage met en lumière le déficit dans la liberté de la presse dans le monde. Les nommées du prix du Courage sont menacées de persécution politique, d'atteintes à leur intégrité physique, de viol et même de mort en raison de leurs rapports sur les méfaits de gouvernement, le génocide, la guerre, les violations de droits de l'homme et les crimes contre l'humanité.

1992 : Margaret Moth 2010 : Claudia Duque, Tsering Woeser, et Vicky NtetemaTibetan writer Woeser wins ‘Courage in Journalism award’Press release 2018 : Nima Elbagir 2021 : Katsyaryna Andreyeva Vanessa Charlot Darya Chultsova Paola Ugaz, journaliste péruvienne Khabar Lahariya Newsroom (journal indien) 2022 : Paula Bronstein 2023 : Yalda Moaiery Women of The Washington Post Reporting on Ukraine 2024 : Lauren Chooljian Monica Velásquez Villacís

2025 : Aynur Elgunesh, journaliste azerbaïdjanaise. Juliana Dal Piva Martiza L. Félix Sana Atef, Afghanistan Yousra Elbagir, correspondante en Afrique de Sky News

Pris Anja Niedringhaus du Courage en photojournalisme Le prix Anja Niedringhaus du courage en photojournalisme est décerné pour la première fois en 2015. Anja Niedringhaus est une photographe allemande de renommée internationale tuée en Afghanistan le , lorsqu'un policier afghan a ouvert le feu sur sa voiture. Elle avait déjà reçu le prix IWMF du courage en journalisme en 2005. Cet autre prix, créé en son honneur, est financé par la Fondation Howard G. Buffett. La première lauréate est Heidi Levine en 2015. Parmi les autres lauréates figurent la photojournaliste du Cashmire en 2020, Andrea Bruce en 2018, Stephanie Sinclair en 2017 et Fatima Shbair en 2021.

Prix Wallis Annenberg Justice for Women Journalists Le prix Wallis Annenberg pour la justice pour les femmes journalistes est créé en 2021 afin d'honorer les journalistes injustement emprisonnées en raison de leur travail. Il est décerné pour la première fois en 2021 à Katsiaryna Andreyeva et Darya Chultsova, originaires de Biélorussie. En 2022, il est attribué à la chroniqueuse chinoise Huang Xueqin.

Prix pour l'ensemble d'une carrière De 1991 à 2018, l'IWMF honore également des femmes ayant mené des carrières pionnières dans le journalisme en leur décernant le Prix pour l'ensemble d'une carrière. Selon l'IWMF, les lauréates de ce prix . Parmi les lauréates figurent Edna Machirori en 2013), première rédactrice en chef noire d'un journal au Zimbabwe, Alma Guillermoprieto en 2010, originaire du Mexique, Amira Hass, israëlienne, en 2009 et , des États-Unis.

Notes et références

Liens externes International Women's Media Foundation (site officiel) Women's Parliamentary Radio - an online radio site broadcasting political issues concerning women

Voir aussi

:en:Women in journalism

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