Charles Crozatier, né au Puy-en-Velay (Haute-Loire) le et mort à Paris le , est un bronzier d'art, fondeur et mécène français.

Biographie

Né de parents pauvres, sa famille s'installe à Aiguilhe où il fut élevé de 1795 à 1813. Il entre à l'école des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Pierre Cartellier. Il séjourne en Italie d'où il rapporte une quantité de moulages d'après les grands maîtres de la sculpture de l'époque de la Renaissance et de l'art baroque qui lui serviront à composer des objets d'arts en bronze. Cette production lui attire d'importantes commandes princières, royales et impériales, en France comme à l'étranger.

Il meurt le en léguant une grande partie de ses biens à sa ville natale du Puy-en-Velay. Sur les francs légués francs sont affectés à la construction d'un nouveau musée ; somme à laquelle sa veuve ajoutera 26 000 francs.

Il repose à Paris au cimetière du Père-Lachaise, . Sa sépulture, ornée d'un buste et d'une corbeille en marbre de Carrare, est réalisée dans le porphyre vert de Ternuay par François-Joseph Varelle à la graniterie du Pont de Miellin à Servance (Haute-Saône).

Activité de fondeur Ayant découvert plusieurs procédés pour améliorer les moules, il est sollicité pour effectuer des fontes de sculptures monumentalesBiographie sur le Site du musée Crozatier. En 1833, Crozatier fut chargé de la fonte de la statue initiale de Napoléon par Charles Émile SeurreJournal des artistes 1827-1870 située au sommet de la colonne Vendôme qui fut érigée au centre de la place éponyme pour commémorer la bataille d'Austerlitz. Cette statue fut remplacée pendant le Second Empire par une statue de Napoléon par Auguste Dumont.

Activité de mécène Charles Crozatier a institué par legs un prix portant son nom qui est décerné sur concours chaque année à tout élève architecte, sculpteur ou peintre de l'école municipale du Puy désirant poursuivre ses études à Paris. Le lauréat perçoit une allocation de pendant trois ans, à laquelle la ville du Puy ajoute une indemnité provisoire de .

Parmi les lauréats : 1858 : Antoine Martin (1837-1915), architecte ; 1875 : Charles Maurin (1856-1914), peintre et graveur ; 1905 : Gabriel Moiselet (1885-1961), peintre.

Dans le même testament, il crée un prix d'encouragement pour récompenser le bronzier ciseleur le plus talentueux.

Parmi les lauréats : 1862 : Désiré Attarge (1820-1878), sculpteur bronzier ; 1887 : Eugène Marioton, pour Le Dompteur. 1902 : Paul Philippon façonnier ciseleur Paris (1856-1938).

Hommages Un musée et une fontaine portent son nom au Puy-en-Velay. Un monument a été élevé à sa mémoire par Marius Barthélémy au Puy-en-Velay en 1912. Une rue et une impasse portent son nom à Paris.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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