Le bouddhisme () a pris différentes formes au cours de l'histoire de la Mongolie. Elle devient une des religions d'État dès le début de l'Empire mongol. Différentes écoles bouddhiques viendrons se succéder dans ce rôle.

Proto-mongols

Empire mongol Gengis Khan L'Empire de Gengis Khan est tolérant vis-à-vis des religions. La yassa dont il nous reste des fragments aujourd'hui, et dont on ne connaît pas les dates exactes de chaque règles est la constitution de l'Empire, s'établissant ainsi lui-même comme représentant divin, mais elle ordonne de respecter toutes les religions .

Sous son règne, après une rencontre vers Kaboul, Qiu Chuji et sa branche Quanzhen Dao du taoïsme devint, basé à Yanjing (nom de Pékin à cette époque) la surintendante de toutes les religions sur la partie Nord de la Chine déjà conquise. Qiu Chuji il favorisa la pratique du bouddhisme (alors principalement bouddhisme chan en Chine), le taoïsme dans son ensemble, le christianisme (nestorianisme) et l'islam. Ils permit que ces religions sont également exemptées de taxes. Qiu Chuji obtint les faveurs des Mongols, ce qui attira de nombreux nouveaux croyants. Il utilisa son pouvoir pour favoriser les écoles taoïstes aux dépens de leurs rivales bouddhistes.

Durant le règne de Gengis Khan, le bouddhisme tibétain fait son apparition. A l'invitation du khan, un lama de l'école du karmapa, , se rend au Minyag, récemment conquis par les Mongols. Il arrive sur place en 1227, alors que Gengis Khan se meurt. Il rapporte toutefois un édit de tolérance pour le bouddhisme.

Ögögdei Le Khagan Ögödei, sous l'influence du conseiller khitan Yelü Chucai, favorisa le bouddhisme plutôt que le taoïsme .

Kubiliai Khan et dynastie Yuan Sous Kubilai Khan, lorsque la conquête de la Chine par les Mongols fut terminée, avec la fin des Song du Sud, les maîtres célestes Zhang étaient reconnus par les Mongols dans le Sud. Avec les conquêtes vers l'Ouest de l'Asie, s'ajouta aux religions de l'Empire, le catholicisme, le judaïsme, le zoroastrisme, et le manichéisme, ainsi qu'un mélange complexe de religions chinoises.

Kubilai Khan, qui était davantage versé au bouddhisme chan (bouddhisme mahayana) dans sa jeunesse, fut influencé par le bouddhisme tibétain (bouddhisme vajrayana ou tantrique) par le lama Phagpa de l'école Sakya qu'il désigna comme précepteur impérial, ce devint la foi personnelle de Kubilai. Il ne poussa pas les Mongols, pratiquant généralement leur propre religion chamanique à se convertir, mais le gouvernement favorisa le bouddhisme tibétain de toutes ses forces.

Il fit construire le temple Zhenjue dans sa capitale, Khanbalik (aujourd'hui Pékin) et lui fit établir l'écriture de la dynastie Yuan, que l'on trouve sur les documents, parfois au côté du Chinois han. Pour Gilles Béguin, le bouddhisme tibétain obtint le statut de religion officielle sur tout le territoire de l'Empire des Yuan en 1260Gilles Béguin, L'art bouddhique, 2009, : .

Pour , les moines tibétains ont abusés du privilège de leur statut au sein de la dynastie. De nombreux textes du bouddhisme furent traduits du chinois et du tibétain vers le mongol, dont une partie fut faite sous les auspices du gouvernement. Les traductions étaient de bonne qualité et ont été importantes pour les développements ultérieurs du bouddhisme en Mongolie.

Selon Dominique Dumas, , le clergé et les princes, conservaient la majorité des privilèges et des richesses du pays et en abusait. Ils profitaient de leur position mais ne suivaient pas toujours les règles de vertu de leur enseignement.

Altan Khan Altan Khan donne le titre de dalaï-lama à Sonam Gyatso de l'école Gelugpa du bouddhisme tibétain en 1578 en référence au titre mongol de Dalai-yin qan ()

Le bouddhisme tibétain des gélugpa deviendra peu après, religion d'État de la MongolieMongolie sur nomade-aventure.comFrançoise Pommaret, Lhasa, lieu du divin : la capitale des Dalaï-Lama [sic] au , en 1586, au Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Mongolie 2015, .

République populaire de Mongolie Sous couvert de modernisation, le bouddhisme subit les foudres d’un régime d’idéologie athée fanatique proche de Joseph Staline dans les années 1930Ole Bruun, Ole Odgaard, Mongolia in transition.

En 1991 Exile Tibetan Administration Mourns Demise of Khalkha Jetsun Dhampa, VOA, , après l'effondrement de l'URSS, le dalaï-lama a reconnu officiellement Jampal Namdol Chokye Gyaltsen comme jebtsun damba khutughtu et chef du bouddhisme en Mongolie H.E. the Ninth Khalkha Jetsun Dhampa passes away, Phayul.com, Obituary: His Eminence the Ninth Khalkha Jetsun Dhampa, tibet.net, .

République de Mongolie

S'il n'est plus religion d'État, pour Jacqueline Thevenet, le bouddhisme tibétain reste au début des années 2000 la religion de 90 % des MongolsJacqueline Thevenet, La Mongolie, 2007, . Dans les années 2010 environ la moitié des mongols déclarent, aux recensements, être bouddhistes.

Annexes Notes et références

Bibliographie , en particulier I. L"Époque de Gengis Khan et de ses successeurs, . . .

Liens internes Relations entre le Tibet et la Mongolie

Liens externes Documentation sur les temples et monastères mongols (en mongol)

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