Istihlâl ( [istiḥlāl]) est un terme utilisé dans la jurisprudence islamique (fiqh) pour se référer à la loi islamique (Charia) concernant le fait de rendre certaines mesures comme admissibles ou permises (halal) alors qu'elles ne le sont pas. La conséquence d'un tel acte ou d'une telle parole est en général le statut de mécréant (kafir) à l'unanimité du consensus des oulémas.

Dans son livre Sârim al-Masloûl, Ibn Taymiyya expliqua que l'istihlâl était de plusieurs types :

rendre une chose licite alors qu'elle est interdite, ceci par ignorance ; rendre une chose licite alors qu'elle est interdite, et ceci par révolte, par suivi aveugle de ses passions ou encore par orgueil.

Dans ces deux cas, est considéré comme mécréant celui qui pratique l'istihlâl pour lui-même ou bien décide d'en faire une nouvelle loi, c'est à faire qu'il va légiférer (tachri') quelque chose de contradictoire avec la charia, constituée sur la base du Coran et de la tradition islamique (sunna) .

Il convient cependant de nuancer le deuxième point car celui qui commet un interdit tout sachant que ça l'est et regrette son acte (ou sa parole), son statut n'est pas identique à celui qui préfère continuer à suivre ses passions. Ceci a été expliqué par Ibn Taymiyya en ces termes :

Il n'est donc pas considéré comme mécréant vis-à-vis de la loi islamique.

Références

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