Thoma Vuille est un peintre d'art urbain franco-suisse né le D'après sa biographie sur le site de la galerie Le Garage (2007) et Thoma Vuille, l'homme qui se cachait derrière Monsieur Chat, article de la Tribune d'Orléans n°34 (7-13 juin 2007), p.8. De nombreux médias le font cependant naître à Neuchâtel. à Boudry, dans le canton de Neuchâtel. Il est le créateur de la série graphique des M. CHAT, personnage félin souriant créé dans les rues d'Orléans dans une démarche alliant optimisme, transgression et culture de proximité.

Biographie

Thoma Vuille commence la peinture de rue à l'acrylique à 15 ans, en mémoire de son grand-père, peintre en bâtiment. Après un bac professionnel en génie civilD'après dans La Tribune d'Orléans n°34 (7-13 juin 2007), p.8., il est élève à l'ancien Institut d'arts visuels d'Orléans désormais École Supérieure d'Art et de Design d'Orléans de 1995 à 2001. Il se fait connaître comme auteur de la série M. CHAT, créations graphiques représentant un chat jaune orangé arborant un large sourire, généralement réalisé à la peinture acrylique sur des murs. L'idée lui vient en 1997 au cours d'un atelier dans une école orléanaise durant lequel une petite fille réalise un dessin de chat qui inspire l'artiste. Celui-ci entreprend alors de peindre son chat sur les murs de la ville d'Orléans, de préférence au niveau des toits, avec pour seul objectif de . Il entend ainsi véhiculer l'optimisme de cet animal au large sourire. Il signe ses œuvres d'un mystérieux , pour D'après cet article de La Dépêche du 29 décembre 2007.. Il laisse ainsi croire que derrière ces graffitis se cache un collectif d'artistes. Thoma Vuille entame alors une carrière internationale. Il peint son M. CHAT à Tours, Nantes, Saint-Étienne, Paris, Londres, Vienne, Genève et New-York, puis le désormais célèbre chat apparaît en 2004 sur l'esplanade du Centre Pompidou pour le téléfilm Chats perchés de Chris Marker, en 2005 sur le tramway de Sarajevo, en 2006 dans une manifestation new-yorkaiseQuelques exemples d'œuvres sur le site du Monde et celui de Libération..

Le , Thoma Vuille est pris en flagrant délit par la police municipaleD'après cet article de La Dépêche du 29 décembre 2007 et celui de la Tribune d'Orléans n°34 (7-13 juin 2007), p.8. alors qu'il décore un mur d'OrléansVue Google Street View du M. CHAT ayant amené à l'arrestation de Thoma Vuille. Il est ainsi contraint de révéler l'identité du créateur de M. CHAT, mais la justice ne prononce à son encontre qu'une peine symbolique de d'amende avec sursisD'après cet article de la Tribune d'Orléans n°34 (7-13 juin 2007), p.8.. Il abandonne alors son statut de graffeur underground pour travailler en partenariat avec des institutions, comme la ville d'Orléans ou le Conseil régional de Poitou-CharentesVoir la présentation de l'action sur le site du Conseil régional de Poitou-Charentes.. Cette évolution est parfois décriée car elle est interprétée comme un renoncement à une démarche critique et comme une marchandisation du concept de M. CHAT, ce dont l'artiste se défend en avançant que son art atteint sa maturité et qu'après dix ans au RMI, il aspire à vivre de son travailD'après cet article du 17 décembre 2007 sur le site Libéorléans.. Il garde par ailleurs une attitude permissive avec le milieu urbain qu'il est possible, selon lui, de s'approprier en dépit des interdictions légales. Ainsi, en 2008, il cautionne l'usage illicite d'un vélo public trouvé dans la rue en avançant que ce service doit être pratique et accessible « jusqu'au bout », quitte à accepter des vols si c'est pour que les utilisateurs « s’en gavent jusqu’à plus soif»Voir cet article du 3 mai 2008 sur le site Libéorléans.. De même, en 2014, il justifie la peinture, non autorisée par la RATP, de son M. CHAT au métro Châtelet en posant à nouveau la question de l'appropriation de l'espace public : « Est-ce qu'en tant qu'usager, on peut avoir des idées sur la décoration de notre environnement ? Mon dessin est-il vraiment plus offusquant que les dizaines de publicités affichées en permanence dans les couloirs du métro? »« Monsieur Chat contre RATP : des élus au secours du matou », lemonde.fr, 5 septembre 2014.. À la question , il répond D'après Nora Monnet dans sur le site artistikrezo, le 13 juillet 2009..

Œuvre

Le travail de Thoma Vuille consiste en une déclinaison constante de la figure de M. CHAT, dont le trait s'est assuré au fil des ans. Le dessin est simple, la ligne claire : le chat jaune et souriant fait au premier abord l'effet d'un logo. Toutefois, il ne saurait être ainsi réduit : Laurent Mazuy cité par Annick Rivoire dans , sur le site poptronics, le 18 décembre 2007.. Issu du street art, il déploie sa Expression d'Annick Rivoire dans , sur le site poptronics, le 18 décembre 2007. dans de multiples positions, de face ou de profil, avec ou sans ailes, seul ou accompagné. M. CHAT possède une forte identité, mais qui . Sa simplicité même lui permet d'atteindre une dimension symbolique.

Le sourire de M. CHAT, déjà présent sur le dessin de la petite fille qui l'a inspiré, constitue un élément d'explication à l'attrait exercé par l'œuvre de Thoma Vuille et contribue à en faire, selon Nora Monnet, . Il évoque le de Lewis Carroll par son caractère énigmatique et fascinant.

En s'émancipant de la peinture de rue, l'art de Thoma Vuille a pris une autre dimension. Ses performances, en s'éloignant de l'univers individualiste du graffiti, visent à contourner les réticences habituelles Cité par Annick Rivoire dans , sur le site poptronics, le 18 décembre 2007. et à partager l'art au sein d'une culture de proximité.

Notes et références

Bibliographie Thoma Vuille, M. CHAT, Alternatives, 2010. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Paris, Gründ, 2001

Liens externes

Catégorie:Peintre français du XXIe siècle Catégorie:Peintre suisse du XXIe siècle Catégorie:Graffeur français Catégorie:Graffeur suisse Catégorie:Naissance à Boudry (Neuchâtel) Catégorie:Naissance en juillet 1977