230px|thumb|La femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds, figurée ici avec la Couronne de saint Étienne (peinture hongroise, par Ferenc Szoldatits). 230px|thumb|La femme vêtue du soleil, mosaïque sur la façade de la Banque turque à Budapest, Hongrie. La Femme de l'Apocalypse est un personnage biblique qui apparaît au chapitre 12 du livre de l'ApocalypseApocalypse, chapitre 12, Bible de Jérusalem, Les Éditions du Cerf, 1997.. L'interprétation de ce personnage est diverse dans les traditions chrétiennes. Cependant, l'Église catholique ainsi que les Églises orthodoxes l'ont constamment interprétée comme une figure apocalyptique de la Vierge Marie.

Texte

Interprétations La Femme de l'Apocalypse peut donc faire référence à la Vierge Marie, selon la tradition chrétienne la plus large. Mais encore, comme cette tradition constante voit en Jésus-Christ le Nouvel AdamPremière épître aux Corinthiens, elle voit aussi en la Vierge Marie la Nouvelle Ève. Cette Nouvelle Ève qui, contrairement à la première, écrase le Serpent sous son pied ainsi que le croissant de lune, assimilé à ce dernier. Une autre tradition constante y voit également une figure de l'Église elle-même, considérée théologiquement comme étant le Nouvel Israël (ou Verus Israel), non plus selon la chair mais désormais selon l'Esprit sainthttps://telegra.ph/Commentaire-sur-lApocalypse-de-Jean-09-09 Commentaire sur l'Apocalypse de Jean Chapitre 12.

Dans la tradition catholique, cette femme fait principalement référence à Marie après son assomption. Cette tradition est réaffirmée par le pape Pie XLettre encyclique Ad Diem Illum Laetissimum, 2 février 1904 : ., Paul VIExhortation apostolique Signum Magnum, 13 mai 1967 : . et Jean-Paul IILettre encyclique Redemptoris Mater, 25 mars 1987 : .. Selon cette interprétation, l'« enfant mâle » est une référence à Jésus-Christ (Ap 12:5), qui doit (id.). Le dragon essayant de dévorer le nouveau-né au moment de sa naissance pourrait être, d'une part, une allusion à la tentative d'Hérode le Grand pour tuer l'enfant JésusMatthieu, 2:16 : Bible de Jérusalem, Les Éditions du Cerf, 1997., et d'autre part à l'ensemble des chrétiens, enfants de l'Église, que Satan, jusqu'à la fin du monde, cherchera à perdre et à tuer spirituellement.

Dans certaines représentations artistiques de l'Immaculée ConceptionVoir par exemple The Immaculate Conception (1618) par Diego Vélasquez ; L'Immaculée Conception dite la Colossale (1652) par Bartolomé Esteban Murillo, Immaculée conception par Juan Antonio de Frías y Escalante… et de l'AssomptionVoir par exemple Assomption de la vierge, Michel Sittow., Marie est parfois représentée avec les symboles liés à la femme de l'Apocalypse : enveloppée par le soleil, couronnée d'étoiles et la lune sous ses pieds.

Néanmoins, selon l'exégète Louis-Claude Fillion, si au premier abord la femme de l'Apocalypse semble être la Vierge Marie et que de nombreux interprètes ont adopté cette position, il s'agit là , qui représenterait en vérité l'ÉgliseLa Sainte Bible Commentée, d'après la Vulgate et les textes hébreux originaux, par l'abbé Louis-Claude Fillion. chapitres 11 à 22..

La Femme est aussi identifiée comme la Nouvelle Ève, qui, à l'opposé de la première Ève. En effet, l' (Ap 12:9), c'est-à-dire SatanApocalypse 20:2 : Traduction de la Bible de Jérusalem, Les Éditions du Cerf, 1997., est présent dès le début de la Genèse et séduisit Ève. Mais Dieu mit désormais un signe de contradiction entre la femme et son enfant, d'une part, et le Serpent, d'autre part : ]. La Femme de l'Apocalypse, la Nouvelle Ève, est celle sur laquelle Satan n'a jamais prise, étant conçue sans péché.

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Notes et références

Catégorie:Apocalypse Catégorie:Femme dans le Nouveau Testament