La Commission de protection de la langue française (CPLF) était un organisme québécois responsable de la surveillance de l'application des lois linguistiques québécoises. Elle a existé du au et du au . La CPLF a été surnommée la « police de la langue », notamment dans les communautés anglophones.
Cette fonction est aujourd'hui assumée par l'Office québécois de la langue française.
Historique Première incarnation (1984-1993) La Commission de surveillance de la langue française avait été instaurée lors de la sanction de la Charte de la langue française. Elle est remplacée le par la CPLF lors d'une réforme de la Charte de la langue française votée en 1983.
Après une brève chute dans les mois suivants les élections générales de 1985, le nombre de signalements à la CPLF augmente significativement au printemps 1986. Le gouvernement Bourassa tente une première fois en 1986 d'abolir la CPLF en la fusionnant avec d'autres entités, sans succès. La CPLF continue ses opérations mais connaît des tensions au début des années 1990, ses inspecteurs allèguent que la direction de la Commission manque de volonté politique pour faire appliquer les lois linguistiques avec rigueur.
Les dispositions relatives à la CPLF dans la Charte de la langue française sont complètement abrogées en 1993. La Commission est dissoute et ses employés mis en disponibilité lorsque le projet de loi 86 entre en vigueur en . Ce projet de loi suscite l'opposition du Parti québécois (son leader Jacques Parizeau promet de l'abroger dès son arrivée au pouvoir) mais le soutien du Conseil du patronat.
Deuxième incarnation (1997-2002) La ministre responsable de la Charte de la langue française Louise Beaudoin dépose le le projet de loi 40 qui réforme la Charte de la langue française et prévoit notamment la recréation de la CPLF. Cette réactivation suscite la critique de députés libéraux et de la présidente de l'Office de la langue française (OLF) Nicole René. Le projet de loi 40 est adopté par l'Assemblée nationale le .
La nouvelle CPLF est composée de 3 commissaires, nommés par le gouvernement, et est dotée du pouvoir de mener des inspections et des enquêtes. La Commission est officiellement recréée le et récupère les employés du service de traitement des plaintes de l'OLF.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Office québécois de la langue française, organisme successeur de la CPLF. Voir la page d'homonymie du sigle CPLF.
Bibliographie
Catégorie:Ancien organisme du gouvernement du Québec Catégorie:Politique linguistique du Québec Catégorie:Association ou organisme lié à la francophonie au Canada Catégorie:Autorité linguistique normative